Infos Millésimes |
2005 en Bourgogne
Une météo de rêve de juin à septembre a donné d'immenses vins rouges, concentrés, riches et purs. De très longues gardes sont à prévoir. Les vins blancs, denses et marqués par des fruités mûrs, sont à peine moins grandioses. 2005 à Bordeaux
Une météo absolument parfaite a donné, à Bordeaux comme partout ailleurs en France, un millésime (déjà) légendaire. Les vins ont tout - richesse, équilibre aromatique, expression des terroirs - mais ce qui frappe surtout est l'universalité de la réussite, en blanc sec ou liquoreux comme en rouge, rive gauche aussi bien que rive droite. 2004 à Bordeaux
Climat océanique, comme en 2001. Quand les rendements ont été maîtrisés, les vins offrent une fraîcheur, un équilibre et une élégance de bon aloi. Très grande année pour les vins blancs secs, plus classique pour les liquoreux. 2004 en Bourgogne
Quatre semaines de très beau temps en septembre ont effacé les pluies daoût (orages dévastateurs en Côte de Beaune). Quand les rendements nont pas été trop importants, les rouges possèdent la fraîcheur des 1996 et le soyeux des 2000. 2003 à Bordeaux
La canicule estivale aura marqué les vins autant que les esprits. Records de précocité, très faibles rendements, vins rouges riches en couleur, en alcool et en tanins, bouquets aux accents méditerranéens. Beaucoup de très grandes bouteilles sur les deux rives. Liquoreux à nouveau d'anthologie. 2003 en Bourgogne
Le pinot et le chardonnay n'ont que très rarement donné le meilleur d'eux-mêmes dans ce millésime caniculaire. Quelques-uns ont une profondeur et une suavité étonnantes, beaucoup pèchent par un manque d'acidité et une évolution trop rapide, en blanc comme en rouge 2002 à Bordeaux
Septembre et octobre magnifiques ont permis de rattraper un été médiocre, pour le plus grand bénéfice des cépages tardifs : cabernet sauvignon, cabernet franc, petit verdot. Petits rendements, vins rouges charnus, amples, charmeurs. La rive gauche (Médoc et Graves) est à l'honneur. Grand millésime à Sauternes, à peine moins riche que 2001 2002 en Bourgogne
Un magnifique mois de septembre qui, après un bel été, transforma 2002 en un millésime exceptionnel. Les rouges sont profonds, flatteurs et voluptueux. On est bien dans la lignée d'exception des 1999. Très grands chardonnays 2001 à Bordeaux
Millésime typiquement bordelais, issu d'un climat tempéré. Les vins rouges, nés sous le signe de la fraîcheur, de l'équilibre et d'une bonne structure tannique, s'affineront en bouteille pour devenir à terme des modèles d'harmonie et de finesse. Sauternes et Barsac d'anthologie. 2001 en Bourgogne
Vins rouges éminemment classiques, avec une grande franchise aromatique concentrée sur les fruits rouges. Avec une texture moins grasse qu'en 1999 mais plus serrée qu'en 2000, et une belle fraîcheur, on est bien dans l'esprit du pinot noir. 2000 à Bordeaux
Millésime exceptionnel à plus d'un titre : par son chiffre, par la maturité et la concentration des vins rouges, et par ses prix. Tout le Bordelais est à la fête, rive gauche comme rive droite, grands crus et petits châteaux. Les vins rouges disposant d'une excellente fermeté tannique, une longue garde est à prévoir. Minuscule production de liquoreux, très aromatiques. 2000 en Bourgogne
Après un très bel été (idem Bordeaux), les pluies de début septembre ont affiné les peaux des raisins et abaissé la concentration des jus. Le millésime 2000 est donc celui de la souplesse, aux vins fruités et rapidement délicieux. 1999 à Bordeaux
Eté plus ensoleillé qu'en 1997, vendanges moins pluvieuses qu'en 1998, 1999 offre une bonne synthèse entre ces deux précédents millésimes. Beau millésime pour les rouges, sur toutes les appellations, de garde moyenne, plus charmeur que 1998 et plus structuré que 1997. Troisième grande année d'affilée pour le Sauternais. 1999 en Bourgogne
La grande année bourguignonne au tournant du millénaire. Placée sous le signe de l'ensoleillement (sauf le 11 août pour cause d'éclipse !) et de la chaleur, l'année 1999 a procuré une exceptionnelle maturité aux pinots. La chair riche et profonde étoffe une structure tannique bien réelle, garante d'un vieillissement harmonieux et long. Très beaux blancs secs. 1998 à Bordeaux
Eté radieux, vendanges pluvieuses : la précocité était gage de qualité. Les grands terroirs et le cépage merlot furent favorisés. Pour les vins rouges, c'est un beau millésime classique, tannique et de garde. Les blancs liquoreux sont presque au niveau des 1997 1998 en Bourgogne
Les 1998 possèdent toutes les qualités des grands Bourgognes classiques. Charpente tannique assez ferme, fraîcheur soutenue par une belle acidité, vins bâtis pour une longue garde. Seuls quelques jours de maturité supplémentaire ont manqué pour que 1998 soit un millésime exceptionnel. 1997 à Bordeaux
