Dernières nouveautés

1er Juillet 2018 : DERNIERS AVIS

Nous finissons notre tour d'horizon des choix prioritaires des critiques avec les avis de M. Jean-Marc Quarin (dégustateur indépendant, voir quarin.com) et M. Bernard Burtschy (ex-rédacteur en chef de la Revue du Vin de France avec M. Bettane, puis au Figaro).

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Les 4 crus classés qui, de 55€ à 63 € la bouteille, sont cités parmi les plus grands 2017 pour M. Quarin.

Notés 95/100, comme Figeac, Haut-Brion, La Mission Haut-Brion, Le Pin, Trotanoy... :

• Brane-Cantenac « Couleur sombre, intense, belle et profonde. Nez moyennement aromatique, fin, fruité, mûr et subtil. Gras à l’attaque, suave au développement, particulièrement fruité, ample et complexe en milieu de bouche, le vin fond vers une finale noble avec beaucoup de goût et des tanins fins. C’est délicieux et long. Une très belle bouteille ». Prix : 55 € HT la bouteille.

• Grand-Puy-Lacoste « Couleur sombre, intense, vive et belle. Nez un peu discret mais fruité. Parfumé dès l'entrée en bouche (voilà ce qui distingue ce cru de tous les autres Pauillac excepté Lafite), caressant, avec beaucoup de goût et d’éclat, du corps et des tanins fins, le vin s'achève sur une bonne longueur. Un délice ». Prix : 62 € HT la bouteille.

Léoville-Barton « Couleur sombre, intense, belle et vive. Nez très aromatique, au fruité frais, pur et mûr qui sent bon les fruits noirs ! Caressant à l'attaque, juteux au développement, particulièrement fruité, savoureux et même complexe à partir du milieu de bouche, le vin s'étire en finale sur une touche aromatique fraîche et mentholée. Tanicité bien enveloppée. Saveur d'encre et de fleur dans la persistance. Très recommandé ». Prix : 62 € HT la bouteille.

Léoville-Poyferré « Couleur sombre, intense et belle. Nez intense, fruité de type mûr. Délicat en entrée de bouche, très, très fruité au milieu, fondant, au goût de fruits noirs, le vin glisse au palais pour finir parfumé et séveux sur une bonne longueur ». Prix : 63 € HT la bouteille.

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Les 6 crus classés qui, de 38€ à 62 € la bouteille, sont cités parmi les plus grands 2017 pour M. Burtschy.

Notés 96-97/100, comme Angélus, Ausone, La Fleur-Pétrus, Lafite-Rothschild, Margaux, Palmer, Trotanoy... :

Malartic-Lagravière (déjà cité comme choix prioritaire de M. Bettane) « La robe est sombre, presque noire avec un nez discret. L'attaque en bouche est moelleuse, elle est suivie d'un cabernet rigoureux et strict, avec des tannins certes fins mais bien présents, l'ensemble est loin d'être fondu, mais la fraîcheur lui laisse présager un bel avenir » Prix : 38 € HT la bouteille.

Domaine de Chevalier « Robe sombre à reflets violets. Joli nez raffiné et intense, très cassis. Le vin est dense, élégant, relativement frais, les tanins sont très fins, avec de beaux arômes très précis. Il n'a pas la densité d'un 2015 ou d'un 2016, mais il est d'une grande harmonie et plus élégant » Prix : 49 € HT la bouteille.

La Gaffelière « La robe sombre avec un nez superbe, d'une grande complexité. Le vin est dense et compact, très élégant, tannique avec des tannins fins, une belle longueur, une finale très fraîche. Une immense réussite » Prix : 55 € HT la bouteille.

Larcis-Ducasse « La robe est sombre avec un très joli nez raffiné. Le vin est dense, serré, tannique, les tannins sont très fins. Le vin possède de l'élégance et de la longueur, de beaux arômes de fruits noirs, jolie finale épicée. Sa lecture n'est pas aussi immédiate que le 2016, mais il possède beaucoup de fond » Prix : 56 € HT la bouteille.

Pavie-Macquin « La robe est noire avec un joli nez distingué, mais où les notes de cuir sont bien présentes. Le vin est d’une incroyable élégance sous son moelleux habituel, les tannins sont d’une grande finesse, belle longueur, finale splendide sur les épices » Prix : 60 € HT la bouteille.

Canon-La Gaffelière « La robe est sombre avec un joli nez de fruits rouges et noirs. Le vin est dense, d’une belle fraîcheur avec des jolis tannins, il est assez tannique mais sans excès. Le vin est d’une belle pureté, le milieu de bouche est un peu plus mince que celle du 2016 mais plus frais, jolie finale réglissée. Il étonnera son monde dans quelques années » Prix : 62 € HT la bouteille.

