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Autodidactes, Jean-Luc Thunevin et son épouse Murielle ont fait leurs débuts dans le vignoble bordelais en achetant une minuscule parcelle de 0,6 hectares à Saint-Émilion, à proximité de Pavie-Macquin. Produit en quantités infimes, vinifié avec les moyens du bord mais des soins attentifs et méticuleux, Valandraud n'a pas tardé à faire parler de lui, au point de donner naissance au mouvement des "vins de garage" dans les années 90.
Désormais doté d'un vignoble de près de 11 hectares sur les terroirs calcaires plus frais de Saint-Etienne de Lisse (en bordure est de l'appellation) et d'un chai bioclimatique permettant des vinifications gravitaires, Valandraud est un premier grand cru classé à part entière, dans le style hédoniste et gourmand qu’il partage avec Troplong-Mondot.
J-M Quarin : 98/100 « Délicat en entrée de bouche, aromatique comme jamais au milieu, avec un gras fin parcourant le palais, le vin évolue juteux, noble et puissant sur un des grains de tanin les plus nuancés jamais vus dans ce cru. Grande puissance savoureuse. »
Bettane+Desseauve : 97-98/100 « Profondeur vertigineuse au nez, attaque crémeuse et satinée, tannin profond et frais : il assume son style hédoniste tout en gagnant en raffinement. »
Vinous (A. Galloni) : 96-99/100 « Valandraud 2025 est à couper le souffle. Il s'agit du premier millésime élaboré conjointement par Jean-Luc Thunevin et Marie Lefévère. Il marque ainsi une passation de pouvoir, maintenant que Marie Lefévère et son mari, Christophe, ont pris le contrôle total du domaine après avoir détenu pendant de nombreuses années une participation minoritaire. Vibrant et explosif au nez, le Valandraud 2025 offre un mélange exotique de fruits bleus foncés et violacés, de lavande, d'épices et de moka. On y trouve une précision magnifique, due en grande partie à la finesse des tanins. Le 2025 est tout simplement magnifique. »
Vinous (N. Martin) : 94-96/100 « Valandraud 2025 [...] présente un nez intense aux arômes de cerise noire, de cassis et de violette, plus franc que celui de la Virginie de Valandraud mais peut-être légèrement moins précis. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins légèrement granuleux, très bien équilibrée et dotée d’une belle profondeur de fruit, plus épicée que la Virginie en fin de bouche. Bonne tenue, supérieure à celle de la Virginie, ce vin nécessitera trois à cinq ans de vieillissement en bouteille, mais il présente un grand potentiel. »
La Revue du Vin de France : 93-95/100 « Un léger changement de style, gagnant en épure, bien que conservant le moelleux de milieu de bouche et des tanins veloutés. L’ensemble est une vraie réussite grâce à un gain d’éclat de fruit. »