Dernières nouveautés

Du 11 au 14 juin 2019 : PREMIERS VIOLONS

• Bordeaux blanc sec : AILE D'ARGENT

Pessac-Léognan rouge : CLARENCE DE HAUT-BRION, HAUT-BRION
• Margaux : PAVILLON ROUGE, MARGAUX
Pauillac : PETIT-MOUTON, CARRUADES DE LAFITE, MOUTON-ROTHSCHILD, LAFITE-ROTHSCHILD

Pomerol : LA CONSEILLANTE, L'ÉVANGILE, L'ÉGLISE-CLINET
• Saint-Émilion : CHAPELLE D'AUSONE, FIGEAC, CHEVAL-BLANC, AUSONE

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Du 3 au 7 juin : SECONDS VIOLONS

Cette semaine aura bien été celle des (super-)seconds crus classés ou assimilés :

• Bordeaux blanc sec : SMITH-HAUT-LAFITTE

Pessac-Léognan rouge : LA CHAPELLE DE LA MISSION HAUT-BRION, SMITH-HAUT-LAFITTE, HAUT-BAILLY, LA MISSION HAUT-BRION
• Margaux : DURFORT-VIVENS
• Saint-Julien : DUCRU-BEAUCAILLOU, LÉOVILLE-LAS CASES
Pauillac : RÉSERVE DE PICHON-COMTESSE, PICHON-BARON, PICHON-COMTESSE
 Saint-Estèphe : MEYNEY (nouveau), PAGODES DE COS, MONTROSE, COS D'ESTOURNEL

Pomerol : FEYTIT-CLINET, LA VIOLETTE
• Saint-Émilion : DRAGON DE QUINTUS, LA MARZELLE (nouveau), QUINTUS

Mis à part les plus grands crus présents dans nos listes comme il se doit pour un grand millésime, 2018 a aussi été pour nous l'occasion d'intégrer dans nos sélections neuf (dont deux cette semaine) nouveaux crus ou vins, confirmations ou révélations de l'année :

- en Pessac-Léognan : Haut-Bergey blanc et Haut-Bergey rouge. Propriété réveillée en 2011 par l'arrivée du fils Paul Garcin, ex-musicien rock de la scène bordelaise. Passage instantané en culture bio, des vins d'artiste, intuitifs, immédiatement sapides, savoureux et à la forte note plaisir, blanc comme rouge.

- à Margaux : Baron de Brane. 2018 est le premier millésime où Brane-Cantenac propose en primeur son second vin, consacrant son nouveau statut de marque à part entière, résultat des incontestables progrès accomplis dans ce château depuis 15 ans.

- à Saint-Julien : Moulin de la Rose et Saint-Estèphe : Ségur de Cabanac. Deux crus bourgeois de la famille Delon (cousins de ceux de Léoville-Las Cases). Deux pépites (7,5 ha chacun) du Médoc, des vins sans fard, d'un naturel et d'un équilibre prometteur d'un vieillissement harmonieux, et surtout bien campés sur leurs terroirs (plus velouté à Moulin de la Rose, plus charnu à Ségur de Cabanac).

- à Pauillac : Haut-Bages-Libéral. Après son cru classé de Margaux, Ferrière, certifié bio depuis 2015, c'est maintenant son autre cru classé, Haut-Bages-Libéral, que Mme Villars a converti au bio (certifié au prochain millésime 2019). Les progrès sont évidents, comme l'a souligné M. Bettane « 94-95/100. Il confirme les progrès en précision et force d’expression commencés avec le 2016. Grand rapport qualité-prix probable ».

- à Saint-Estèphe : Meyney. Avec un superbe terroir (sa croupe de graves en bordure de Gironde n'a rien à envier à celle de son voisin Montrose) magnifiquement tenu, Meyney est en train de retrouver son lustre des années 1950-1970 : la vigueur et la puissance des grands Médoc dans un style très pur et raffiné. Grand avenir assuré.

- à Saint-Émilion : Grand Pontet. Comme évoqué dans la lettre de la semaine dernière, Grand-Pontet est simplement un grand terroir (sur le plateau, contigu à Beauséjour-Bécot), aux mains du régisseur-vinificateur, M. Lucin, le plus attentionné et perfectionniste qui soit.

