Dernières nouveautés

Avril 2018 : IN EXTREMIS

Un dernier mot sur 2016 avec la Maison Taylor's à Porto.

Celle-ci vient (lundi 23 avril) de célébrer à sa manière la grandeur de 2016 en Vallée du Douro en annonçant ce millésime "Vintage", événement qui ne s'était plus produit depuis 2011 :

Porto : TAYLOR'S

Nous sommes ravis de pouvoir vous proposer ce Vintage pour la première fois en primeur (disponible en caisses de 3 ou 6 bouteilles).

Par contre, nous regrettons que la faiblesse des rendements les ait conduits à ne pas produire en 2016 la rare cuvée Quinta de Vargellas, le produit des vieilles vignes ayant été inclus dans le Vintage. 

 

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Avril 2018 : ÉPILOGUE

Avant de parler du nouveau millésime 2017 (coup d'envoi mardi 1er mai, première newsletter hebdomadaire samedi 5 mai), nous revenons sur le millésime 2016 pour la dernière fois en primeur. Ces offres seront définitivement closes le 31 juillet prochain, pour vous permettre pendant les 3 mois à venir de comparer les qualités et prix respectifs de ces deux millésimes 2016 et 2017 et d'effectuer vos choix en conséquence.

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À Bordeaux, les formidables promesses entrevues l'an dernier font mieux que se confirmer après un an d'élevage en barriques. Magie d'un millésime né sous une météo hors norme : 3 mois consécutifs de pluies soutenues au printemps, suivis sans transition début juillet par 4 mois d'un temps idéalement chaud et sec avec juste ce qu'il faut d'averses à point nommé. Un scénario météorologique totalement improbable, sans équivalent au XXe siècle.

De l'avis unanime des producteurs, du nord au sud de la Gironde, sur tous les terroirs et pour tous les cépages, les 2016 ont du génie, offrant une maturité, une pureté et une profondeur de fruit inouïes, associées à des structures tanniques surfines et des degrés alcooliques modérés (le plus souvent 13°/13,5°). Qui plus est, les Bordeaux 2016 seront aussi bien appréciables à court terme (d'ici 5 à 8 ans) qu'à longue échéance (20 ans et plus).

Pour nous, 2016 est le plus grand millésime bordelais de l'ère œnologique moderne commencée en 1982. De plus, grâce aux moyens techniques et humains aujourd'hui mis en œuvre, les producteurs ont pu en tirer le meilleur parti. Si vous n'avez pas encore réservé de vins de 2016, nous n'avons qu'un seul conseil : ne passez pas à côté de ce millésime que, statistiquement, nous ne sommes pas prêts de revoir.

Huit nouveautés bordelaises depuis l'automne dernier :

• Bordeaux blancs secs : LE CLÉMENTIN blanc

• Graves / Pessac-Léognan : LE CLÉMENTIN rouge

• Margaux : BARON DE BRANE, DU TERTRE

Pauillac : une nouvelle cuvée de Xavier COPEL

• Saint-Estèphe : LILIAN LADOUYS, PAGODES DE COS

• Saint-Émilion : ANGÉLUS

Logique : Jacques Dupont, le critique-dégustateur du Point, a classé en septembre dernier 2016 comme "année remarquable" pour les Bordeaux rouges de rive droite comme de rive gauche, soit un cran au-dessus de 2015 et à égalité avec 2010.

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En Bourgogne, après un printemps humide (pression des maladies) et chaotique (grêle en sud Mâconnais, gel fin avril à Chablis et partiellement en Côte d'Or), les deux magnifiques mois d'août et septembre, aussi chauds et secs qu'en bordelais, ont sauvé le millésime pour donner des vins rouges alliant maturité, richesse et précision.

Les meilleurs rouges 2016 rivaliseront avec les 2015, moins solaires et moins concentrés, mais plus charnus, plus frais et soyeux, au fruité plus croquant, dans un style somme toute plus bourguignon.

Trois domaines de Côte de Nuits viennent de proposer leurs 2016 :

• le Domaine Arlaud, avec seulement trois vins cette année suite aux gelées : un village (Gevrey), un 1er cru (Morey Aux Chéseaux) et un grand cru (Charmes-Chambertin). Par sa conduite attentive en biodynamie, Cyprien Arlaud a su parfaitement négocier le millésime 2016, offrant des vins équilibrés, concentrés par les micro-rendements mais de structure plutôt aimable et délicate (le Morey étant le plus ferme des trois).

• le Clos des Lambrays, l'un des plus beaux grands crus de la Côte de Nuits, propriété L.V.M.H., et pourtant toujours aussi raisonnable comparé à ses pairs en 2016 : 169,00 € HT la bouteille.

• le Château de La Tour, avec ses deux Clos Vougeot emblématiques : la cuvée classique et la cuvée Vieilles Vignes (de 70 à 106 ans !). Une fois de plus, ce domaine nous a émerveillés avec de grands Bourgognes traditionnels (vinification en grappes entières), donc promis à une belle et longue garde, adoucis par la tendresse tannique du millésime 2016.

