Infos Millésimes à Bordeaux |
2009 Un des plus grands millésimes hédonistes, dans la lignée de 1989, 1982, 1959 ou 1947. Sur les deux rives, les rouges sont éblouissants avec une douceur et un moelleux diablement séducteurs. Beaux blancs secs riches et avenants. Liquoreux d'exception, au botrytis d'une pureté idéale. 2008 Après un été frais et humide, 2008 fut sauvé par l'arrivée d'un anticyclone puissant à la mi-septembre. Les rouges sont classiques, assez corsés mais avec une bonne acidité synonyme de garde. Les blancs secs, aussi exceptionnels qu'en 2007, affichent une nette vivacité parfois mordante. Sauternais expressifs et à demi liquoreux. 2007 Été mitigé mais vendanges par grand beau temps. Chez les meilleurs vignerons, les rouges ont dès la mise en bouteille une amabilité et un velouté de tanins rares. Charmeurs et charmants, idéaux pour amateur pressé. Prix en nette baisse. Blancs secs exceptionnels de fraîcheur et de pureté, très beaux liquoreux. 2006 Quoique dans l'ombre de 2005, 2006 s'avère être un vrai grand millésime classique bordelais, après un bel été sans chaleurs ni pluies excessives. Les vins blancs secs se révèlent superbement frais et expressifs, et les rouges fruités, denses, harmonieux et de longue garde. Les Sauternes sont plus aromatiques que liquoreux. 2005 Une météo absolument parfaite a donné, à Bordeaux comme partout ailleurs en France, un millésime (déjà) légendaire. Les vins ont tout - richesse, équilibre aromatique, expression des terroirs - mais ce qui frappe surtout est l'universalité de la réussite, en blanc sec ou liquoreux comme en rouge, rive gauche aussi bien que rive droite. 2004 Climat océanique, comme en 2001. Quand les rendements ont été maîtrisés, les vins offrent une fraîcheur, un équilibre et une élégance de bon aloi. Très grande année pour les vins blancs secs, plus classique pour les liquoreux. 2003 La canicule estivale aura marqué les vins autant que les esprits. Records de précocité, très faibles rendements, vins rouges riches en couleur, en alcool et en tanins, bouquets aux accents méditerranéens. Beaucoup de très grandes bouteilles sur les deux rives. Liquoreux à nouveau d'anthologie. 2002 Septembre et octobre magnifiques ont permis de rattraper un été médiocre, pour le plus grand bénéfice des cépages tardifs : cabernet sauvignon, cabernet franc, petit verdot. Petits rendements, vins rouges charnus, amples, charmeurs. La rive gauche (Médoc et Graves) est à l'honneur. Grand millésime à Sauternes, à peine moins riche que 2001. 2001 Millésime typiquement bordelais, issu d'un climat tempéré. Les vins rouges, nés sous le signe de la fraîcheur, de l'équilibre et d'une bonne structure tannique, s'affineront en bouteille pour devenir à terme des modèles d'harmonie et de finesse. Sauternes et Barsac d'anthologie. 2000 Millésime exceptionnel à plus d'un titre : par son chiffre, par la maturité et la concentration des vins rouges, et par ses prix. Tout le Bordelais est à la fête, rive gauche comme rive droite, grands crus et petits châteaux. Les vins rouges disposant d'une excellente fermeté tannique, une longue garde est à prévoir. Minuscule production de liquoreux, très aromatiques. 1999 Eté plus ensoleillé qu'en 1997, vendanges moins pluvieuses qu'en 1998, 1999 offre une bonne synthèse entre ces deux précédents millésimes. Beau millésime pour les rouges, sur toutes les appellations, de garde moyenne, plus charmeur que 1998 et plus structuré que 1997. Troisième grande année d'affilée pour le Sauternais. 