
8ème semaine 15-19 juin : TOUCHE FINALE
À côté de ce vin iconique, le millésime 2025 offre surtout une multitude de vins dont le rapport qualité‑prix s’impose avec évidence : certains crus sont bien moins chers que leur niveau de prix habituel, tandis que d'autres possèdent cette année un supplément de chair, de profondeur et d’éclat offert à prix raisonnable.
En effet, si nous considérons que 2022 est le meilleur millésime récent, tandis que 2024 est sans conteste le millésime le moins cher, 2025 pourrait parfaitement remporter la palme de "millésime des bonnes affaires" devant 2019, comme l'a titré la Revue du Vin de France « Avec une hausse très modérée ou une stabilité de leurs prix, les crus bordelais présentent un grand millésime [2025], le moins cher depuis 15 ans, ce qui en fait une très belle affaire ».
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2025 vs 2019
Alors que la qualité générale du millésime 2025 est supérieure à celle du millésime 2019, les niveaux de prix sont en revanche pratiquement identiques : sur l'ensemble des vins de Bordeaux que nous proposons en Primeurs 2025, la variation de prix moyenne avec le millésime 2019 est de seulement +3% hors inflation (l'indice des prix à la consommation a augmenté de 16,2% sur la période, source INSEE).
Au total, pas moins de 71 crus ont proposé leur millésime 2025 à un prix inférieur ou égal à 2019, et parmi ceux-là, 14 crus ont un prix au moins 15% inférieur à celui de 2019 (toujours hors inflation) :
• -48% à L'If (St-Émilion)
• -25% à La Mondotte (St-Émilion)
• -23% à Cos d'Estournel (St-Estèphe)
• -21% à Ducru Beaucaillou et Léoville Las Cases (St-Julien), Vieux Certan (Pomerol), La Dominique (St-Émilion)
• -20% à La Mission Haut Brion (Pessac-Léognan rouge), Pavillon Rouge (Margaux)
• -19% à Carruades de Lafite (Pauillac)
• -17% à Lafite Rothschild (Pauillac)
• -16% à Gruaud Larose (St-Julien), Clos Fourtet et Ausone (St-Émilion)
Pour ces vins, 2025 est, de loin, le millésime le plus abordable parmi les très grands millésimes récents. Pour certains (Mission Haut-Brion, Cos d'Estournel, La Mondotte et Ausone), le millésime 2025 est même a minima 30% moins cher que le millésime 2015 !
Ainsi, 2025 est une excellente occasion d'acquérir de prestigieux crus classés, dans un millésime exceptionnel et à moindre coût. Comme le souligne Jérôme Baudouin rédacteur en chef de la Revue du Vin de France, « c’est le millésime qu’il ne faut pas louper pour remplir sa cave » !
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Prix / Plaisir
À chaque millésime et pour chaque appellation, il y a toujours plusieurs crus qui se distinguent en étant soit bien moins chers que d'autres aussi bons, soit meilleurs que d'autres pourtant au même prix, ou tout simplement d'un niveau bien supérieur à ce que leur prix laisse présager.
Nous mettons en avant ces vins dans notre rubrique "Prix / Plaisir" (onglet en haut de page Primeurs 2025), qui rassemble selon nous les (très) nombreuses bonnes affaires du millésime :
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Les absents...
Enfin, cette dernière semaine est l'occasion de revenir sur les crus, pourtant habituels en primeur mais que vous ne trouverez pas cette année car ils n'ont pas participé aux Primeurs 2025. Ceci pour plusieurs (plus ou moins bonnes) raisons :
• soit parce qu'ils ont estimé que, par manque de volume, ils ne produiraient pas leur vin en 2025 : Pibran (inclus dans Les Griffons de Pichon Baron), Le Petit Cheval (inclus dans Cheval Blanc), Chapelle d'Ausone (inclus dans Ausone)...• soit parce qu'ils ont préféré attendre la mise en bouteille dans 18 mois : G d'Estournel, Croix de Ducru-Beaucaillou, Puyguéraud...