 

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Semaine du 26 au 30 juin : DERNIÈRES BRÈVES

Bon sang ne saurait mentir : Denis Dubourdieu est décédé en juillet dernier mais ses deux fils, Jean-Jacques et Fabrice, ont depuis brillamment repris le flambeau des 135 ha des domaines familiaux. Clos Floridène blanc et rouge, Reynon rouge, Doisy-Daëne sec et liquoreux sont, chacun dans sa catégorie, des choix prioritaires.

Aubaine : en rive gauche, l'appellation Pessac-Léognan est actuellement le coin des meilleures affaires. Excepté Haut-Brion dont le prix est calé sur celui de ses pairs, les autres crus classés y sont nettement moins valorisés qu'en Médoc :
- un "super-second" (Haut-Bailly, Pape-Clément, Smith-Haut-Lafitte) ne dépasse pas 100 € HT/bout. quand Palmer, Ducru-Beaucaillou ou Léoville-Las Cases dépassent 150 € HT/bout.,
- un beau "5ème cru" (Latour-Martillac, Carbonnieux) reste moins cher que Sociando-Mallet ou Haut-Marbuzet non classés.

Dauphin : en 2016, Clarence Haut-Brion a à nouveau notre préférence parmi tous les seconds vins de crus classés. La réussite générale des Pessac-Léognan en 2016 participe à ce succès, mais aussi la volonté affirmée des domaines Dillon de s'imposer au firmament des Bordeaux en grand comme en second vin. Ils ont d'ailleurs décidé en 2008 de donner à Clarence la même bouteille que Haut-Brion pour mieux afficher l'affiliation. Sur les 10 derniers millésimes (2007-2016), Clarence Haut-Brion l'emporte à la moyenne de nos notes, devant les Forts, Pavillon Rouge, Petit Mouton, Carruades, Petit Cheval...

Apothéose : en 50 ans (depuis 1969), M. Gautreau a transformé un obscur vignoble de 5 ha juste au nord de Saint-Estèphe en un des crus les plus connus du Médoc, Sociando-Mallet. Il doit son succès tant à ses performances en grands millésimes (1990 et 1996 avaient battu la fine fleur du Médoc lors de dégustations du Grand Jury Européen) qu'à sa régularité les petites années (cf. 1997, 2002 ou 2013). Âgé aujourd'hui de 91 ans, M. Gautreau vient de signer en 2016 un de ses plus grands vins, peut-être même le plus grand (?) comme l'a écrit M. Quarin. 

Première ligue : de toutes nos dégustations depuis janvier dernier, c'est Lafite-Rothschild qui, pour nous, ravit la plus haute marche du podium en 2016 (et pour la première fois depuis 1996). Outre la longueur et la puissance, sa formidable fraîcheur aromatique lui donne l'avantage sur les autres premiers crus.

Universel : en 2016, toutes les appellations girondines ont été à la fête. Une preuve de l'universalité du millésime, le numéro de mai de la Revue du Vin de France qui titre en couverture "l'année du Médoc" et qui gratifie en pages intérieures un seul vin rouge de la note parfaite 20/20 : Vieux-Château-Certan à Pomerol.

Dernière séance : première propriété du bordelais acquise en 1931 par la famille Moueix arrivée de Corrèze, le château Fonroque vient d'être vendu à des investisseurs nantais. 2016 est le dernier millésime d'Alain Moueix qui, depuis 2001, a mené en biodynamie ce cru classé et toujours eu une politique tarifaire respectueuse de ses clients. Nous l'en remercions vivement et espérons surtout que Fonroque continuera dans le même esprit.

Constellation : très nombreux sont les Saint-Émilion qui ont obtenu les meilleures notes du millésime chez les différents critiques français et étrangers, et la confrontation 2015/2016 s'annonce passionnante dans les prochaines décennies. Parmi tous, Valandraud continue sa progression et obtient en 2016 sa plus belle note jamais donnée par Wine Advocate : 95-97/100. Et ce très beau commentaire de Galloni : «Quite simply, this is a stellar Valandraud. » Encore quelques millésimes et le 100/100 est en vue !

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Semaine du 19 au 23 juin : PREMIER BILAN PRIX

Les mises en vente de 2016 étant terminées, nous pouvons maintenant comparer ce millésime avec les précédents grands millésimes 2015 et 2010 :

2016 par rapport à 2015

Les 10 plus fortes hausses : + 52% Pontet-Canet, + 45% Figeac, + 31% Gazin et La Conseillante, + 29% Issan, Léoville-Las Cases et Petit Mouton, + 28% Carruades de Lafite, Smith-Haut-Lafitte et Vieux-Certan.