 

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Nouveauté de la semaine du 25 au 29 juin : PREMIER BILAN ÉCONOMIQUE

Plus aucun 2017 ne viendra s'ajouter à nos listes d'ici le début de l'an prochain, après ce petit cru de Pomerol d'à peine 2,2 ha mis en vente lundi dernier :

• Pomerol : LE PIN

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Les prix des Bordeaux 2017 étant maintenant connus, un premier bilan économique peut être fait.

Après le millésime 2016, il était logique, légitime et attendu que les prix baissent. Avec un retrait en moyenne de -12% effaçant les hausses de l’an dernier, le niveau de prix des Bordeaux rouges 2017 retrouve globalement celui des 2015 en primeur, nonobstant la perte de récolte.

Mais cette baisse n’est pas uniforme et la comparaison de l'évolution des prix de 2017 avec ceux de 2015 ou 2014 est instructive sur la destination finale des vins de chaque château :
 

ceux dont les 2017 retrouvent peu ou prou le prix auquel avait été proposé le millésime 2014, qui reviennent donc à leur prix d'il y a 3 ans, principalement destinés à des consommateurs locaux (proche Europe).

Comparaison du prix 2017 par rapport au prix 2014 :
 0% à +5% : Petit Manou, Clos Manou, Dalem, Virginie de Valandraud
+5% à +7% : Reynon, La Mauriane, Haut-Carles
 

les raisonnables, ceux dont les 2017 sont plus chers que 2014 mais moins chers que les 2015, fidèles à leurs marchés traditionnels mais également attentifs aux nouveaux marchés.

Comparaison du prix 2017 par rapport au prix 2015 :
-33% : La Mondotte
-20% : La Mission Haut-Brion
-16% à -10% : Troplong-Mondot, Cheval-Blanc, Haut-Brion, Cos d’Estournel, Branaire-Ducru, Lynch-Bages
-  9% à - 6% : Margaux, Mouton-Rothschild, Pagodes de Cos, Pichon-Comtesse, Montrose, Domaine de Chevalier
 

les plus fortes progressions par rapport à leur prix en 2015, où sans surprise on retrouve en tête les seconds vins des premiers grands crus classés, tirés par une demande asiatique insatiable pour ces étiquettes de prestige.

Comparaison du prix 2017 par rapport au prix 2015 :
+28% : Pavillon Rouge
+34% : Carillon d’Angélus
+36% : Carruades de Lafite
+41% : Petit-Mouton

 

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Nouveautés de la semaine du 18 au 22 juin : LA RIVE DROITE FERME LE BAN

C'est la rive droite qui, cette semaine, a clôturé les "Primeurs 2017" :

• Pomerol : LA PETITE ÉGLISE, L'ÉGLISE-CLINET, VIEUX CHÂTEAU CERTAN
• Saint-Émilion : CHAPELLE D'AUSONE, CHEVAL BLANC, AUSONE

Nous reviendrons samedi prochain sur les enseignements à tirer des prix des 2017. En attendant, nous continuons notre tour d'horizon des choix prioritaires des critiques, ces crus moins huppés - donc moins chers - qui s'intercalent entre des voisins plus prestigieux - donc (beaucoup) plus chers.

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Les 4 crus qui, bien qu'à moins de 40 € la bouteille, figurent parmi les meilleurs du classement des 2017 par M. Galloni (plutôt orienté rive droite).

Noté 93-96/100, comme Cheval-Blanc, Haut-Brion, Lafleur-Pétrus, Le Pin, Palmer, Trotanoy... :

• Larrivet Haut-Brion rouge « Larrivet Haut-Brion 2017 est magnifique. La gelée a détruit une grande part des parcelles du château. En conséquence, le vin est un assemblage très inhabituel de 70% cabernet-sauvignon, 25% cabernet franc et 5% merlot. Dans le verre, le 2017 est riche, somptueux et explosif, avec une forte densité à la hauteur de sa personnalité flamboyante. Vin très particulier, le 2017 a énormément à offrir. Wow ! Maintenant les mauvaises nouvelles : la production est en baisse de 75 % ». Prix : 27 € HT la bouteille.

Notés 92-95/100, comme Angélus, Cos d'Estournel, La Mission Haut-Brion, Montrose, Mouton-Rothschild... :

• Barde-Haut « Vin riche et onctueux, le Barde-Haut 2017 est doté d'une magnifique concentration et d'une  grande richesse. Fruits noirs d'encre, chocolat, menthol, réglisse et épices imprègnent ce Saint-Émilion spectaculairement riche et voluptueux ». Prix : 29 € HT la bouteille.

Rouget « Le Rouget 2017 est magnifique. Brillant, aromatique et souple, d'une profondeur et d'une intensité extraordinaires, le 2017 met dans le mille sur tous les points. En 2017, le Rouget a un niveau supplémentaire d'intensité aromatique et de finesse globale qui le rend irrésistible ». Prix : 36 € HT la bouteille.