• soit parce qu'ils ont décidé de ne plus participer aux ventes en primeur (idem Latour et Yquem) : Lilium de Climens (blanc sec), Climens (Barsac), Mazeyres (Pomerol), Fonroque (St-Émilion)...
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7ème semaine 8-12 juin : FIN DES MISES EN MARCHÉ
Avec les nombreuses sorties de cette semaine, la mise en marché des Bordeaux 2025 en primeur touche à sa fin (il ne nous manque plus que Le Pin à Pomerol) :
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Bordeaux blancs secs 2025
Les Bordeaux blancs secs 2025 sont à peu de choses près au même prix que 2024 (+2,1%) et 2023 (-0,2%), inférieurs à 2022 (-6,9%).
En comparaison avec 2022, 4 châteaux se démarquent par leur baisse de prix :
• -27% à Latour Martillac blanc
• -15% à Caillou Blanc de Talbot
• -14% à Domaine de Chevalier blanc
• -13% à Cos d'Estournel blanc
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Bordeaux blancs liquoreux 2025
Année après année, et une fois de plus en 2025, le prix des blancs liquoreux ne varie pratiquement pas : +3,9% vs 2024, +3,7% vs 2023, -2,3% vs 2022.
Deux cas particuliers dans notre sélection de Sauternes :
• Coutet qui, malgré sa qualité et son statut de 1er grand cru classé, reste à nouveau un des moins chers de l'appellation (39,00 € la bouteille).
• Guiraud qui est le seul Sauternais a nettement augmenter son prix cette année : +18% vs 2024 et 2023, la certification bio a un prix !
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Bordeaux rouges 2025
Le monde des Bordeaux rouges recouvrant des situations et contextes très variés, nous segmentons notre analyse des prix en trois catégories : ceux à plus de 100 € la bouteille, ceux entre 50 € et 100 €, ceux entre 25 € et 50 €.
Nous ne parlerons pas ici des crus à moins de 25 € la bouteille, dont le prix de vente correspond peu ou prou à leur prix de revient et qui, de fait, sont à prix quasi stables d'année en année.
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ceux à plus de 100 € la bouteille
Cette tranche comprend les stars de chaque appellation : 1ers grands crus classés, super-seconds et assimilés, soit 27 crus cette année. En moyenne, les prix 2025 sont en hausse (+9,5%) vs 2024, mais en baisse sensible vs 2023 (-16,8%), encore plus marquée vs 2022 (-39,9%).
Bien sûr, ce sont les crus les plus chers qui disposent d'une plus large marge à la baisse. En comparaison avec 2022, 7 châteaux se démarquent par une baisse de prix avoisinant 50% :
• -58% à Léoville Las Cases (St-Julien)
• -55% à Cos d'Estournel (St-Estèphe) et Figeac (St-Émilion)
• -52% à Ducru Beaucaillou (St-Julien) et Vieux Château Certan (Pomerol)
• -47% à Haut Brion (Pessac-Léognan)
• -45% à La Mission Haut Brion (Pessac-Léognan)
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ceux entre 50 € et 100 € la bouteille
Cette tranche, 35 crus cette année, recouvre les crus classés parmi les plus en vue du moment, pouvant pour certains égaler ceux de la catégorie supérieure. En moyenne, les prix 2025 sont en hausse modérée (+7,0%) vs 2024, en baisse vs 2023 (-12,6%), plus marquée vs 2022 (-32,5%).
En comparaison avec 2022, 8 châteaux se démarquent par une baisse de prix supérieure à 40% :
• -50% à L'If (St-Émilion)
• -47% à Haut-Bailly (Pessac-Léognan)
• -45% à Clinet (Pomerol)
• -43% à La Chapelle de la Mission Haut Brion (Pessac-Léognan) et Rauzan-Ségla (Margaux)
• -42% à Smith Haut Lafitte (Pessac-Léognan) et Larcis Ducasse (St-Émilion)
• -41% à Clos Fourtet (St-Émilion)
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ceux entre 25 € et 50 € la bouteille
Cette tranche est la plus représentée dans notre sélection 2025 avec 47 crus, grands crus classés, crus bourgeois et seconds vins confondus. En moyenne, les prix 2025 sont également en hausse modérée (+7,9%) vs 2024, en baisse légère vs 2023 (-5,5%), plus marquée vs 2022 (-22,0%).