Sans augmentation : Haut-Bergeron, Coutet, Clos Haut-Peyraguey, Lafaurie-Peyraguey, Clos Manou, Montrose, Pagodes de Cos, Cos d'Estournel, La Mauriane, Haut-Carles, Domaine de l'A, La Violette, Dragon de Quintus, Quintus, Rocheyron

Et même avec une légère baisse : -4% Carmes de Rieussec, Rieussec et Climens, -3% Cheval Blanc

Tous crus confondus, le prix des Bordeaux rouges 2016 est 12,4% au-dessus de celui des 2015, augmentation de prix en rapport avec l'appréciation supérieure et unanime des critiques (cf. tableau Wine Advocate que nous vous avions transmis fin mai).

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2016 par rapport à 2010

La comparaison avec le très grand et cher millésime 2010 montre des disparités bien plus marquées.

Les 10 plus fortes hausses : + 59% Pédesclaux (transfiguré depuis son rachat en 2013 par M. Lorenzetti), + 52% La Chenade, + 49% Carillon d'Angélus, + 43% La Gurgue, + 37% Lalande-Borie et La Dominique, + 36% Latour-Martillac, + 34% Carbonnieux, +33% Gazin, +32% Angélus.

Les 10 plus fortes baisses : - 47% Ausone, - 44% Lafite-Rothschild, - 43% La Mission Haut-Brion, - 41% Cheval Blanc, - 40% Coutet et Cos d'Estournel, -38% Haut-Brion et Margaux, -36% Duhart-Milon, -32% Mouton-Rothschild.

Ces deux listes font nettement apparaître une évolution contraire des prix selon la hiérarchie :

- pour les plus grands crus : en considérant que 2010 et 2016 sont deux millésimes d'exception d'égales valeur et notoriété, le prix des plus grands crus rouges a été divisé par presque deux en 6 ans, contrecoup de la baisse d'intérêt du marché chinois pour le système des ventes en primeur (et non pour les grands Bordeaux rouges pour lesquels leur appétit est toujours soutenu). Le prix des 2016 rejoindra à terme celui des 2010, plus ou moins vite selon la fréquence des prochains grands millésimes bordelais.

- pour les autres crus : l'augmentation des prix en 6 ans est nette et supérieure à l'inflation, conséquence d'efforts qualitatifs indéniables, d'années déficitaires en volumes (2012, 2013, 2014) et d'une demande mondiale croissante pour les vins de Bordeaux jugés peu chers en regard de ceux d'autres vignobles (Californie, Bourgogne...).

 

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Nouveautés de la semaine du 12 au 16 juin : DERNIÈRE SALVE

Juste avant Vinexpo qui commence demain dimanche à Bordeaux, les derniers 12 crus de cette semaine sont venus clôturer la campagne primeur 2016 :

 Saint-Julien : LÉOVILLE LAS CASES
• Pauillac : LAFITE-ROTHSCHILD
• Pomerol : LA PETITE ÉGLISE, LA CONSEILLANTE, VIEUX CHÂTEAU CERTAN, L'ÉGLISE-CLINET, LE PIN
• Saint-Émilion : VIRGINIE DE VALANDRAUD, VALANDRAUD, CHAPELLE D'AUSONE, FIGEAC, AUSONE

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Cette campagne en primeur aura finalement été assez rapide puisque, dès la mi-juin, c'est la liste la plus complète (213 vins dont 181 Bordeaux) que nous ayons à vous présenter dans le millésime 2016. Plus aucune nouveauté n'est attendue d'ici l'automne prochain.

Vous pouvez maintenant effectuer vos choix à votre meilleure convenance et, compte tenu de l'engouement suscité par le millésime 2016 et des volumes restreints mis en marché par les châteaux, nous ne saurions trop vous recommander de nous transmettre vos réservations sans tarder. Si vous avez quelques interrogations sur les modalités de votre réservation ou sur la qualité des vins, n'hésitez pas à nous en faire part.

Plusieurs crus sont déjà ou seront signalés épuisés mais peuvent réapparaître quelques jours après, toujours au même prix, au gré de nos réapprovisionnements. Par exemple, FIGEAC, LÉOVILLE-LAS CASES et PETIT-VERDOT by BELLEVUE sont redevenus disponibles.