Clos Saint-Julien « À ne pas manquer. Le Clos Saint Julien 2017 est un vin de caractère et de classe. Riche, encré et explosif, le 2017 se déploie en bouche avec des vagues de confiture de mûres, graves, fumée, réglisse, épices et cuir neuf. Malgré toute cette intensité, le 2017 reste très nuancé et conserve une formidable fraîcheur. Il y a tant de choses à aimer dans ce vin ». Prix : 36 € HT la bouteille.

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Les 3 grands crus qui, pour 100 € à 200 € la bouteille, sont au sommet absolu du classement des 2017 par M. Martin.

Noté 95-97/100 (plus haute note des Bordeaux rouges), ex æquo avec Lafite-Rothschild et Lafleur :

L'Église-Clinet « L'Église-Clinet 2017 est l'un des vins les plus polis et sensuels de l'année. Brillant, précis et pourtant plein de saveur, le 2017 a beaucoup à offrir. Le cèdre, la réglisse et le pétale de rose ne sont que quelques-unes des nombreuses nuances qui ajoutent une dimension aromatique. Malgré une structure moyenne, le 2017 offre une intensité et une persistance remarquables. C'est un vin magnifique ». Prix : 196 € HT la bouteille.

Notés 94-96/100, comme Angélus, Ausone, Haut-Brion, Latour, Mouton-Rothschild, Petrus... :

Montrose « Le Montrose 2017 est merveilleusement poli et nuancé. Des tanins soyeux et une structure de poids moyen confèrent de la finesse à un Montrose qui possède une superbe harmonie du début à la fin. Tous les éléments se mettent en place sans effort. Bien que l'alcool seul ne puisse jamais raconter toute l'histoire d'un vin, à 13,5% d'alcool, Montrose a une fraîcheur très attrayante. Le 2017 est la classe même ». Prix : 112 € HT la bouteille.

Cos d'Estournel « Le Cos d'Estournel 2017 est un vin élégant, poli, construit sur la finesse plus que sur la puissance. Des arômes doux et parfumés et des tanins soyeux ajoutent à cette impression. En 2017, le Grand Vin présente un caractère nettement floral et fruit rouge qui correspond bien à son style moyennement corsé ». Prix : 126 € HT la bouteille.

 

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Nouveautés de la semaine du 11 au 15 juin : ON TOUCHE AU BUT

Avec l'arrivée des premiers grands crus classés de la rive gauche, notre sélection "Primeurs 2017" est maintenant quasi complète (il ne manque plus qu'Ausone, Cheval-Blanc, Le Pin, Église-Clinet et Vieux-Certan, vraisemblablement pour la semaine prochaine) :

• Bordeaux blancs secs : AILE D'ARGENT

• Graves/Pessac-Léognan rouges : LA PARDE HAUT-BAILLY, LA CHAPELLE DE LA MISSION HAUT-BRION, HAUT-BAILLY, CLARENCE DE HAUT-BRION, MISSION HAUT-BRION, HAUT-BRION
• Margaux : PAVILLON ROUGE, MARGAUX
• Saint-Julien : LÉOVILLE BARTON, LÉOVILLE POYFERRÉ, DUCRU BEAUCAILLOU, LÉOVILLE LAS CASES
 Pauillac : PONTET-CANET, PETIT MOUTON, MOUTON-ROTHSCHILD, LAFITE-ROTHSCHILD
Saint-Estèphe : MONTROSE

• Pomerol : LA CONSEILLANTE
• Saint-Émilion : CLOS SAINT-JULIEN, CARILLON D'ANGÉLUS, LA MONDOTTE, FIGEAC, ANGÉLUS

Ballon d'Or : dans la rubrique Top du Top, nous avons regroupé les crus cités (par au moins un des 7 dégustateurs que nous suivons) parmi les 10 plus belles réussites du millésime 2017, avec des notes exceptionnelles et des commentaires enthousiastes. Les plus grands noms de Bordeaux, donc les plus chers, apparaissent dans cette liste mais aussi plusieurs challengers qui créent la surprise...