En comparaison avec 2022, 8 châteaux se démarquent par une baisse de prix supérieure à 30% :
• -44% à Clos du Marquis (St-Julien)
• -37% à Domaine de Chevalier (Pessac-Léognan) et Lafon Rochet (St-Estèphe)
• -35% à Pédesclaux (Pauillac)
• -34% à Malescot Saint-Exupéry (Margaux)
• -32% à Saint-Pierre (St-Julien)
• -31% à Issan (Margaux) et Les Pagodes de Cos (St-Estèphe)
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en conclusion
En premier lieu, nous constatons que pratiquement tous les grands crus bordelais ont cette année « joué le jeu » avec des prix attractifs, le plus souvent similaires à ceux du millésime 2024, voire spectaculaires : Cos d'Estournel 2025 est au même prix que son 2014, Grand Puy Lacoste 2025 est au même prix que son 2011, La Mondotte 2025 est le moins cher depuis 2008... ceci sans tenir compte de l'inflation entre-temps.
Prix d'autant plus attractifs qu'il s'agit d'un grand millésime 2025 (cf. les notes et commentaires des critiques) et que les rendements ont été notoirement faibles, en moyenne un bon tiers de moins qu'une récolte normale (château Margaux a déclaré que 2025 était leur plus petit millésime en volume depuis... 1856 !).
Sans aller jusqu'à imaginer que « la peur est bonne conseillère », les producteurs bordelais ont réagi aux inquiétudes économiques et géopolitiques actuelles, comme ils l'avaient fait pour les millésimes 2019 (crise Covid) et 2008 (crise bancaire), deux millésimes qui se sont révélés être d'excellentes opportunités en primeur. Tout nous porte à croire que 2025 suit le même chemin.
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6ème semaine 1er-5 juin : REDÉMARRAGE
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5ème semaine 25-29 mai : DANS L'ŒIL DU CYCLONE
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Rhône 2025
Tardieu-Laurent
En 2025, la vallée du Rhône a connu une météorologie comparable à celle de Bordeaux :
• juillet et août continuellement chauds et secs jusqu'aux deux vagues pluvieuses et salvatrices les 27-28 août et 31 août-1er septembre. Ces pluies ont relancé les maturités, regonflé les baies, affiné les peaux et assoupli les structures tanniques.
• un mois d'août aux nuits assez fraîches (18,4°C de moyenne mensuelle à Avignon), permettant aux raisins blancs et rouges de préserver une acidité de bon aloi.
Les vendanges ont démarré tôt (3 septembre) et se sont déroulées durant 3 semaines sous une météo idéale... jusqu'au déluge du 21 septembre (125 mm de pluie à Avignon, 40 mm en Côte-Rôtie) qui a clos les vendanges.
Les vins blancs secs 2025 sont expressifs, vifs et fruités à souhait. Mais les quantités produites sont très faibles, seulement 5 barriques pour les Crozes-Hermitage et Saint-Joseph blancs de Tardieu-Laurent (contre 10 à 15 habituellement).
Tous les vins rouges, du nord au sud de la Vallée du Rhône montrent une douceur tannique rare, attestant de la parfaite maturité des raisins (grâce à l'ensoleillement généreux de l'été), sans dureté ni sècheresse (grâce aux pluies fin août). Ce velouté est pour nous la marque du millésime 2025 pour les rouges de la Vallée du Rhône.
Les syrah du nord ont donné des vins concentrés, très fruits noirs (mûre, myrtille), sans être stricts. Ces vins rappellent le millésime 2015 par leur maturité, en plus fruités, plus veloutés et plus frais.
En Rhône méridional, la partie sud de l'AOP Châteauneuf du Pape, sur des terres légères et drainantes, a incontestablement souffert de la sécheresse estivale, empêchant Michel et Bastien Tardieu de produire cette année leur fameuse Cuvée Spéciale (100% grenache). Ailleurs (secteur nord de Châteauneuf et appellations voisines Gigondas, Vacqueyras, Rasteau...), 2025 est un grand millésime offrant des vins équilibrés, simultanément riches et frais, séduisants et sapides.