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Nouveautés de la semaine du 5 au 9 juin : AU (quasi) COMPLET

À quelques crus près (Léoville-Las Cases et Lafite pour la rive gauche, Ausone, Figeac, Valandraud, Le Pin, Vieux-Certan, L'Église-Clinet et La Conseillante pour la rive droite), notre offre Bordeaux 2016 est maintenant complète avec les sorties de cette semaine :

• Bordeaux blancs secs : SMITH HAUT LAFITTE blanc
• Graves / Pessac-Léognan : LA PARDE DE HAUT-BAILLY, SMITH HAUT LAFITTE, HAUT-BAILLY
• Margaux : DURFORT-VIVENS, BRANE-CANTENAC, D'ISSAN, RAUZAN-SÉGLA, PAVILLON ROUGE, MARGAUX
• Saint-Julien : LÉOVILLE BARTON, LÉOVILLE POYFERRÉ, DUCRU BEAUCAILLOU
• Pauillac : PONTET-CANET, PICHON LONGUEVILLE BARON, PICHON COMTESSE DE LALANDE
 Saint-Estèphe : HAUT-MARBUZET
• Pomerol : FEYTIT-CLINET, CLINET, L'ÉVANGILE, LA VIOLETTE
• Saint-Émilion : FONROQUE, ROCHEYRON, CANON LA GAFFELIÈRE, CLOS FOURTET, BEAUSÉJOUR-DUFFAU, LA MONDOTTE

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Pour vous aider dans vos choix et vous donner l'information la plus objective, en cliquant sur le nom du cru qui vous intéresse, vous lirez les notes et commentaires des 7 dégustateurs dont nous apprécions et rejoignons le plus souvent les avis :

- Michel Bettane (bettanedesseauve.com)
- Jean-Marc Quarin (quarin.com)
- Jacques Dupont (Le Point)
- Bernard Burtschy (bernardburtschy.com)
- La Revue du Vin de France
- Neal Martin (The Wine Advocate)
- Antonio Galloni (vinous.com)

De plus, nous avons ouvert 6 onglets classant les crus selon différents critères :

• nouveaux crus : les crus qui n'étaient pas dans nos sélections les années passées et que nous sommes ravis de vous proposer pour la première fois (ou de saluer le retour dans nos listes).
• les pépites : les vins d'auteur, toujours élaborés en petites quantités dans des vignobles tenus comme des jardins.
• pour la garde : si vous cherchez des vins pouvant durer 20 ans et plus. Bien sûr, cette rubrique est étoffée en 2016.
• les vins bio : ceux qui seront bio, sous réserve de certification après la mise en bouteille.
• qualité/prix : les vins meilleurs que leurs voisins au même prix ou moins chers que leurs voisins de qualité comparable.
• top du top : le haut du classement pour les 7 critiques que nous suivons. Avec les plus grands crus bordelais, mais aussi des challengers qui créent la surprise (Domaine de Chevalier, Brane-Cantenac, Lynch-Bages, Pavie-Macquin...).

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Nouveautés de la semaine du 29 mai au 2 juin : LIGNE D'ARRIVÉE EN VUE

Comme attendu, cette semaine a été prolifique, avec de nombreux 2016 de bas en haut de la hiérarchie bordelaise :

• Bordeaux blancs secs : ARUMS DE LAGRANGE, MALARTIC-LAGRAVIÈRE, AILE D'ARGENT, DOMAINE DE CHEVALIER
• Bordeaux rouges / Libournais : LOUISON ET LÉOPOLDINE (nouveau), CLOS PUY ARNAUD, CLOS LOUIE (nouveau)
• Graves / Pessac-Léognan : MALARTIC-LAGRAVIÈRE, DOMAINE DE CHEVALIER, CHAPELLE DE LA MISSION HAUT-BRION, LE CLARENCE DE HAUT-BRION, LA MISSION HAUT-BRION, HAUT-BRION
• Margaux : CANTENAC-BROWN, MALESCOT SAINT-EXUPÉRY, GISCOURS
• Saint-Julien : SARGET DE GRUAUD LAROSE, LES FIEFS DE LAGRANGE, LAGRANGE, GRUAUD LAROSE
• Pauillac : LACOSTE-BORIE (nouveau), RÉSERVE DE LA COMTESSE, PÉDESCLAUX, GRAND-PUY-LACOSTE, PETIT MOUTON, MOUTON-ROTHSCHILD
 Saint-Estèphe : MARQUIS DE CALON
• Pomerol : FUGUE DE NÉNIN, ROUGET, NÉNIN
• Saint-Émilion : LA DOMINIQUE, LARCIS-DUCASSE, PAVIE-MACQUIN, TROPLONG-MONDOT, CHEVAL BLANC

Nous en sommes maintenant à décompter ceux qui manquent à l'appel, quelques-uns (et non des moindres) sur chaque appellation. Ils devraient certainement être là la semaine prochaine.

CALON-SÉGUR absent de nos listes car, suscitant un vif engouement, ce cru mis en vente cette semaine mais en quantité réduite nous contraint à le limiter aux seuls acheteurs du millésime précédent (2015). Nous regrettons cette pénurie, bien réelle, qui va encore durer quelques années car son vignoble est en pleine restructuration (arrachages, replantations) après le rachat par Crédit Mutuel en 2012. Prochaines récoltes pleines à Calon-Ségur : à partir de 2024.

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Une preuve supplémentaire de la valeur du millésime 2016 : les terroirs moins favorables, les parcelles moins bien exposées, les plus humides ou plus fraîches, celles qui en temps normal peinent à être mûres à temps, ont brillamment réussi en cette année de chaleur et de sécheresse.