- à Saint-Émilion : La Marzelle. Dans la continuité de la langue de graves et de sables de Figeac et Cheval-Blanc se trouve au sud La Marzelle. Depuis que ce cru a adopté la biodynamie (2015), la parenté de style avec ses deux prestigieux voisins est à chaque millésime plus évidente. Pour citer à nouveau M. Bettane « 96/100. Grand terroir, grand talent, grande année : un 2018 qui fera date et s'inscrit dans le panorama des très grands vins mondiaux de l'année. Remarquable velouté de texture rappelant les plus grands pomerols, longueur impressionnante, sans doute le meilleur de l’histoire ».

 

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Du 27 au 29 mai : DEMI-SEMAINE

Petite semaine de 3 jours tronquée par le pont de l'Ascension, avec seulement 10 nouveaux crus mais non des moindres :

• Bordeaux blanc sec : BLANC DE LYNCH-BAGES

• Margaux : GISCOURS, D'ISSAN
• Saint-Julien : LÉOVILLE-POYFERRÉ
Pauillac : LYNCH-BAGES

• Saint-Émilion : CANON-LA GAFFELIÈRE, TROPLONG-MONDOT, CLOS FOURTET, BEAUSÉJOUR DUFFAU-LAGARROSSE, LA MONDOTTE

Coup de chapeau : une mention particulière au très discret et peu médiatique Pascal Lucin. C'est lui qui, en tant que directeur technique de Grand Pontet à Saint-Émilion, est responsable de la grande forme actuelle de ce cru, soulignée par les critiques (ici). Mais aussi de son domaine personnel, Clos Louie, magnifique pépite de 2 ha en Côtes de Castillon, vignes en culture bio, en partie préphylloxériques ().

Duo de choc : dans ce millésime 2018 où priment le savoir-faire et l'intelligence des vinificateurs, le tandem Nicolas Thienpont + Stéphane Derenoncourt a fait merveille. Ce n'est pas un hasard si les châteaux qu'ils suivent comptent sans exception parmi les plus réussis de leurs appellations. Voici sur les deux rives les propriétés que nous vous proposons dirigées ou conseillées par eux :

- Médoc/Graves : Poujeaux, Larrivet Haut-Brion, Prieuré-Lichine, Talbot, Domaine de Chevalier, Smith-Haut-Lafitte

- Libournais : Puyguéraud, Alcée, Domaine de l'A, Petit-Village, La Gaffelière, Larcis-Ducasse, Pavie-Macquin, Beauséjour-Duffau, Clos Fourtet

En complément des recommandations de notre lettre du 15 mai dernier, voici les crus qui pour nous méritent une distinction particulière cette année, que ce soit pour leur qualité et/ou leur prix :

Vins blancs secsDomaine de Chevalier, magnifique 2018 d'une rondeur et d'un fondant inhabituels pour ce grand blanc connu pour sa vivacité plus souvent mordante.

Vins blancs liquoreux : Suduiraut, le plus complet des Sauternes qui, malgré une récolte minuscule, baisse son prix de 17% (même prix qu'en 2014).

Graves/Pessac-Léognan : c'est pour nous une fois de plus Malartic-Lagravière qui s'impose par sa qualité (toujours noté entre 92 et 95/100) comme par son prix (moins de 50,00 € TTC la bouteille).

Médoc/Haut-Médoc : les réussites ne manquent pas en 2018 parmi les crus bourgeois du nord du Médoc. Plutôt qu'un des classiques du secteur (Sociando-Mallet, Potensac, Clos Manou...), nous donnons cette année un coup de cœur à Charmail, privilégié par son terroir argileux.

Moulis : sans conteste Poujeaux l'emporte haut la main, supervisé par Derenoncourt (voir plus haut).

Margaux : Brane-Cantenac, au sommet de l'appellation sans être aussi rare et cher que ses voisins immédiats (Palmer, Rauzan-Ségla...).

Saint-Julien : entre la finesse de Branaire, le fruité de Lagrange et le charnu de Saint-Pierre, difficile de choisir un cru dans cette appellation où la concurrence est si rude. Nous optons cette année pour Léoville-Barton, à la fois étoffé (effet millésime) et distingué (effet terroir).

Pauillac : mis à part les premiers grands crus classés, c'est sans hésiter (et même si son prix n'est pas encore connu) Pichon-Baron qui emporte nos suffrages.

