
Les prix mentionnés en primeur s'entendent hors transport mais avec TVA .
Voyez l'onglet ci-dessous "Campagne Primeurs".
Le logo "bio" signale les vins en viticulture biologique, sous réserve de certification officielle après la mise en bouteille.
La campagne "Primeurs 2025" a lieu jusqu'au 31 juillet 2027, dans la limite des stocks disponibles.
Cliquez sous le prix de chaque cru pour connaître les différents caissages et flaconnages proposés.
Nous regroupons dans la catégorie "Top du Top" le podium (c'est-à-dire la douzaine de crus les plus excitants et obtenant les meilleures notes du millésime) des dégustateurs à notre avis les plus fiables et dont nous vous faisons régulièrement part :
- Michel Bettane (bettanedesseauve.com)
- La Revue du Vin de France
- Jean-Marc Quarin (quarin.com)
- Antonio Galloni (vinous.com)
- Neal Martin (vinous.com)
Vous y verrez en bonne place les domaines les plus prestigieux, donc les plus chers, mais aussi nombre de challengers qui créent la surprise (Château Gruaud-Larose par exemple...).
En blanc, Domaine de Chevalier produit un modèle unique parmi ses pairs, fait de tension, de vivacité et d'énergie. Son côté minéral et sa capacité au vieillissement (30 ans et plus) le rapprochent des plus grands blancs bourguignons.
Vinous (A. Galloni) : 97-99/100 « Le Domaine de Chevalier Blanc 2025 remporte mon vote pour le titre de meilleur vin blanc du millésime. Riche et puissant au nez, mais aussi d’une belle vivacité, le 2025 séduit du début à la fin. Confit de citron, poire, ardoise, menthe, fleurs blanches et zeste de mandarine font partie des nombreux arômes et saveurs qui se développent au fil du temps. Le 2025 est tout simplement époustouflant. À ne pas manquer ! »
Bettane+Desseauve : 96/100 « Complexe et subtil, il associe rose, agrumes, fruits blancs et nuances grillées dans une expression minérale. Dense, ample et énergique, la bouche impressionne par sa salinité, sa longueur et sa précision. Grande réussite. »
J-M Quarin : 96/100 « Couleur pâle et brillante. Nez intense, au fruité frais. Touches fines de citron et d'orange. Moelleux à l'attaque, suave en milieu de bouche, tout en restant frais, soyeux au toucher, le vin évolue juteux sur des saveurs distinguées d'orange et d'agrumes. Très belle longueur soyeuse et incrachable. C'est superbe ! »
La Revue du Vin de France : 94-95/100 « Porté par un bouquet expressif mêlant pêche de vigne, poire juteuse et fleurs blanches, ce vin charme d’emblée. La bouche confirme cette première impression avec une matière à la fois dense et précise. Complexe, profond et racé, il allie intensité et raffinement avec naturel. Sa construction harmonieuse et sa fraîcheur sous-jacente en font un vin complet, élégant et promis à un avenir des plus séduisants. »
Vinous (N. Martin) : 91-93/100 « Le Domaine de Chevalier Blanc 2025 a été récolté du 25 août au 6 septembre à 38 hl/ha. Son nez est plus fermé, légèrement réservé, que ce à quoi je m’attendais. Il cache bien son jeu pour l’instant. La bouche est bien équilibrée, avec un bon corps, une belle densité, des notes de poire fraîchement coupée, de gingembre confit et de zeste de citron, même si la finale semble linéaire et sans surprise. Très fin, mais je soupçonne qu’il révélera sa véritable identité après la mise en bouteille. »
Sur la commune de Preignac, Suduiraut offre un vin à l'image de sa position géographique : à mi-chemin entre Sauternes et Barsac. Les derniers millésimes sont éblouissants de puissance contenue et de distinction aromatique : la Revue du Vin de France a noté 99/100 le millésime 2016 « magistral », Vinous (Galloni) a noté 100/100 le millésime 2023 « Un modèle de Sauternes moderne, d'une finesse et d'une onctuosité absolues. Un vin intemporel qui figure parmi les plus belles réussites de l'année » et selon Bettane & Desseauve (Guide 2025), « Il n'y a guère qu'Yquem pour faire encore un tout petit peu mieux ».