Avec pour conséquence des seconds vins, crus bourgeois ou appellations satellites donnant de très grands vins, d'une qualité et d'une profondeur inhabituelles voire insoupçonnées. Le critique Jean-Marc Quarin a ainsi qualifié de « meilleur jamais fait » 205 vins sur 604 dégustés, pas moins d'un sur trois !

Nombre de vignerons qualitatifs nous ont donné l'occasion cette année de faire de belles et excitantes découvertes ou de confirmer leurs progrès. Nous profitons donc de 2016 pour sortir des sentiers battus, élargir nos sélections en primeur et vous permettre d'avoir en cave de nouvelles étiquettes, comme par exemple cette semaine :

Clos LOUIE. Débutée en 2003, l'aventure de ce cru est un cas d'école : un vignoble de poupée (2,3 ha) sur un beau terroir argilo-calcaire de Castillon, culture attentive en biodynamie, double tri manuel pendant les vendanges, vinifications peu interventionnistes, élevage doux en demi-muids de 500 litres. Provenant de très très vieilles vignes (150 ans) avec une majorité de merlot et malbec, Clos Louie 2016 est à la fois délicat, long, profond et épicé. Un vin d'artiste réalisé par un couple passionné.

LOUISON et LÉOPOLDINE. L'autre vin de Clos Louie, issu des plus jeunes vignes (50 ans tout de même), qui fait la part belle au cabernet-franc pour un fruité net et éclatant, promettant un plaisir gourmand à échéance rapide. La fraîcheur aromatique de leur 2016 est remarquable.

LACOSTE-BORIE. Plus encore que dans les grands vins issus de tris drastiques, c'est dans les seconds vins que l'on peut au mieux se rendre compte de la véritable qualité d'un millésime. Par exemple avec ce second vin du Château Grand Puy-Lacoste, retenu pour la première fois en primeur : fruité, raffiné, avec un toucher de bouche caressant, tendre et soyeux. Une magnifique bouteille d'ici 4 à 6 ans, et un prix sans concurrence à Pauillac.

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Nouveautés de la semaine du 22 au 26 mai : ASCENSION

Avant la semaine prochaine où les plus grands crus classés sont annoncés, cette courte semaine de 3 jours a connu malgré tout une bonne activité avec l'apparition de grands noms bordelais et nous rapproche du sommet :

• Bordeaux blancs secs : CARBONNIEUX blanc, LATOUR MARTILLAC blanc, BLANC DE LYNCH-BAGES
• Bordeaux rouges / Libournais : HAUT-CARLES
• Graves / Pessac-Léognan : LATOUR MARTILLAC, CARBONNIEUX
• Médoc / Moulis / Listrac : BRANAS GRAND POUJEAUX (nouveau), SOCIANDO MALLET
• Margaux : FERRIÈRE
• Saint-Julien : LA CROIX DUCRU-BEAUCAILLOU, LANGOA-BARTON, BEYCHEVELLE
• Pauillac : LYNCH-BAGES
• Pomerol : PETIT VILLAGE, GAZIN
• Saint-Émilion : DRAGON DE QUINTUS, CLOS DE L'ORATOIRE, CARILLON D'ANGÉLUS, QUINTUS, ANGÉLUS

• Espagne : P.S.I., FLOR DE PINGUS, PINGUS

Château BRANAS GRAND POUJEAUX. Entrée dans nos sélections en primeur de ce beau cru bourgeois, conseillé par M. de Boüard depuis 2012. Beau 2016, riche et ample tout en restant très velouté, un Moulis plus Saint-Julien que Margaux. Concurrent direct de ses voisins Chasse-Spleen et Poujeaux.

Château LAFITE-ROTHSCHILD. Ce château a mis en vente cette semaine une partie de son 2016. Nous attendons de connaître la totalité de la mise en marché, en quantité et en prix, avant de vous le proposer (a priori la semaine prochaine avec les autres 1ers grands crus).

Dominio de PINGUS. La Ribera del Duero a souvent un climat comparable à celui de Bordeaux. Cela vient d'être le cas avec une forte gelée le 28 avril dernier qui a épargné les vignes de Pingus (10% de dégâts) mais pas celles de Flor et P.S.I. (50% de dégâts).
Ce fut le cas en 2016 où, comme à Bordeaux, la Ribera connut un printemps très humide suivi d'un été très sec, et à l'arrivée des vins surprenants, aériens, frais et équilibrés. À noter pour P.S.I. davantage de grenache (12%), une vinification dans la nouvelle cuverie plus performante et un élevage en grands contenants, foudres en bois de 50 hl et 100 hl (seulement 20% élevé en barriques).