Saint-Estèphe : la puissance veloutée de Cos d'Estournel est formidable cette année. Selon son prix (à venir), le coup de coeur ira peut-être au second vin, Pagodes de Cos.

Libournais : plus qu'un cru, ce sont les appellations Fronsac et Côtes de Castillon qui doivent être spécialement distinguées en 2018. Rapports qualité/prix imbattables.

Pomerol : impossible de déterminer dès à présent une préférence à Pomerol alors qu'à peine la moitié des crus ont dévoilé leur prix.

Saint-Émilion : le coup de cœur de l'appellation revient cette année à Cheval-Blanc, mais le prix risque d'être à la hauteur du vin... Au croisement de la qualité du terroir, de la compétence de l'équipe en place et de la sagesse du prix, c'est Bellefont-Belcier qui est pour nous le plus recommandable.

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Du 20 au 24 mai : REPRISE D'ACTIVITÉ

Après la pause de la semaine dernière, la campagne "Primeurs 2018" a repris son cours cette semaine avec plusieurs grands crus classés sur toutes les appellations :

• Bordeaux blanc sec : LES ARUMS DE LAGRANGE, CAILLOU BLANC DE TALBOT, LATOUR-MARTILLAC, CARBONNIEUX, DOMAINE DE CHEVALIER

Pessac-Léognan rouge : LATOUR-MARTILLAC, CARBONNIEUX, DOMAINE DE CHEVALIER
• Médoc/Haut-Médoc : CHASSE-SPLEEN
• Margaux : BARON DE BRANE (nouveau), DU TERTRE, FERRIÈRE, CANTENAC-BROWN, BRANE-CANTENAC
• Saint-Julien : SARGET DE GRUAUD, LES FIEFS DE LAGRANGE, CONNÉTABLE DE TALBOT, LAGRANGE, TALBOT, GRUAUD-LAROSE, LÉOVILLE-BARTON
Pauillac : LACOSTE-BORIE, PÉDESCLAUX, GRAND-PUY-LACOSTE, PONTET-CANET

Pomerol : FUGUE DE NÉNIN, ROUGET, NÉNIN, PETIT VILLAGE, CLOS L'ÉGLISE
• Saint-Émilion : PETIT GRAVET AÎNÉ, CLOS SAINT-JULIEN, LA DOMINIQUE, LA GAFFELIÈRE

Tableau d'honneur : maintenant que les notes de Jacques Dupont sont parues dans Le Point (en kiosque depuis jeudi dernier), nous pouvons établir le palmarès des Bordeaux 2018 selon les 5 dégustateurs pour nous les plus avisés (Bettane, Quarin, Dupont, Revue du Vin de France, Galloni).

En retenant les 10 plus grands rouges d'après eux, on retrouve logiquement les plus grands - et plus chers - crus de Bordeaux (en gras ceux qui sont ouverts à la réservation) :

- cités 4 fois sur 5 : Ausone, Lafite-Rothschild, Lafleur, Mouton-Rothschild
- cités 3 fois sur 5 : Calon-Ségur, Cheval-Blanc, Haut-Brion, Latour, Petrus
- cités 2 fois sur 5 : Cos d'Estournel, Figeac, Léoville-Las Cases, Margaux, Pichon-Baron, Pontet-Canet, Rauzan-Ségla, Trotanoy

Mais, quand on classe les 50 plus grands rouges de chacun, apparaissent des crus sous 80,00 € HT la bouteille (prix estimatif pour ceux qui ne sont pas encore connus) qui peuvent être considérés comme les meilleurs rapports qualité/prix parmi les plus grands vins du millésime 2018 :

- cités 4 fois sur 5 : Domaine de Chevalier, La Gaffelière, Léoville-Poyferré
- cités 3 fois sur 5 : Léoville-Barton, Saint-Pierre
- cités 2 fois sur 5 : Beauséjour-Bécot, Branaire-Ducru, Brane-Cantenac, Cantenac-Brown, Clerc-Milon, Durfort-Vivens, Grand-Puy-Lacoste, Gruaud-Larose, Larcis-Ducasse, Malescot-Saint-Exupéry, Pape-Clément, Pavie-Macquin, Talbot

 

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Du 13 au 17 mai : PAUSE VINEXPO

Comme prévu, cette semaine étant occupée par Vinexpo Bordeaux et ses nombreuses manifestations connexes, aucun nouveau cru bordelais n'est apparu (à deux belles exceptions près). Heureusement, deux producteurs hors Bordeaux en ont profité pour proposer leurs 2018 : 