Pour mémoire, nous ne sélectionnons en primeur dans leur gamme que les meilleures cuvées, quasi toutes baptisées "Vieilles Vignes" (voire 'très vieilles vignes' tel le Cornas V.V. issu de syrah/serine âgées de 80 à plus de 100 ans !).
Malgré l'étroitesse des volumes produits en 2025, Tardieu-Laurent a pour la 3ème fois reconduit les prix de l'année précédente sur l'ensemble de ses cuvées. En résumé, leurs prix sont inchangés depuis le millésime 2022. Au sein de la Vallée du Rhône connue auprès des amateurs comme une terre de prédilection pour ses excellents rapports qualité-prix, Tardieu-Laurent prouve une fois de plus qu'il fait partie des producteurs les plus raisonnables de la région.
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Espagne 2025
Dominio de Pingus
Côté météo, le millésime 2025 en Ribera del Duero se résume en deux points essentiels :
• un printemps 2025 particulièrement arrosé (station de Valladolid : +61% en mai, +47% en juin), avec deux conséquences : un mildiou insistant et une floraison sensiblement perturbée (coulure),
• un été chaud et sec dans la norme mais suivi d'une arrière-saison remarquablement ensoleillée et sèche (rigoureusement aucune pluie du 13 juillet au 18 octobre).
Fidèle à son habitude et à sa sensibilité, Peter Sisseck a adapté ses pratiques aux circonstances de l'année :
- des vendanges débutées très tôt, le 3 septembre, pour ne pas aller au-delà des 13°-13,5° d'alcool potentiel que les raisins titraient déjà,
- des fermentations conduites à très basse température (autour de 22°C, alors que des fermentations sont considérées à basse température quand elles sont menées à 25°C),
- des extractions réduites (en 2025, les remontages sont à peine le tiers de ce qu'ils étaient il y a 10 ans),
- dans l'élevage, une part accrue de foudres (500 litres et plus) afin de limiter l'apport aromatique et tannique du bois.
Comme l'a écrit Peter Sisseck « 2025 n'est pas un millésime qui cherche à impressionner par l'excès, mais par la précision ». Il se dégage de ses 3 vins une harmonie et une fraîcheur étonnantes sous ces latitudes, mises en valeur par une bonne concentration et un bel équilibre chair/acidité. Peter Sisseck est certainement, dans l'esprit et les pratiques, le plus bourguignon des producteurs espagnols !
La petite proportion de grenache (10%) dans l'assemblage des P.S.I. et Flor de Pingus leur apporte de la souplesse et un caractère plus avenant. Pingus, 100% vieilles vignes de tempranillo, montre une droiture et une longueur qui lui permettra de tutoyer à nouveau les sommets (les deux derniers millésimes mis en bouteille, 2021 et 2022, ont obtenu 98/100 et 99/100 chez Vinous).
Enfin, même si les volumes sont réduits en 2025, le prix des 3 vins reste rigoureusement inchangé par rapport à l'an dernier.
4ème semaine 18-22 mai : BOUSCULADE
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Bordeaux 2025
l'avis de Bettane+Desseauve
Devançant de quelques jours la Revue du Vin de France (en kiosque le 27 mai, nous vous en parlerons la semaine prochaine), c'est l'équipe d'En Magnum, autour de Michel Bettane et Thierry Desseauve qui vient de livrer son éclairage sur les Bordeaux 2025.
Sous le titre "Bordeaux change de langage", ils notent que « Dans une année chaude et sèche, le vignoble bordelais est parvenu à préserver dans ses vins rouges et blancs de la fraîcheur, de la précision et de la lisibilité. Les grands 2025 impressionnent moins par leur puissance que par leur texture et leur équilibre. Les tannins apparaissent satinés à Pomerol, crayeux à Saint-Émilion, suaves à Margaux, minéraux à Pauillac ou encore salins à Pessac-Léognan. Ce vocabulaire nouveau illustre parfaitement l’évolution stylistique des vins de Bordeaux, dont les vins profitent d’une viticulture plus précise, d’élevages plus intégrés, au profit d’expressions de terroirs toujours plus lisibles ».