Classements. En cliquant sur le nom d'un cru, vous trouverez sur le site les notes et commentaires (en partie) des 7 dégustateurs que nous apprécions et que nous complétons au fil des parutions. De plus, voici le tableau situant 2016 dans le concert des récents grands millésimes bordelais, établi d'après les notes diffusées en primeur par la revue Wine Advocate (Robert Parker jusqu'en 2013, Neal Martin depuis) :

Millésime200020052009201020152016
Nombre de crus
atteignant 100/100
59211058
Nombre de crus
dépassant 95/100
211643403243

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Nouveautés de la semaine du 15 au 19 mai : BON PRIX OU BONNE QUANTITÉ, LE DILEMME 2016

Nous n'en sommes qu'à mi-campagne et, à ce jour, l'augmentation des prix que tous les acheteurs, professionnels ou amateurs, craignaient reste contenue (+8% en moyenne), plusieurs grands crus montrant l'exemple en reconduisant purement et simplement les prix de l'an dernier (Cos d'Estournel, Montrose, Domaine de l'A, tous les Sauternes...). Le niveau des prix des 2016 retrouve le plus souvent celui des 2009, parfois des 2005 (Branaire, La Tour Carnet, d'Aiguilhe), voire nettement moins (Pape-Clément). En tout cas, loin du niveau qu'avaient atteint les 2010 et alors que 2016 sera un millésime qui fera date à Bordeaux, tout autant que 2010.

L'envers de la médaille est qu'en contrepartie de prix sages, les Châteaux proposent aujourd'hui en primeur de faibles volumes, représentant les deux tiers voire seulement la moitié de ce qu'ils ont produit en 2016. Les raisons de cette rétention sont multiples : perspective de ventes plus profitables après la mise en bouteille, gestion des stocks suite aux gelées amputant la récolte 2017, attente de dispositions fiscales plus favorables, etc. 

Avec l'engouement dû au millésime, ces quantités réduites génèrent une disparition rapide des crus les plus recherchés dans les stocks des négociants et nous vous présentons par avance nos excuses si nous ne pouvons satisfaire vos demandes (par exemple Château Montrose que nous sommes contraints de limiter aux seuls acheteurs de ce cru l'an dernier). Fort heureusement, la réussite des 2016 est (quasi) universelle et le vignoble bordelais suffisamment vaste pour trouver des alternatives pertinentes, sur toutes les appellations et à tous niveaux de prix.

Voici les crus mis en vente cette semaine, en grimpant petit à petit dans la hiérarchie :

• Bordeaux blancs secs : CAILLOU BLANC de TALBOT (nouveau), LARRIVET HAUT-BRION blanc, PAPE CLÉMENT blanc
• Bordeaux rouges / Libournais : PEYROU, ALCÉE (nouveau), LA VIEILLE CURE, D'AIGUILHE
• Graves / Pessac-Léognan : LARRIVET HAUT-BRION, PAPE CLÉMENT
• Médoc / Moulis / Listrac : CHASSE-SPLEEN, POUJEAUX
 Margaux :DU TERTRE
 Saint-Julien : CONNÉTABLE DE TALBOT, LALANDE-BORIE, GLORIA, CLOS DU MARQUIS, TALBOT, SAINT-PIERRE
 Pauillac : FONBADET, PAUILLAC (nouveau), DUHART-MILON, CARRUADES DE LAFITE
 Saint-Estèphe : MONTROSE
 Pomerol : BELLEGRAVE
• Saint-Émilion : PETIT GRAVET AINÉ, BERLIQUET, CLOS SAINT JULIEN, LA GAFFELIÈRE

CAILLOU BLANC de TALBOT. Il y a longtemps que nous voulions vous proposer en primeur le vin blanc du Château Talbot. Basé sur le sauvignon (relevé d'une pointe de sémillon), il est présenté depuis 50 ans comme l'archétype du blanc sec du Médoc : robe pâle, entre fraîcheur délicate et distinction aromatique (agrumes, orange amère, chèvrefeuille), jamais trop ample ou démonstratif. Et surtout raisonnablement positionné en prix.

Château PAUILLAC. Micro-cuvée luxueuse et ambitieuse provenant d'une parcelle de 1,5 ha au centre du Château Fonbadet. 80% cabernet sauvignon et 20% merlot, travaillés 'alla grande' : rendements minima (18hl/ha en 2016, seulement 300 caisses), tables de tri manuel, vinifications intégrales en barrique sous la conduite de M. Rolland. Vin généreux, dense et puissant, bâti pour une longue garde.

Château ALCÉE. Propriété de 6 ha en Côtes de Castillon acquise en 2011 par l'œnologue M. Thienpont (Puyguéraud, Pavie-Macquin, Larcis-Ducasse, Berliquet, etc.). Après 5 ans de restructuration, M. Thienpont est enfin fier de son vin et le propose pour la première fois en 2016. Même si le merlot y est dominant (92%), Alcée se démarque de ses voisins par l'accent mis sur la finesse, la minéralité et la distinction. Un vin en longueur et non en largeur !