La Revue du Vin de France : 96-98/100 « Le vin frappe par son intensité et sa plénitude. La liqueur est à la fois dense, avec une sensation de grain tactile rare dans les liquoreux sauternais, et étirée. Un vin fier qui occupe la totalité de la bouche, sans devenir insistant, retrouvant au contraire de magnifiques accents de fraîcheur en finale. »
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Il présente un bouquet parfumé aux notes de miel sauvage, de graines de lin, de safran et de zeste d’orange clair qui s’épanouissent dans le verre ; je ne le qualifierais pas d’intense, mais de très pur. La bouche est bien équilibrée, avec une attaque onctueuse, des arômes de fruits botrytisés très purs et une acidité redoutable. Il n’y a aucune lourdeur ici, et malgré les 158 g/L de sucre résiduel, il reste d’une grande légèreté. Oh oui. »
Bettane+Desseauve : 97/100 « Somptueusement constitué, il déploie une longueur impressionnante et toute la profondeur aristocratique propre au cru »
J-M Quarin : 97/100 « Couleur jaune. Nez intense, fruité et crémeux. Bouche aérienne au possible, complexe et délicieuse, avec de la classe dans le toucher et une puissance contrôlée. Merveilleuse finale. Immense retour aérien et fin dans la persistance. C'est très bon. »
Vinous (A. Galloni) : 94-96/100 « Suduiraut 2025 est un 100 % Sémillon récolté six semaines plus tard que les blancs secs des trois cuvées, la majeure partie de l’assemblage final provenant des deux dernières récoltes. Huile de mandarine, menthe, poivre blanc et fruit de la passion sont quelques-unes des notes qui enchantent le palais. »
L'arrivée de M. Denz en 2014 a redonné tout son lustre à ce 1er cru classé de Bommes, parfaite synthèse entre l'élégance et la distinction de Barsac, et la richesse et la puissance du Haut-Sauternais.
La Revue du Vin de France : 97-99/100 « Dans un millésime très homogène, il possède un petit quelque chose en plus… L’échantillon est profondément fruité, hédoniste, pulpeux, avec une saveur excitante de pêche rôtie. Très pur, droit, progressif dans sa prise de bouche malgré sa sensualité débordante, il parvient à magistralement équilibrer sa riche liqueur (171 g/l, tout de même moins que les mémorables 2022 et 2023), revenant en finale vers une émouvante proximité du fruit frais. »
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Lafaurie-Peyraguey 2025 présente un bouquet très nuancé qui s'ouvre joliment à l'aération, avec des arômes de pêche séchée, de poire et de légères notes cireuses, sur une touche de safran en arrière-plan. La bouche est magnifique, très bien équilibrée, avec des fruits botrytisés purs, un peu d'amande et de camomille en finale, et un boisé très bien intégré. C'est un Sauternes vraiment raffiné qui a un long avenir devant lui. »
J-M Quarin : 96/100 « Touche de mousse de chêne. Bouche à la texture minutieuse et très parfumée, évoluant sur une note de liqueur de mandarine. Un déroulé très fin malgré la richesse énorme en sucres résiduels. Grande longueur savoureuse. »
Bettane+Desseauve : 94-96/100 « Puissant et gras, certes un peu moins avancé ou ouvert que d’autres à ce stade mais connaissant la propriété aucun doute sur sa classe et son potentiel. »
Vinous (A. Galloni) : 94-96/100 « Lafaurie-Peyraguey 2025 se révèle d'emblée aérien et gracieux. Confit d'orange, gingembre confit, fruit de la passion et huile de mandarine sont quelques-unes des notes qui embellissent ce Sauternes discret et soyeux, doté d'une finesse et d'une classe royales. »
Haut-Bailly est le plus délicat des vins de Graves avec une structure tannique particulièrement soyeuse.