Podium de la rive gauche : voici ceux que nos 7 dégustateurs préférés ont placé en tête parmi l'ensemble des crus du Médoc et des Graves en 2017. Comme il fallait s'y attendre puisqu'il s'agit d'un millésime où la subjectivité des hommes (tris, vinification, sélection des lots, des cépages...) l'emporte sur la qualité naturelle du terroir, tous les 1ers grands crus classés sont cités mais aucun ne fait l'unanimité :

• M. Bettane note 18-18,5/20 : LATOUR, LÉOVILLE-LAS CASES

• M. Quarin note 97/100 : LES CARMES HAUT-BRION

• M. Burtschy note 97-98/100 : LATOUR, MOUTON-ROTHSCHILD, PONTET-CANET, HAUT-BRION

• M. Dupont note 18,5/20 : MOUTON-ROTHSCHILD, HAUT-BRION

• La Revue du Vin de France note 18,5-19/20 : MARGAUX

• M. Galloni note 94-97/100 : LAFITE-ROTHSCHILD, LATOUR, LÉOVILLE-LAS CASES, MARGAUX, PAPE-CLÉMENT, SMITH-HAUT-LAFITTE

• M. Martin note 95-97/100 : LAFITE-ROTHSCHILD

 

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Nouveautés de la semaine du 4 au 8 juin : REDÉMARRAGE

La campagne 2017 est repartie avec une trentaine de crus proposés cette semaine. Il ne reste plus qu'une vingtaine de grands crus classés à venir, que nous aurons certainement la semaine prochaine (Mouton-Rothschild est annoncé pour mardi prochain et les autres premiers crus classés en suivant).

Voici la moisson de la semaine passée :

• Bordeaux blancs secs : SMITH HAUT LAFITTE

• Graves/Pessac-Léognan rouges : SMITH HAUT LAFITTE
• Margaux : BARON DE BRANE, DURFORT-VIVENS, BRANE CANTENAC, D'ISSAN
• Saint-Julien : SARGET DE GRUAUD, GRUAUD LAROSE
 Pauillac : LACOSTE BORIE, RÉSERVE DE LA COMTESSE, GRAND PUY LACOSTE, PICHON COMTESSE DE LALANDE, PICHON BARON
Saint-Estèphe : MARQUIS DE CALON, PAGODES DE COS, CALON SÉGUR, COS D'ESTOURNEL

• Bordeaux rouges/Libournais : ALCÉE
• Pomerol : FEYTIT CLINET
• Saint-Émilion : DRAGON DE QUINTUS, LA DOMINIQUE, LA GAFFELIÈRE, LARCIS-DUCASSE, PAVIE MACQUIN, TROPLONG MONDOT, CLOS FOURTET, BEAUSÉJOUR-DUFFAU, QUINTUS

Plusieurs appellations étant dès à présent complètes (Sauternes, Haut-Médoc, Moulis...) ou quasi (il ne manque plus qu'Aile d'Argent en vins blancs secs, château Margaux en Margaux, Montrose en Saint-Estèphe), nous vous invitons à effectuer vos choix même partiels sans tarder. Nous voyons plusieurs crus s'épuiser dans nos listes rapidement et de façon inhabituelle (Potensac, Sarget de Gruaud, Connétable de Talbot, Clos de l'Oratoire, La Dominique...), en raison des faibles quantités produites (gelées et/ou rétention).

Revival : nous saluons avec joie le grand retour en 2017 sur le devant de la scène Saint-Émilionnaise de Troplong-Mondot. Nouveau propriétaire (le réassureur Scor), nouveau régisseur (M. de Gironde, ex-Pichon-Baron puis Cos d'Estournel), nouveau style où la finesse et la fraîcheur aromatiques l'emportent sur la concentration et la sur-maturité (plus La Gaffelière que Pavie), et nouveau prix (!) : 83.00 € HT/bouteille en 2017 contre 122.00 € en 2016. De profonds changements déjà repérés par MM. Quarin « Quelle révolution ! », noté 95/100, et Galloni « Easily one of the wines of the vintage. », noté 95-98/100, meilleure note du millésime, à égalité avec Ausone, Lafleur et Vieux-Certan.

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Choix prioritaires de Michel Bettane : si les notes attribuées par les critiques recoupent assez fidèlement l'ordre établi des classements (les plus grands crus ont les meilleures notes), il existe néanmoins dans chaque catégorie des exceptions, des crus moins huppés - donc moins chers - qui s'intercalent entre des voisins plus prestigieux - donc (beaucoup) plus chers. Outre la note brute, c'est surtout en lisant les commentaires que l'on découvre ces crus qui, à la dégustation, leur ont suscité des émotions particulières. Et sont à leurs yeux des choix prioritaires.

Nous commençons avec les trois grands crus de la rive gauche qui ont plus qu'enthousiasmé M. Bettane en 2017 :

• Gruaud-Larose, noté 18/20 : « Très grande réussite, liée certainement au talent des deux œnologues talentueuses qui ont la charge de la vinification désormais. Délicieuse suavité de texture, plénitude aromatique étonnante, tout comme l’évidence de l’expression d’un grand terroir. Ne le manquez pas. Il égale ou même dépasse certains premiers crus. Dégusté quatre fois, avec les mêmes sensations ».