11 crus occupent les 3 premières marches de leur podium 2025 :
• 99/100. Latour, Petrus, Ausone
• 98-99/100. Léoville Las Cases, Lafleur, Trotte Vieille
• 98/100. Lafite Rothschild
La Conseillante, Angélus, Figeac, Pavie
Après les plus grands crus qui, comme attendu, trustent les premières places de leur classement, voici par appellation les "réussites parmi les plus notables" pour eux :
• Sauternes. « Suduiraut déploie une profondeur aristocratique impressionnante et confirme son statut parmi les références absolues du millésime. À Barsac, Coutet impressionne par son classicisme exemplaire et son caractère aromatique. »
• Pessac-Léognan blanc. « Domaine de Chevalier signe l’un des très grands vins blancs du millésime grâce à une expression aromatique très complexe dans un registre particulièrement minéral. »
• Pessac-Léognan rouge. « L’une des sensations de cette campagne En Primeur 2025 reste incontestablement Les Carmes Haut-Brion, d’un raffinement suprême, par sa texture veloutée et son immense précision aromatique. »
• Margaux. « Parmi les propriétés les plus impressionnantes cette année, Giscours marque nos dégustateurs par son ampleur et sa profondeur aromatique, tandis que Brane-Cantenac confirme son exceptionnel niveau de régularité avec un vin harmonieux et d’une grande finesse. »
• Saint-Julien. « Langoa-Barton impressionne par son rapport émotion-prix exceptionnel et, parmi les propriétés les plus convaincantes cette année, Branaire-Ducru confirme son nouveau très haut niveau de précision et d’élégance. »
• Pauillac. « Le millésime révèle la très grande forme de Pichon Baron, puissant et racé, ainsi que l’élégance remarquable de Pichon-Longueville Comtesse de Lalande. Pontet-Canet confirme enfin son identité singulière avec un vin d’une grande sincérité d’expression et d’un naturel très séduisant. »
• Saint-Estèphe. « Phélan-Ségur est une des grandes sensations du millésime, au niveau des meilleurs crus classés du millésime grâce à sa complexité, son équilibre et son immense noblesse d’expression dans ce millésime. Toujours aussi recommandables pour leur rapport qualité-prix, Meyney qui confirme son statut de valeur sûre grâce à sa profondeur et son énergie naturelle, ou Capbern qui impressionne par son niveau remarquable et sa grande accessibilité stylistique. »
• Pomerol. « La Conseillante signe l’un des très grands vins du millésime grâce à un raffinement exceptionnel et à une tension maîtrisée. La Violette atteint un niveau particulièrement spectaculaire grâce à son toucher de tannin et à sa finale grandiose. »
• Saint-Émilion. « Le millésime révèle également la très grande forme de Canon, dont le grain de tannin et l’étirement de bouche comptent parmi les plus impressionnants du millésime. Grande réussite également pour Troplong-Mondot qui confirme avec un vin concentré, élégant et particulièrement harmonieux. »
Nous reproduisons sur notre site leurs notes et commentaires pour tous les 2025 sélectionnés et, si vous souhaitez en savoir plus, l'intégralité de leurs dégustations (500 vins) est disponible en libre accès sur Internet : Bettane+Desseauve Cahier Spécial Primeurs 2025.
3ème semaine 11-15 mai : CAVALCADE
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Bordeaux 2025
l'avis de Neal Martin
Après Antonio Galloni, c'est son collègue de Vinous, Neal Martin, qui a livré cette semaine son verdict sur les Bordeaux 2025. Chacun ayant organisé de son côté ses visites et dégustations à Bordeaux courant avril, leurs notes et commentaires sont différents, donnant deux éclairages distincts sur le millésime 2025.