Rive Droite/Libournais : DOMAINE DE L'A
• Saint-Émilion : ROCHEYRON

Vallée du Rhône : TARDIEU-LAURENT

Espagne : DOMINIO DE PINGUS

2018 en vallée du Rhône : à nouveau un grand millésime, le 4ème consécutif après 2015, 2016 et 2017, mais dans un profil inversé où ceux du sud sont plus frais et moins riches en alcool que d'habitude tandis que ceux du nord affichent une richesse et une onctuosité plus sudiste.
- dans le sud, la récolte est faible du fait des grenaches décimés par le mildiou au printemps. Niveau qualitatif et race comparables à 2015 sur Châteauneuf, Gigondas, Rasteau, etc. Grande réussite des mourvèdres (superbe Bandol).
- dans le nord, les syrahs parfaitement mûrs ont donné des vins séducteurs aux tannins veloutés. Ils évolueront assez vite et le charme sera au rendez-vous. À mi-chemin en style entre 2009 et 2010. À noter une nouvelle cuvée de blanc, Crozes-Hermitage Vieilles Vignes, 100% marsanne de plus de 50 ans.

2018 en vallée du Duero : même météorologie qu'à Bordeaux avec un printemps arrosé et un été sec. En vendangeant vite et tôt (du 26 septembre au 8 octobre), Peter Sisseck a évité les dangers du millésime (alcool trop élevé et dureté des tanins). Grâce à ses extractions douces, ses vins sont spécialement aromatiques et très fins, à nul autre pareil en Ribera del Duero cette année.

2018 à Bordeaux : nous avons publié le 15 mai notre commentaire général sur le millésime en Gironde : ici.

 

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Du 6 au 10 mai : EN TROMBE !

VINEXPO, le grand rassemblement mondial des vins et spiritueux, se tenant à Bordeaux du 13 au 16 mai, un grand nombre de Châteaux se sont dépêchés de proposer leur 2018 avant la coupure de la semaine prochaine. Voici la trentaine de crus retenus cette semaine :

• Bordeaux blanc sec : VIRGINIE DE VALANDRAUD, LARRIVET HAUT-BRION, CLÉMENTIN DE PAPE-CLÉMENT, PAPE-CLÉMENT

Pessac-Léognan rouge : CLÉMENTIN DE PAPE-CLÉMENT, LARRIVET HAUT-BRION, PAPE-CLÉMENT
• Médoc/Haut-Médoc : POUJEAUX
• Margaux : PRIEURÉ-LICHINE, MALESCOT SAINT-EXUPÉRY
• Saint-Julien : MOULIN DE LA ROSE (nouveau), LALANDE-BORIE, GLORIA, LA CROIX DUCRU-BEAUCAILLOU, SAINT-PIERRE, BEYCHEVELLE
Pauillac : D'ARMAILHAC, DUHART-MILON ROTHSCHILD, CLERC-MILON
 Saint-Estèphe : SÉGUR DE CABANAC (nouveau), MARQUIS DE CALON-SÉGUR, HAUT-MARBUZET, CALON-SÉGUR

Rive Droite/Libournais : REYNON, LA VIEILLE CURE, D'AIGUILHE 
• Saint-Émilion : CÔTE DE BALEAU, GRAND-PONTET (nouveau), FOMBRAUGE, POESIA, BARDE-HAUT, VIRGINIE DE VALANDRAUD, CLOS DE L'ORATOIRE, LARCIS DUCASSE, PAVIE-MACQUIN, VALANDRAUD

Calon-Ségur : en raison d'une récolte réduite (mildiou+sécheresse) et d'un vignoble en pleine restructuration (arrachage+replantation), les volumes alloués par le château en 2018 sont les plus faibles depuis 2012, nous contraignant à grand regret à n'offrir ce vin qu'aux seuls acheteurs de 2017. Si tel est votre cas, n'hésitez pas à nous contacter avant fin mai 2019.