• Malartic-Lagravière rouge, noté 17,5-18/20 : « Notre meilleure note de dégustation à l’aveugle cette année, dans cette appellation, confirmée une seconde fois au château. Remarquable finesse, texture d’une élégance superlative. Rétro-olfaction fraîche sur un menthol de premier grand cru. Bravo », noté 17,5-18/20, devant Haut-Brion rouge.

• Grand Puy-Lacoste, noté 17,5/20 : « Très grande réussite, avec une finesse, une délicatesse, une fraîcheur sans verdeur et surtout une longueur qui le situent au niveau des seconds et premiers crus de l’appellation. Un coup de cœur personnel ».

 

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Nouveautés de la semaine du 28 mai au 1er juin : CALME PLAT

C'était la semaine de coupure avant l'avalanche à venir car la plupart des crus classés, premiers compris, veulent être "sortis" avant la Fête de la Fleur vendredi 15 juin prochain. Les deux prochaines semaines vont être fournies !

Seulement deux bordelais et Dominio de Pingus ont fait l'actualité cette semaine :

 Pauillac : CARRUADES DE LAFITE

• Bordeaux rouges/Libournais : HAUT-CARLES

Espagne : PSI, FLOR DE PINGUS, PINGUS

Pingouin gelé : le gel du 28 avril 2017 a aussi affecté la Ribera del Duero et le Dominio de Pingus (diminutif de pingouin, Peter Sisseck est danois), jusqu'à -53% de récolte en second vin Flor de Pingus. Seules les parcelles du grand vin Pingus s'en sont bien sorties (-20%) grâce à l'utilisation des éoliennes installées après l'épisode de gel de 2007. Les vieilles vignes adaptées à la sècheresse de juin et juillet et la précocité du cycle végétatif (vendanges du 17 au 27 septembre) expliquent la grande qualité des 2017, réunissant fraîcheur (précocité), maturité et concentration (sècheresse). Prix inchangés malgré la perte de production.

Travail de bénédictin : une fois de plus, nous sommes bluffés par la débauche d'efforts des viticulteurs associés au projet PSI (=Peter Sisseck Initiative). En 2017, ils ont récolté une mosaïque de 841 parcelles (en moyenne 0,27 ha par parcelle) réparties sur 27 villages, pour une récolte totale d'à peine 225000 bouteilles, soit un rendement de 7,4 hl/ha. Ceci pour un prix inchangé et imbattable de 17,50 € HT la bouteille !

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Maintenant que tous les Bordeaux blancs sont connus (il ne manque plus qu'Aile d'Argent et Smith Haut-Lafitte attendus dans les prochains jours), voici nos appréciations générales sur le millésime 2017 en blanc :

Un très grand millésime pour les blancs secs : l'été sec et doux, sans canicule, fut une bénédiction pour les producteurs de vins blancs secs. Les sauvignons et sémillons purent mûrir lentement, élaborer leurs précurseurs aromatiques, préserver l'acidité synonyme de fraîcheur, tout en ne courant aucun risque de pourriture.

Les vendanges ayant eu lieu dans des conditions optimum bien avant les pluies de la mi-septembre, 2017 est bien in fine un très grand millésime pour les blancs secs bordelais (quand la ponction des gelées n'a pas été trop rude), avec des vins toniques, complexes, intenses et brillants.

Ce que confirme la Faculté d'Œnologie de Bordeaux : « Le millésime 2017 constitue une réussite majeure pour les vins blancs secs de Bordeaux, nettement supérieurs aux 2015 et 2016. Les sauvignons sont mûrs et vifs, très aromatiques, avec beaucoup de race et d'éclat. Sur les grands terroirs, les sémillons brillent par leur moelleux caractéristique tout en gardant un équilibre septentrional. ».

Des liquoreux riches et puissants, "à l'ancienne"  : la richesse étant une caractéristique naturelle du millésime 2017 pour les blancs liquoreux, la gageure était de conserver l'acidité garante de vins équilibrés. Ceux qui ont su la préserver ont produit des vins purs, aromatiques (chèvrefeuille, zestes d'agrumes, miel, fruits confits), amples et volumineux tout en restant élégants.

Ces vins de grande liqueur et de belle puissance s'affineront en bouteille et rappelleront à terme la suavité et la rondeur de millésimes tels 2003, 1989 ou 1976. Leur garde défiera le temps (compter a minima 40 à 50 ans pour les crus classés).