Pour autant, l'appréciation générale de Neal Martin rejoint celle d'Antonio Galloni « 2025 ressemblait à 2022 jusqu'à ce que le temps change en août, donnant naissance à des vins de style plus classique. Les profils fruités penchent davantage vers le noir que le rouge. La fraîcheur est omniprésente ; l'acidité est plus vive grâce à des pH plus bas que prévu, ce qui confère aux meilleurs vins de l'éclat. Et hourra ! les degrés d'alcool sont plus bas. Le millésime 2025 est une version plus sobre et plus précise de 2010, remodelée par les conditions climatiques ».
19 crus occupent les 3 premières marches de son podium 2025 :
• 98-100/100. Haut-Brion, Lafite-Rothschild, Montrose
• 97-99/100. Latour, Lafleur, Petrus
• 96-98/100. Lafaurie-Peyraguey, Suduiraut
Haut-Bailly, Léoville Las Cases, Lynch-Bages, Margaux
Ausone, Canon, Clinet, Figeac, L'Église-Clinet, L'Évangile, Troplong-Mondot
Voici ses préférés par appellation :
• Sauternes. « La pureté des fruits botrytisés met en valeur les vins les plus exceptionnels, notamment Suduiraut, Lafaurie-Peyraguey, Doisy-Daëne, Coutet et Guiraud (Yquem et Climens ne présentent plus leurs vins en primeur). »
• Pessac-Léognan blanc. « La Mission Haut-Brion l'emporte, devant Smith Haut Lafitte (fait inhabituel pour ce millésime, le blanc y est meilleur que le rouge) »
• Pessac-Léognan rouge. « Haut-Brion mène le bal, Haut-Bailly est l’une des meilleures cuvées que j’ai dégustées en barrique, un vin complet, sans le moindre défaut. »
• Margaux. « L'un des aspects réjouissants de ce millésime réside dans la qualité impressionnante qui caractérise l'ensemble de l'appellation Margaux. Château Margaux 2025 figurera parmi les grands vins de l'ère Philippe Bascaules [directeur général depuis 2017]. Sur la lancée de son phénoménal 2022, Brane-Cantenac poursuit sa série de succès, tandis que Rauzan-Ségla et Cantenac-Brown sont tous deux splendides. »
• Saint-Julien. « Léoville Las Cases et Léoville-Poyferré sont sublimes et constituent sans doute les vins phares. J'ai également beaucoup apprécié Beychevelle, tout comme Lagrange, toujours aussi fiable et d'un bon rapport qualité-prix. »
• Pauillac. « Lafite-Rothschild se distingue et figure parmi les meilleurs vins du millésime. Ailleurs, Pichon-Baron est brillant, Grand Puy Lacoste se délecte de classicisme et Lynch-Bages 2025 rivalisera avec le prodigieux 2022. »
• Saint-Estèphe. « Montrose règne en maître à Saint-Estèphe, incontestablement époustouflant. Cos d’Estournel ressemble un peu au Palmer, mais avec un peu plus de maturité et d’opulence. Sans surprise, j'ai été charmé par Ormes de Pez et Calon-Ségur. »
• Pomerol. « Petrus révèle une symétrie et une constance sans faille. Lafleur offre tout ce que l’on peut attendre de ce terroir de Pomerol, il existe également des vins exceptionnels provenant de L'Évangile, La Conseillante, Vieux-Certan et L'Église-Clinet. »
• Saint-Émilion. « Sur le plateau calcaire : Beau-Séjour Bécot, Beauséjour Duffau, Canon, Berliquet, Troplong-Mondot, Poesia et Laroque. Sur les sols plus graveleux : Cheval Blanc et Figeac. »
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2ème semaine 4-7 mai : ÉLARGISSEMENT
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Bordeaux 2025
l'avis d'Antonio Galloni
Premier à dégainer cette année, Antonio Galloni (Vinous) vient de livrer son classement et ses commentaires pour les Bordeaux 2025, concernant les près de 700 (!) Bordeaux 2025 qu'il a dégustés courant avril.
En premier lieu, il note que « Après un millésime 2024 problématique, Bordeaux rebondit avec les 2025. Il est trop tôt pour savoir où se situera 2025 par rapport aux millésimes récents les plus réputés, mais les meilleurs 2025 sont tout simplement passionnants ».