Critiques présents : beaucoup de notes sur les Bordeaux 2018 sont maintenant parues et, comme attendu, elles sont excellentes voire exceptionnelles. Pour chaque cru, vous avez sur notre site les notes et commentaires (partiels) des dégustateurs que nous estimons les plus pertinents et dont les avis recoupent le plus souvent les nôtres :
- Michel Bettane, en accès libre sur www.mybettanedesseauve.fr,
- La Revue du Vin de France, numéros de mai (déjà en kiosque) et de juin (à paraître mercredi 29 mai),
- Jacques Dupont, dans le magazine Le Point, en kiosque jeudi 23 mai,
- Jean-Marc Quarin, sur abonnement sur www.quarin.com,
- Antonio Galloni, sur abonnement sur www.vinous.com.

Critiques absents : trois critiques, dont nous vous faisions part les années passées, ne sont pas cités :
- Neal Martin, sur abonnement sur www.vinous.com, ne viendra goûter les 2018 à Bordeaux qu'en septembre prochain et nous ne manquerons pas de vous donner ses appréciations dès qu'elles paraîtront (en fin d'année),
- Bernard Burtschy, excellent dégustateur pendant 30 ans à La Revue du Vin de France, Gault-Millau et Le Figaro, a aujourd'hui pris sa retraite,
- The Wine Advocate, décimé depuis la retraite de Robert Parker puis le départ de MM. Galloni et Martin, n'a plus à notre avis l'expertise passée.

 

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Du 29 avril au 3 mai : MONTÉE EN GAMME

La campagne "Primeurs 2018" poursuit sur sa lancé, avec une vingtaine de crus sélectionnés cette semaine dont plusieurs grands crus classés tout en restant à un prix intermédiaire entre 2016 et 2017 :

• Bordeaux blanc sec : HAUT-BERGEY (nouveau), MALARTIC-LAGRAVIÈRE
• Barsac/Sauternes : SUDUIRAUT

Pessac-Léognan rouge : HAUT-BERGEY (nouveau), MALARTIC-LAGRAVIÈRE
• Médoc/Haut-Médoc : MILLE-ROSES, FONRÉAUD, SOCIANDO-MALLET
• Margaux : DEYREM-VALENTIN, SIRAN
• Saint-Julien : LANGOA-BARTON, BRANAIRE-DUCRU, CLOS DU MARQUIS
Pauillac : FONBADET, HAUT-BAGES-LIBÉRAL (nouveau)
 Saint-Estèphe : ORMES DE PEZ

Rive Droite/Libournais : LA MAURIANE, LES TROIS CROIX
Pomerol : MAZEYRES, BELLEGRAVE, GAZIN, CLINET
• Saint-Émilion : FONROQUE

Voici en détail les trois événements climatiques à retenir pour les Bordeaux 2018, deux ont affecté les quantités et un concerne la qualité :

• après un hiver (décembre-février) bien plus pluvieux que la norme (+26%) est survenu un mois de mars particulièrement arrosé : 113 mm pour une moyenne trentenaire de 65 mm. Les sols étaient détrempés, favorisant le départ en végétation de la vigne mais aussi et surtout du mildiou. De mémoire de vigneron girondin, jamais il n'avait été rencontré une aussi forte et aussi longue (jusqu'en juillet) pression de ce champignon qui s'attaque dans un premier temps aux feuilles puis aux grappes. Les vignobles en culture biologique ont été lourdement impactés, surtout ceux moins expérimentés en cours de conversion, mais également ceux en culture conventionnelle. Il suffisait d'un ou deux jours de retard dans un traitement pour que les dégâts soient importants).

• second événement, de violents orages de grêle très localisés mais dévastateurs pour les propriétés concernées :
  - le 26 mai sur Pessac-Léognan (Pape-Clément...) et sud Médoc (Cantemerle, La Lagune...),
  - le 15 juillet sur Sauternes (Fargues, Guiraud, Rieussec...) et à nouveau le sud Médoc.

• troisième événement, le plus important car il a façonné le profil du millésime 2018, est la bascule météo de la mi-juillet. À partir du 17 juillet, l'été s'est installé et n'a plus quitté la Gironde jusqu'à fin octobre : 15 semaines continues d'un temps chaud (+2,8°C par rapport à la norme, 26 jours à plus de 30°C) et incroyablement sec : en 3 mois il est tombé à peine le quart des pluies habituelles (58 mm au lieu de 210 mm). Avec un mois de septembre pratiquement sans eau (3,2 mm au lieu de 80 mm), la météo des vendanges fut sans nuages, permettant à chacun, en blanc comme en rouge, de vendanger à son aise et selon ses choix.