 

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Nouveautés de la semaine du 22 au 25 mai : CAP SUR HONG-KONG

Une semaine pas si calme pendant que tout Bordeaux (propriétaires et négociants) fait ses valises pour se rendre à Vinexpo :

• Bordeaux blancs secs : CARBONNIEUX, BLANC DE LYNCH-BAGES

• Graves/Pessac-Léognan rouges : LARRIVET-HAUT-BRION, CARBONNIEUX
• Margaux : CANTENAC-BROWN
• Saint-Julien : LES FIEFS DE LAGRANGE, LALANDE-BORIE, GLORIA, LA CROIX DUCRU-BEAUCAILLOU, LAGRANGE, SAINT-PIERRE
 Pauillac : PÉDESCLAUX, LYNCH-BAGES

• Bordeaux rouges/Libournais : LA VIEILLE CURE
• Pomerol : CLOS L'ÉGLISE (nouveau), LA VIOLETTE
• Saint-Émilion : MOULIN SAINT-GEORGES, CANON LA GAFFELIÈRE, ROCHEYRON

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Simultanément, trois producteurs non concernés par Vinexpo nous ont offert leurs 2017 :

Xavier Copel : sélection d'1 vin blanc sec et de 5 vins rouges de BORDEAUX, CAHORS et RIBERA DEL DUERO

5+1 superbes cuvées : deuxième millésime pour Xavier Copel, qui a adapté sa gamme aux vicissitudes de 2017 : pas de cuvées en Sauternes, Pomerol et Rioja pour cause de gelée, apparition d’un nouveau Bordeaux blanc sec d'élite, 100% sémillon sur un terroir argilo-calcaire proche de Langon, un vin magnifique de fraîcheur et de longueur.

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Domaine Jean Chartron : 10 vins blancs de Côte de Beaune, de MEURSAULT village à BÂTARD et CHEVALIER-MONTRACHET grand cru

Une (enfin) pleine récolte : après trois millésimes 2014, 2015 et 2016 entravés par le gel et la grêle, le Domaine Chartron retrouve le sourire en 2017 avec une production redevenue normale. Et hautement qualitative puisque 2017 s’annonce comme un des plus grands millésimes de ces 20 dernières années pour le chardonnay. Pas de Corton-Charlemagne cette année mais la sélection de cinq nouvelles cuvées : Bâtard-Montrachet grand cru, Meursault 'Les Pierres', Savigny-les-Beaune 'Les Pimentiers', Saint-Aubin 'Perrières', Rully 'Montmorin'.

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Tardieu-Laurent : 4 vins blancs (3 nord et 1 sud) et 14 vins rouges (7 nord et 7 sud) de la VALLÉE DU RHÔNE

Beau millésime conjuguant fraîcheur et maturité, pour les blancs comme les rouges : la fraîcheur du printemps perturbant la floraison (coulure) des syrahs, grenaches, mourvèdre et la sécheresse de l'été expliquent la faiblesse des rendements (et la qualité du millésime) au nord comme au sud de la Vallée du Rhône. L'été sans canicule a donné des vins frais, équilibrés, avec un profil aromatique plus nordiste et des degrés alcooliques moins élevés que de coutume. Si les quantités sont en baisse, la qualité est bien là en 2017, dans les deux couleurs et sur toutes les appellations, du nord jusqu'à Bandol. Une nouveauté en Côte-Rôtie à partir de cette année avec une cuvée Vieilles Vignes (âgées de 60 ans et plus), vinifiée en grappes entières.

 

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Nouveautés de la semaine du 14 au 18 mai : FIN DE LA PREMIÈRE VAGUE

Avec la transhumance des propriétaires et négociants vers Hong-Kong la semaine prochaine (Vinexpo s'y tiendra cette année, du 29 au 31 mai), les deux prochaines semaines seront plus calmes sur le front des "Primeurs 2017", avant la mise en marché des plus grands crus dès leur retour d'Asie début juin.

Comme attendu, cette semaine fut des plus actives, avec nombre de crus mis en marché dont certains ténors :

 Bordeaux blancs secs : CAILLOU BLANC de TALBOT, DOMAINE DE CHEVALIER
 Sauternes/Barsac : CARMES DE RIEUSSEC, RIEUSSEC, SUDUIRAUT

• Graves/Pessac-Léognan rouges : DOMAINE DE CHEVALIER
• Médoc/Haut-Médoc/Listrac : CHASSE-SPLEEN, POUJEAUX
• Margaux : LA TOUR DE MONS, LA GURGUE, SIRAN, PRIEURÉ-LICHINE, DU TERTRE, FERRIÈRE, MALESCOT SAINT-EXUPÉRY
• Saint-Julien : CLOS DU MARQUIS, TALBOT, BEYCHEVELLE
 Pauillac : D'ARMAILHAC, DUHART-MILON, CLERC-MILON
Saint-Estèphe : HAUT-MARBUZET

• Bordeaux rouges/Libournais : PUYGUÉRAUD
• Pomerol : ROUGET, NÉNIN, GAZIN, CLINET, L'ÉVANGILE
• Saint-Émilion : FONROQUE

Des Bordeaux étonnamment tendres, veloutés et moelleux : après la sécheresse de l'été, nous nous attendions à découvrir des rouges 2017 plus ou moins relativement austères, campés sur des tanins fermes voire secs. Notre surprise fut réelle dès les premières dégustations de goûter tout au contraire des vins charmeurs, nuancés, structurés par des tanins moelleux.