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Nouveautés de la semaine du 9 au 12 mai : LE CALME AVANT LA TEMPÊTE ?

À nouveau une semaine plutôt calme, moins d'une vingtaine de nouveautés bordelaises et seulement deux crus classés en rouge. Nous parions que la semaine prochaine, une vraie semaine de 5 jours, sera beaucoup plus active.

Si la plupart des rouges restent attendus, les Sauternes 2016 en revanche sont maintenant au complet avec la mise en ligne de Rieussec :
• Sauternes / Barsac : CARMES DE RIEUSSEC, RIEUSSEC
• Bordeaux rouges / Libournais : LA CHENADE, LES TROIS CROIX, MONTLANDRIE, DOMAINE DE L'A, LES CRUZELLES
• Médoc / Moulis / Listrac : PETIT VERDOT by BELLE-VUE (nouveau)
Margaux : LA TOUR DE MONS, DEYREM VALENTIN, LA GURGUE, SIRAN
 Saint-Julien : BRANAIRE-DUCRU
• Pauillac : CLERC MILON
Saint-Estèphe : ORMES DE PEZ
 Saint-Émilion : CÔTE DE BALEAU

Heureuse initiative du Château Belle-Vue (Haut-Médoc), qui a élaboré pour 2016 une cuvée unique, 100% petit verdot, avec ses plus vieilles vignes (77 ans) de ce formidable cépage tardif et fruité. Les critiques ont été bluffés, à commencer par M. Galloni « One of the most distinctive wines of the year, Belle-Vue's Petit Verdot is not to be missed ».

Pendant que Bordeaux nous fait patienter, trois vinificateurs ont animé cette semaine en nous proposant leurs 2016 :

TARDIEU-LAURENT. Même liste de cuvées et mêmes prix (!) que l'an dernier, avec comme toujours la dichotomie entre le nord et le sud du Rhône :
• Rhône septentrional : vraiment beau millésime pour la syrah, avec des vins équilibrés et plutôt tendres, qu'il serait dommage de négliger après les superbes 2015,
• Rhône méridional : réussite hors norme des grenaches et mourvèdres (Bandol), donnant des vins frais, soyeux, faciles à apprécier jeunes et pour autant profonds, denses et structurés pour la garde. Un millésime sans équivalent dans la région depuis au moins 30 ans (1978 ?), et aussi magique qu'à Bordeaux. Michel Tardieu n'a pas manqué de produire ses deux grandes cuvées de Châteauneuf du Pape : la cuvée Spéciale (100% grenache) et la cuvée Vieilles Vignes.
• Vins blancs : là aussi des vins remarquablement frais et tendus, avec des acidités marquées, plus nordistes que sudistes et sûrement de belle garde.

Xavier COPEL. Après avoir participé à l'aventure "Primo Palatum" de 1996 à 2007, l'œnologue Xavier Copel revient sous sa propre marque à la faveur du millésime 2016, avec une gamme élargie aux vins de Bordeaux et d'Espagne, et toujours la même ambition qualitative. Pour son premier millésime, 7 appellations sont présentées :
Sauternes, Haut-Médoc, Pomerol, Saint-Émilion, Cahors, Rioja, Ribera del Duero.

Domaine Jean CHARTRON. Malgré une demi-récolte suite à trois journées de gel sévère les 27-29 avril 2016, Jean-Michel Chartron a tenu à offrir une partie de ses vins en primeur. Avec une augmentation des prix (+17%) des plus sages compte tenu des circonstances :
Saint-Aubin, Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet, Corton-Charlemagne.

 

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Nouveautés de la semaine du 2 au 5 mai : DEUXIÈME TOUR

Pour cette deuxième semaine, les mises en marché ont été ralenties par les gelées de la semaine précédente (les viticulteurs touchés ont préféré attendre d'en connaître l'ampleur, cf. ci-après). Tout de même une dizaine de nouveautés, dont deux crus classés de Margaux et Pauillac :
 Sauternes / Barsac : HAUT-BERGERON, LAFAURIE-PEYRAGUEY, SUDUIRAUT
• Bordeaux rouges / Libournais : PUYGUÉRAUD
• Médoc / Moulis / Listrac : FONRÉAUD (nouveau), BELLE-VUE, POTENSAC, LA TOUR CARNET
Margaux : PRIEURÉ-LICHINE
• Pauillac : D'ARMAILHAC
Saint-Estèphe : TOUR DES TERMES (nouveau)
 Saint-Émilion : FOMBRAUGE, MOULIN SAINT-GEORGES