Hors Bordeaux, le Domaine Jean CHARTRON vient de proposer ses 2018 en primeur :

• Bourgogne blanc :
  - trois appellations village en Rully, Savigny-les-Beaune et Meursault,
  - quatre 1ers crus sur Puligny-Montrachet et Saint-Aubin,
  - deux grands crus Bâtard-Montrachet et Chevalier-Montrachet.

Après plusieurs années de disette (gel, grêle...), la Côte de Beaune a retrouvé le sourire en 2018 avec une récolte enfin complète, aux raisins dorés, mûrs et parfaitement sains. Les vins, riches et pulpeux, ont des fruités très expressifs sur des structures gourmandes. À l'opposé de la vivacité des 2014 ou 2010, plus proches en style des 2000 ou 1990.

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Du 15 au 26 avril : COUP D'ENVOI

Dès la mi-avril et sans attendre Pâques, Angélus a donné le coup d'envoi de la campagne "Primeurs 2018", suivi depuis par nombre de crus. Ainsi, ce sont déjà 35 crus présents sur nos listes alors que nous sommes seulement fin avril :

• Bordeaux blanc sec : DOISY-DAËNE sec, CLOS FLORIDÈNE
• Barsac/Sauternes : CARMES DE RIEUSSEC, DOISY-DAËNE, COUTET, LAFAURIE-PEYRAGUEY

• Graves rouge : CLOS FLORIDÈNE
• Médoc/Haut-Médoc : DU RETOUT, PETIT MANOU, MAUVESIN BARTON, BELLE-VUE, CHARMAIL, PETIT-VERDOT by BELLE-VUE, CLÉMENT-PICHON (nouveau), CLOS MANOU, POTENSAC, LA TOUR CARNET
• Margaux : LA TOUR DE MONS, LA GURGUE
 Saint-Estèphe : TOUR DES TERMES

Rive Droite/Libournais : PUYGUÉRAUD, ALCÉE, LA CHENADE, DALEM, MONTLANDRIE, HAUT-CARLES, LES CRUZELLES, CLOS DE BOÜARD, LA FLEUR DE BOÜARD, CLOS LOUIE
Pomerol : LA PETITE ÉGLISE
• Saint-Émilion : MOULIN SAINT-GEORGES, BELLEFONT-BELCIER, CARILLON D'ANGÉLUS, ANGÉLUS

Nous détaillerons plus longuement dans les prochaines lettres les circonstances particulières du millésime 2018 en Bordelais mais voici en quelques lignes les points essentiels qui ont façonné ce millésime pour les vins rouges :

Météo
- printemps très humide jusqu'à mi-juillet, responsable d'un mildiou d'autant plus ravageur dans les propriétés bio (ou en conversion),
- à partir de la mi-juillet, une météo durablement chaude et sèche jusqu'à fin octobre, donnant des raisins concentrés, à peaux épaisses, et des vendanges sereines.

Qualité
- indiscutablement, 2018 est un très grand millésime pour les Bordeaux rouges, globalement du niveau de 2015 et un cran en-dessous de 2016.
- mais, à la différence de 2015 et 2016, 2018 est très hétérogène, des vins exceptionnels (fruité savoureux, profondeur et densité de chair) côtoyant d'autres déséquilibrés (tanins durs, degré alcoolique élevé), ceci dans toutes les appellations et pour tous les cépages.
- 2018 donnera des vins "sérieux", riches et tanniques donc de longue garde. Passé les charmes de leur première jeunesse dans l'année qui suivra la mise en bouteille, ils se refermeront et devront être attendus une bonne dizaine d'année (voire plus...).

Quantité
- le mildiou du printemps, puis les orages de grêle de juin-juillet puis la sécheresse de l'été expliquent une récolte 2018 finalement assez faible en Gironde (5 millions d'hectolitres), plaçant 2018 derrière 2016 (6 Mhl), 2015 (5,5 Mhl) et 2014 (5,4 Mhl).

Prix
- nous ne sommes qu'au début de la campagne mais il est aisé de deviner le prix des 2018 en primeur, entre le prix (plafond) de 2016 et celui (plancher) de 2017. Le prix des 2015 en primeur il y a 3 ans est à nos yeux un bon compromis, ceux qui voudront y déroger devront avoir de solides arguments qualitatifs.

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