Cette étonnante douceur des rouges s'explique par la longueur et la lenteur du cycle de maturité. Au lieu de rôtir rapidement sous l'effet d'un soleil ardent, la vigne a en 2017 patiemment mûri et élaboré des tanins polymérisés donc plus veloutés et moins accrocheurs.

Ceci étant, deux conditions devaient être absolument remplies pour produire de grands rouges 2017 :

• éliminer les merlots précoces ramassés dans la hâte avant ou pendant les pluies de la mi-septembre,

• éliminer les raisins de seconde génération, issus de la repousse après le gel. Avec un été mitigé, ils n'ont pas été en mesure de rattraper leur retard de croissance (près d'un mois) pour atteindre une maturité suffisante avant fin octobre.

Plusieurs journalistes/dégustateurs ont parlé d’un millésime hétérogène. L’hétérogénéité des 2017 n’est pas le fait du millésime mais uniquement le fait des hommes, et du respect (ou non) des conditions ci-dessus. Beaucoup ont eu à tort le réflexe de vendanger les seconds raisins pour compenser la minceur de leur récolte, et/ou de sur-extraire lors des vinifications pour pallier le manque de chair de leurs moûts. Il était facile de repérer ceux-là car la dégustation était sans appel.

Mais, dans les propriétés où seule la volonté qualitative prime, les cabernets francs et sauvignon, les merlots tardifs et les petits verdots ont donné d’excellentes résultats. Les vins ont un fruité net, intense et expressif, aucune verdeur, un corps moyen et un profil tannique doux et délicat qui les rend déjà séduisants. 

Ce ne seront pas la densité et la puissance qui seront la marque du millésime 2017, mais bien le moelleux et le charme. De surcroît, ils seront rapidement accessibles (dès 2022 pour les crus bourgeois, dès 2025 pour la majorité des crus classés).

 

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Nouveautés de la semaine du 7 au 11 mai : STOP AND GO

Pendant cette semaine entrecoupée de jours fériés, peu de crus ont mis en vente leur 2017. Nous nous attendons à un rush la semaine prochaine, forte de 5 vrais jours ouvrables.

Nous en profitons pour vous proposer 6 nouveaux crus ou vins qui apparaissent pour la première fois dans nos sélections en primeur :

 Bordeaux blancs secs : LA TOUR-CARNET (nouveau), VALANDRAUD (nouveau)

• Médoc/Haut-Médoc/Listrac : MILLE-ROSES en Haut-Médoc (nouveau)

• Bordeaux rouges/Libournais : LA CHENADE, MONTLANDRIE, DOMAINE DE L'A, LES CRUZELLES
• Pomerol : MAZEYRES (nouveau)
• Saint-Émilion : POESIA (nouveau), BARDE-HAUT (nouveau)

2017, année des blancs : l'été sans période de chaleur marquée et la précocité des vendanges fin août expliquent la réussite des Bordeaux blancs secs (quand la ponction des gelées n'a pas été trop rude), toniques, intenses et brillants. Deux nouveautés avec des crus connus jusque-là pour leurs rouges : château La Tour-Carnet avec un joli blanc fruité, gras, expressif provenant de 4 ha tout au nord du Médoc (Saint-Christoly), 3/4 sauvignon et 1/4 sémillon, et château Valandraud avec un grand blanc, long, savoureux et distingué, confidentiel (6 barriques en 2017), d'une parcelle de 2 h au nord de Saint-Émilion, 2/3 sauvignon, 1/3 sémillon.

À peine cent roses : fortement touché par le gel (90% de perte), le château Mille Roses ne produira pas de Margaux en 2017 mais seulement sa cuvée Haut-Médoc, avec un vin moyennement corsé, franc, fin, d'un bel équilibre. Et comme toujours 100% bio.

Moueix à Pomerol : il ne s'agit pas de Petrus, Trotanoy ou Hosanna mais de château Mazeyres tenu depuis 1992 par Alain Moueix (co-propriétaire du château Fonroque à Saint-Émilion). Un Pomerol tout en raffinement, délicatesse et biodynamie, sur les terroirs plus légers (sablo-argileux) de l'ouest de l'appellation.