Gelées des 27-28 avril. Avec des températures minimales de -2°C à -4°C par endroit et une vigne en avance de 3 semaines, cet épisode de gelées matinales a diversement touché la Gironde :
• en bordure de l'estuaire, le Médoc a été très peu impacté. Plus à l'intérieur des terres, les appellations Moulis et Listrac ont par contre été sévèrement gelées.
• l'agglomération bordelaise a protégé les Pessac-Léognan, sauf ceux en bordure de forêt au sud de Léognan (Chevalier, Fieuzal...).
• les Graves et le Sauternais ont été concernés, avec des dégâts de 10% à 80%, jusqu'à 100% à Climens.
• sur Saint-Émilion et Pomerol, les conséquences sont très variables, 20% à 100% selon l'exposition et les moyens mis en œuvre (bougies, hélicoptère...).
• ailleurs, Entre-Deux-Mers, Côtes de Bourg, Fronsac, Côtes de Castillon, Satellites de Saint-Émilion, etc., beaucoup se demandent s'ils produiront 2017.
En conclusion, les grands crus sur de grands terroirs a priori moins gélifs ont été globalement épargnés. Certains se rappellent même que les très grands millésimes 1945 ou 1961 sont issus de gelées printanières.
Dans les appellations moins prestigieuses, avec des propriétés plus ou moins au seuil de rentabilité, c'est économiquement catastrophique.

De haut en bas de l'échelle. Mis à part les grands crus, les seconds vins et les crus non classés ont été à l'honneur en 2016, où même les parcelles habituellement plus fraîches, plus tardives, plus humides ont brillamment réussi. Cette campagne primeur sera pour nous l'occasion d'élargir nos sélections avec l'entrée de nouvelles étiquettes, comme cette semaine :
• Château FONRÉAUD. Nous avions noté la progression dans les derniers millésimes du vin rouge du Château Fonréaud, surtout connu jusque-là pour sa pépite, le vin blanc sec "Le Cygne". Nous vous le proposons pour la première fois en 2016, pour nous le meilleur cru bourgeois de Listrac et salué comme tel par les critiques (91-93/100 pour le Wine Advocate « this 2016 could be the best yet »).
• Château TOUR DES TERMES. Cru bourgeois historique de Saint-Estèphe (dans la même famille depuis... 1678 !), dont la particularité est un encépagement à dominante merlot (60%). Un véritable succès en 2016, avec l'arrivée d'Hubert de Boüard comme consultant. Noté 90/100 « Le meilleur jamais fait ! » pour le dégustateur Jean-Marc Quarin.

Et pour vous, cette campagne primeur sera l'opportunité d'excellentes affaires. Votez Bordeaux 2016 !

 

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Nouveautés de la semaine du 24 au 28 avril : COUP D'ENVOI

Avec une climatologie improbable, Bordeaux a vu en 2016 la genèse d'un millésime extraordinaire et qui fera date, d'autant plus miraculeux qu'inespéré.

Nous y reviendrons avec la mise en ligne la semaine prochaine de notre première lettre d'information. En attendant, les notes et critiques commencent à paraître (La Revue du Vin de France est en kiosque depuis lundi) et, comme attendu, elles sont sensationnelles.

La campagne "Primeurs 2016" a débuté en cette fin avril avec déjà une bonne vingtaine de crus (dont un grand du Médoc) :
 Bordeaux blancs secs : DOISY-DAËNE sec, CLOS FLORIDÈNE
 Sauternes / Barsac : CLOS HAUT-PEYRAGUEY, DOISY-DAËNE, COUTET, GUIRAUD (nouveau), CLIMENS
• Bordeaux rouges / Libournais : FRANCS "Les Cerisiers", REYNON, DAME DE BOÜARD (nouveau), LES JONQUEYRES, LA MAURIANE, DALEM, CLOS DE BOÜARD (nouveau), FLEUR DE BOÜARD
• Graves rouges : CLOS FLORIDÈNE
• Médoc / Moulis : LOUSTEAUNEUF, PETIT MANOU, DU RETOUT, D'ESCURAC (nouveau), MAUVESIN BARTON, CHARMAIL, CLOS MANOU
Margaux : MILLE ROSES
Saint-Estèphe : PAGODES DE COS, COS D'ESTOURNEL

Château GUIRAUD a créé l'événement en étant le premier des crus classés à mettre son 2016 en vente fin mars, avant même les dégustations par les critiques, exactement au même prix que son 2015 l'an dernier. Exemple suivi depuis par COUTET, CLIMENS mais aussi COS D'ESTOURNEL, en espérant que ces premières sorties montrent la voie aux autres crus, blancs comme rouges, et que les gelées de jeudi dernier ne réveilleront pas les tentations inflationnistes de certains.

Après LA FLEUR DE BOÜARD en Lalande de Pomerol, Hubert de Boüard et sa fille Coralie ajoutent à leur carte une nouvelle propriété en Montagne-Saint-Émilion, baptisée Château CLOS DE BOÜARD. Leur premier millésime 2016 est déjà une réussite, rond, gourmand et sensuel (85% merlot). Rapport qualité/prix attractif, d'autant plus pour le second vin, DAME DE BOÜARD.