13 crus occupent les 3 premières marches de son podium 2025 :
• 98-100/100. Beau-Séjour Bécot, Canon
• 97-99/100. Domaine de Chevalier blanc
La Mission Haut-Brion rouge, Margaux, Lafite-Rothschild
L'If, La Gaffelière, Troplong-Mondot
• 96-99/100. Cos d'Estournel, Ducru Beaucaillou
Cheval Blanc, Valandraud
Voici ses préférés par appellation :
• Pessac-Léognan blanc. « Domaine de Chevalier et Pape Clément Blanc mènent le bal, suivis de près par Smith Haut Lafitte. »
• Pessac-Léognan rouge. « La Mission Haut-Brion est fabuleuse. Les Carmes Haut Brion continue d’impressionner. »
• Margaux. « Château Margaux et Palmer sont tous deux magnifiques, mais de nombreux autres vins les talonnent de près. »
• Saint-Julien. « Ducru-Beaucaillou est exceptionnel. Je pense qu’il sera l’un des vins phares du millésime. »
• Pauillac. « Pauillac regorge de grands vins en 2025. Lafite-Rothschild et Pontet-Canet sont particulièrement séduisants. »
• Saint-Estèphe. « Cos d’Estournel est magnifique. Calon Ségur est également très fin. »
• Pomerol. « La Conseillante et Petrus sont particulièrement élégants. »
• Saint-Émilion. « Beau-Séjour Bécot, Canon et Clos Fourtet sont tous exceptionnels. Troplong Mondot et La Gaffelière les talonnent de près. »
En cliquant sur les crus mis en marché, vous retrouverez in extenso les notes et commentaires d'Antonio Galloni (nous ajouterons ceux de Neal Martin (Vinous), Michel Bettane (En Magnum), Jacques Dupont (Le Point) et la Revue du Vin de France au fur et à mesure des parutions).
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1ère semaine 27–30 avril : COUP D'ENVOI
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Bordeaux 2025 : les prix
Pour les vins blancs, il est aisé de prévoir que les châteaux reconduiront à peu de chose près les mêmes prix que l'an dernier :
• les blancs secs, couleur en vogue, ont un marché en croissance mais aussi une production, donc une concurrence, qui s'élargit (2025 est la première année de la nouvelle AOP 'Médoc blanc').
• les blancs liquoreux ont pris l'habitude de rester à prix inchangé et ne devraient pas y déroger cette année, satisfaits d'une récolte de belle qualité et de belle quantité en 2025.
En revanche, plusieurs considérations amènent les producteurs de vins rouges à des hypothèses tarifaires contradictoires :
• les considérations inflationnistes
- la haute qualité des vins (bientôt relayée par les critiques) plaçant 2025 au-dessus de 2024 voire 2023,
- l'étroitesse de la récolte, pratiquement moitié d'un millésime normal.
• les considérations déflationnistes
- un environnement national et international défavorable et aux perspectives pour le moins incertaines,
- un marché des produits de luxe en contraction sur tous les continents (sauf en Afrique),
- une demande pour les vins rouges globalement en baisse dans les pays occidentaux,
- des stocks importants chez les principaux distributeurs (négociants, importateurs, grossistes...).
Dans ces conditions, il nous semble raisonnable d'envisager pour les "Primeurs 2025", en comparaison avec le prix des "Primeurs 2024" l'an dernier :
- une hausse de prix modérée (à un chiffre) pour les 20 (max.) étiquettes bordelaises statutaires qui font l'objet d'une demande internationale récurrente. Dans ce cas, le prix des "Primeurs 2025" restera inférieur au prix des "Primeurs 2023",
- une stabilité des prix (2025=2024) pour la grande majorité des crus classés. Dans ce cas, compte tenu de la réelle qualité des vins, les "Primeurs 2025" constitueront une excellente affaire.
Premier cru significatif à proposer son 2025, la mise en marché du Château Pontet-Canet avec une hausse de prix symbolique de 2,8% est de très bon augure et constitue à notre avis un lancement de campagne exemplaire pour tous les crus classés à venir. À suivre...
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