1998 Eté radieux, vendanges pluvieuses : la précocité était gage de qualité. Les grands terroirs et le cépage merlot furent favorisés. Pour les vins rouges, c'est un beau millésime classique, tannique et de garde. Les blancs liquoreux sont presque au niveau des 1997 1997 Eté frais, vendanges radieuses : du 1er septembre au 17 octobre, sept semaines d'un temps idéalement ensoleillé donnèrent en rive gauche comme dans le Libournais des vins rouges harmonieux, tout en souplesse et rapidement de grand charme. Pour les vins blancs liquoreux, le meilleur millésime depuis 1990 1996 Millésime exceptionnel, très souvent supérieur à 1995. Les raisins ont lentement mûris grâce à un été harmonieux, sans excès de chaleur ni de sécheresse. Les vins rouges, sur l'ensemble de la Gironde, ont un équilibre, une complexité et une distinction aromatique sans équivalent depuis 20 ans. Très beaux liquoreux 1995 Premier grand millésime depuis 1989 et 1990. L'été, chaud et très sec, a idéalement mûri les merlots et plus encore les cabernets francs : le Libournais est à l'honneur. Les vins rouges offrent la suavité des 1985 avec une fermeté de tanins rappelant 1986. Beaux liquoreux. 1994 Beau millésime classique, ayant permis de produire des vins de caractère, tanniques et de garde, un ton au-dessous de 1995 mais un ton au-dessus de 1993. Vins blancs secs exceptionnels 1993 Les pluies de septembre ont compromis la maturité d'un bel été. Les terroirs drainants (croupes de graves, coteaux) et le merlot, plus précoce, ont tiré leur épingle du jeu. Vins rouges de qualité, harmonieux et élégants. Très beaux vins blancs secs. 1992 Pluies en octobre perturbant les vendanges des cabernets. Le merlot domine, les vins sont charmeurs et à évolution rapide. Légère préférence pour Pomerol et Saint-Émilion. Très beaux vins blancs secs, longs et complexes. 1991 Minuscule récolte en raison d'une très sévère gelée de printemps. Les rares vignobles épargnés par le gel (notamment en bordure de Gironde) ont donné des vins classiques, proches des 1988. 1990 Millésime exceptionnel suite à un été caniculaire, le deuxième après 1989. Les vins ont une incroyable richesse de constitution, des tanins très enrobés et une acidité basse, et ce dans toutes les appellations. Les Sauternes sont également proches de la perfection. 1989 Millésime exceptionnel suite à un été particulièrement chaud et sec (les vendanges les plus précoces depuis 1893). Vins rouges somptueusement riches, opulents et confits. Dans le style des 1982 ou 1947, acidité basse et tanins de velours. Réussite exceptionnelle dans le Sauternais. 1988 Beau millésime marqué par un été sec suivi d'un très bel automne. Excellente harmonie fruit/tanins dans les Graves et le Libournais. Les vins du nord du Médoc sont plus austères. Sauternes et Barsac magnifiques de finesse et d'élégance. Grands vins blancs secs. 1987 Petit millésime du fait des pluies survenues en octobre pendant les vendanges des cabernets. Vins rouges à forte proportion merlot, tendres et charmeurs, à évolution rapide. 1986 Réussite incomparable des cabernets sauvignon. Vins exceptionnels en Médoc, puissants et tanniques, de très longue garde. Belle année également dans le Libournais pour les crus à encépagement cabernet. Sauternes et Barsac splendides. 1985 Très beau millésime, aux merlots idéalement mûrs. Vins riches et savoureux à Pomerol et Saint-Émilion. Médoc et Graves souples et fruités, aux tanins enrobés. Grands vins blancs secs. 1984 Millésime difficile, sans merlots (coulure). Seuls le Médoc et les Graves ont réussi des vins acceptables, mais manquant de gras et de rondeur. 1983 Belle année sauvée par un temps magnifique de mi-septembre à mi-novembre. Millésime favorable aux cabernets sauvignon, superbes à Margaux. Grands Sauternes, meilleurs que les Barsac. 1982 Vendanges précoces, raisins très mûrs et sucrés. Millésime exceptionnel, puissant et complexe à Pomerol (merlots parfaits), Saint-Émilion et dans le nord du Médoc, plus discuté à Margaux et dans les Graves. |