Eté frais, vendanges radieuses : du 1er septembre au 17 octobre, sept semaines d'un temps idéalement ensoleillé donnèrent en rive gauche comme dans le Libournais des vins rouges harmonieux, tout en souplesse et rapidement de grand charme. Pour les vins blancs liquoreux, le meilleur millésime depuis 1990 1997 en Bourgogne
Millésime charmeur et charmant. Vins assez tendres, ronds et suaves. Leur évolution sera rapide mais le plaisir sera au rendez-vous du fait de leur équilibre. 1996 à Bordeaux
Millésime exceptionnel, très souvent supérieur à 1995. Les raisins ont lentement mûris grâce à un été harmonieux, sans excès de chaleur ni de sécheresse. Les vins rouges, sur l'ensemble de la Gironde, ont un équilibre, une complexité et une distinction aromatique sans équivalent depuis 20 ans. Très beaux liquoreux 1996 en Bourgogne
Moins massifs que les 1995, les vins du millésime 1996 ont une palette aromatique d'une puissance et d'une pureté absolument sensationnelles. Nul autre cépage ne peut dans ces conditions concentrer autant d'arômes de fruits que le pinot ! Les vins blancs secs sont tout aussi exceptionnellement réussis. 1995 à Bordeaux
Premier grand millésime depuis 1989 et 1990. L'été, chaud et très sec, a idéalement mûri les merlots et plus encore les cabernets francs : le Libournais est à l'honneur. Les vins rouges offrent la suavité des 1985 avec une fermeté de tanins rappelant 1986. Beaux liquoreux. 1995 en Bourgogne
La sécheresse d'août a bloqué le grossissement des raisins, donnant des jus concentrés et très colorés. Les vins sont riches, puissants, corsés. Une longue garde sera nécessaire pour révéler leur race. Chardonnays exceptionnels. 1994 à Bordeaux
Beau millésime classique, ayant permis de produire des vins de caractère, tanniques et de garde, un ton au-dessous de 1995 mais un ton au-dessus de 1993. Vins blancs secs exceptionnels 1994 en Bourgogne
Quand ils ont été récoltés parfaitement sains, les pinots noirs ont donné des vins élégants, équilibrés, séduisants par un fruité superbe. L'amabilité de leurs tanins a permis de les goûter tôt. 1993 à Bordeaux
Les pluies de septembre ont compromis la maturité d'un bel été. Les terroirs drainants (croupes de graves, coteaux) et le merlot, plus précoce, ont tiré leur épingle du jeu. Vins rouges de qualité, harmonieux et élégants. Très beaux vins blancs secs. 1993 en Bourgogne
Très beau mois d'août, ayant concentré les jus et épaissi les peaux. Année de faible rendement. Les vins rouges sont riches en couleur et en fruit, structurés par des tanins fermes. Long vieillissement garanti. 1992 à Bordeaux
Pluies en octobre perturbant les vendanges des cabernets. Le merlot domine, les vins sont charmeurs et à évolution rapide. Légère préférence pour Pomerol et Saint-Émilion. Très beaux vins blancs secs, longs et complexes. 1991 à Bordeaux
Minuscule récolte en raison d'une très sévère gelée de printemps. Les rares vignobles épargnés par le gel (notamment en bordure de Gironde) ont donné des vins classiques, proches des 1988. 1990 à Bordeaux
Millésime exceptionnel suite à un été caniculaire, le deuxième après 1989. Les vins ont une incroyable richesse de constitution, des tanins très enrobés et une acidité basse, et ce dans toutes les appellations. Les Sauternes sont également proches de la perfection. 1989 à Bordeaux
Millésime exceptionnel suite à un été particulièrement chaud et sec (les vendanges les plus précoces depuis 1893). Vins rouges somptueusement riches, opulents et confits. Dans le style des 1982 ou 1947, acidité basse et tanins de velours. Réussite exceptionnelle dans le Sauternais. 1988 à Bordeaux
Beau millésime marqué par un été sec suivi d'un très bel automne. Excellente harmonie fruit/tanins dans les Graves et le Libournais. Les vins du nord du Médoc sont plus austères. Sauternes et Barsac magnifiques de finesse et d'élégance. Grands vins blancs secs. 1987 à Bordeaux
Petit millésime du fait des pluies survenues en octobre pendant les vendanges des cabernets. Vins rouges à forte proportion merlot, tendres et charmeurs, à évolution rapide. 1986 à Bordeaux
Réussite incomparable des cabernets sauvignon. Vins exceptionnels en Médoc, puissants et tanniques, de très longue garde. Belle année également dans le Libournais pour les crus à encépagement cabernet. Sauternes et Barsac splendides. 1985 à Bordeaux
Très beau millésime, aux merlots idéalement mûrs. Vins riches et savoureux à Pomerol et Saint-Émilion. Médoc et Graves souples et fruités, aux tanins enrobés. Grands vins blancs secs. 1984 à Bordeaux
Millésime difficile, sans merlots (coulure). Seuls le Médoc et les Graves ont réussi des vins acceptables, mais manquant de gras et de rondeur. 1983 à Bordeaux
Belle année sauvée par un temps magnifique de mi-septembre à mi-novembre. Millésime favorable aux cabernets sauvignon, superbes à Margaux. Grands Sauternes, meilleurs que les Barsac. 1982 à Bordeaux
Vendanges précoces, raisins très mûrs et sucrés. Millésime exceptionnel, puissant et complexe à Pomerol (merlots parfaits), Saint-Émilion et dans le nord du Médoc, plus discuté à Margaux et dans les Graves. |