Vignobles Garcin : avec le célèbre Clos L'Église à Pomerol, Hélène Garcin possède aussi deux crus à Saint-Émilion : un classé, château Barde-Haut, et une pépite joliment dénommée, château Poesia. Les deux, à moins de 30,00 € HT la bouteille, ont déclenché notre enthousiasme comme celui des critiques : Quarin préfère Poesia « Finale grasse rappelant le goût de la Syrah. C'est très bon ! », Galloni penche pour Barde-Haut « spectacularly rich, voluptuous Saint-Émilion. »

Un K à part : en achetant il y a 20 ans (1997) son premier château à Saint-Émilion (Haut-Brisson), Peter Kwok, hongkongais d'origine vietnamienne et amoureux de la France, désirait construire patiemment une gamme de grands crus mettant en valeur les plus beaux terroirs du Libournais. Le tout dans le plus pur respect des traditions, du patrimoine et de la culture française, aux antipodes des pratiques de la myriade d'investisseurs chinois arrivés par la suite en bordelais. Sa dernière acquisition en date (2016) est le château Bellefont-Belcier, grand cru classé au magnifique terroir couvrant la partie est de la côte Pavie, entre Larcis-Ducasse et Le Tertre-Rôteboeuf. Avec l'aide de Michel Rolland et son équipe, son premier millésime 2017 est déjà un coup de maître.

 

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Nouveautés de la semaine du 1er au 4 mai : COUP D'ENVOI

La campagne "Primeurs 2017" a débuté sur les chapeaux de roue, avec nombre de mises en marché significatives cette semaine, petits châteaux et grands crus classés, couvrant les principales appellations bordelaises (gageons que la semaine prochaine entrecoupée de jours fériés sera plus calme).

Nous reviendrons en détail dans nos prochains messages sur les circonstances climatiques de 2017 mais voici en résumé les 5 points importants qui caractérisent le millésime à Bordeaux :

• de fortes gelées fin avril, épargnant les terroirs prestigieux mais touchant durement (parfois anéantissant) les autres. Sur l'ensemble de la Gironde, la perte de récolte est de 32%.

• un très grand millésime pour les vins blancs secs : éclatants, intenses et complexes, parfaitement équilibrés entre puissance et tension. Comparable à 2014, supérieur à 2015 et 2016.

• un bon millésime dans le Sauternais, avec des vins blancs liquoreux riches et puissants du fait de leur concentration en sucre. Dans le style de 2003.

• pour les rouges, deux facteurs clés : avoir été peu (ou pas) impactés par les gelées, disposer de merlots tardifs, cabernets ou petits verdots. Quand ces conditions ont été réunies, 2017 a donné des vins fruités, tendres, veloutés et de grande douceur tannique.

• du fait de leur charme, les rouges 2017 seront rapidement appréciables et connaîtront un succès assuré en dégustation dans 5 à 8 ans. Les rouges 2017 sont une combinaison de 2012, 2004 et 2001, en proportions variables selon les crus. Donc un bon (à très bon) millésime, au niveau de 2014 ou 2012, sans égaler bien sûr 2015 et 2016.

Voici les 42 vins déjà retenus cette semaine :

 Bordeaux blancs secs : DOISY-DAËNE sec, Clos FLORIDÈNE, VIRGINIE de VALANDRAUD, LATOUR-MARTILLAC, MALARTIC-LAGRAVIÈRE, PAPE-CLÉMENT
 Sauternes/Barsac : Clos HAUT-PEYRAGUEY, DOISY-DAËNE, COUTET, LAFAURIE-PEYRAGUEY

• Graves/Pessac-Léognan rouges : Clos FLORIDÈNE, LATOUR-MARTILLAC, MALARTIC-LAGRAVIÈRE, PAPE-CLÉMENT
• Médoc/Haut-Médoc/Listrac : LOUSTEAUNEUF, PETIT MANOU, du RETOUT, FONRÉAUD, CHARMAIL, Clos MANOU, POTENSAC, La TOUR CARNET, SOCIANDO-MALLET
Margaux : DEYREM-VALENTIN
• Saint-Julien : LANGOA-BARTON, BRANAIRE-DUCRU
• Pauillac : FONBADET, PAUILLAC
Saint-Estèphe : TOUR des TERMES, ORMES de PEZ

• Bordeaux rouges/Libournais : de FRANCS "Les Cerisiers", REYNON, La MAURIANE, Clos DE BOÜARD, Les TROIS CROIX, Clos PUY ARNAUD, DALEM, Clos LOUIE
• Saint-Émilion : FOMBRAUGE, VIRGINIE de VALANDRAUD, BELLEFONT-BELCIER (nouveau), VALANDRAUD

Et, parmi les crus que nous suivons, ceux qui seront absents n'ayant pas ou trop peu produit en 2017 pour participer aux ventes en primeur (liste a priori et non exhaustive) :

- rive gauche : CLIMENS, de FIEUZAL, BELLE-VUE, Clos du JAUGUEYRON, MILLE-ROSES (Margaux), MAUVESIN-BARTON
- rive droite : FLEUR de BOÜARD, FUGUE de NÉNIN, CÔTE DE BALEAU, PETIT GRAVET AÎNÉ