J-M Quarin : 98/100 « Couleur rouge sombre, intense. Nez très aromatique, fin, pur, accompagné d'une touche de cuir mouillé. Il gagne de la complexité à l'agitation du verre. Nuances de réglisse et de cerise. Ultra minutieux en entrée de bouche, avec une incroyable grâce dans le toucher, le vin avance lentement, ample, complet et juteux, offrant une sensation mystérieuse de puissance délicate. Grande finale subtile, avec beaucoup de goût et des tanins sans tanin. Ensemble ravissant. »
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Un mélange de fruits rouges sauvages, de ronce, d’une touche de cassis et d’écorce d’orange, magnifiquement structuré. La bouche est exquise : des tanins très fins, une minéralité palpable, une belle cohésion et une grande précision, avec une finale très complexe et poivrée qui s’étire à l’infini. Svelte, harmonieux et tendre, ce millésime figure parmi les meilleurs Haut-Bailly de ces dernières années. »
Vinous (A. Galloni) : 95-97/100 « Haut-Bailly 2025 est fabuleux. Ici aussi, la pureté du fruit est remarquable. Herbes séchées, fleurs écrasées, orange sanguine, grenade, menthe et anis étoilé confèrent au 2025 une touche d’exotisme magnifique et palpable. Le 2025 impressionne par son élégance et sa finesse. Des notes florales et salées persistent sur la finale nette et extrêmement raffinée. Très beau. »
Occupant le flan sud de la croupe de graves de Haut-Brion et capable de réussites exceptionnelles dans les "petits" millésimes, La Mission est un premier cru en puissance dans un registre plus charnu et plus opulent que Haut-Brion. À preuve son formidable 2017 noté 96/100 par M. Galloni (Vinous) « Sans effort, gracieux et merveilleusement nuancé, ce 2017 a tout simplement tout pour lui. Quel vin ! ». Quant au 2016, noté 99/100 par N. Martin (Vinous), les critiques le comparent à l'éblouissant 1989, rien de moins !
Cru bordelais magistral, Haut-Brion est le plus capé d'entre tous en ayant été deux fois classé 1er grand cru, en 1855 et à nouveau en 1959 (classement des Graves). Haut-Brion est à la fois le plus ancien des grands crus avec plus de 5 siècle (depuis 1509) derrière lui, et le plus novateur, introduisant les cuves inox dès 1960 ou les vendanges en vert dès 1980.
Sa situation particulière au sein de l'agglomération bordelaise en fait le premier cru le plus précoce de la rive gauche, un net avantage dans les millésimes de moindre maturité. Pour cette raison, la régularité de Haut-Brion est une référence pour l'ensemble du bordelais, avec ce bouquet intense de terre fraîche, de fumé et de résine de pin si caractéristique de l'appellation.
Par chance, la silhouette unique de sa bouteille a perturbé le marché asiatique et n'y a pas déclenché le même intérêt spéculatif que pour les autres 1ers grands crus classés. Haut-Brion est aujourd'hui sans conteste le plus qualitatif et le moins cher des premiers.
J-M Quarin : 100/100 « Couleur rouge sombre, aux reflets pourpres et noirs. Nez très aromatique, fin, fruité, profond et très complexe, accompagné d'une odeur d'encre le rapprochant des grands Médocs. Charnu et minutieux en entrée de bouche, plus discret à cet endroit que La Mission, le vin s'installe lentement au milieu, se trame, prend des arômes éclatants et grimpe soudainement en finale, tout à la fois très puissant, délicat et surtout immensément long. Jamais je n'ai vu un Haut Brion occuper autant la bouche avec tant de précision et de force entre le milieu et la finale. Grandiose ! »
Vinous (N. Martin) : 98-100/100 « Haut-Brion 2025 [...] présente un bouquet très pur et élégant, avec des arômes exubérants de fruits rouges sauvages, de pierre concassée, de pot-pourri et des notes d’Earl Grey. Une merveilleuse définition, un peu plus raffinée que, disons, celle du 2020 ou du 2022. La bouche est moyennement corsée avec des tanins très fins, et on y trouve plus de complexité qu’à La Mission, plus de profondeur et de minéralité. Une finale fraîche aux notes marines qui donne envie d’y revenir. Cette année, le Premier Cru a pris un peu d’avance sur La Mission. »
Vinous (A. Galloni) : 96-98/100 « Haut-Brion 2025 est un véritable concentré de puissance. Des arômes de fruits noirs, de clou de girofle, de cuir neuf, de tabac, de chocolat et de menthol s’ouvrent avant qu’une vague de tanins puissants et d’acides incisifs ne prenne le dessus. Haut-Brion peut se montrer plutôt sombre et austère. C’est tout à fait le cas du 2025, un vin qui s’exprime avec des nuances baryton aux teintes sépia. Il exprime également une maturité plus évidente que La Mission Haut-Brion à ce stade. »
Aucun cru ne peut mieux exprimer l'association magique et si difficile à obtenir simultanément finesse et puissance. Un premier cru sans rival dans son style !
La Revue du Vin de France : 98-100/100 « L’un des vins du millésime. Une très grande réussite très classique, dans un esprit margalais pur et aérien. À l’immense délicatesse du fruit qui tapisse doucement la bouche, s’ajoutent des notes de roses délicates. La pureté des cabernets est admirable, avec un tactile soyeux, une résonance du fruit en bouche qui prolonge les saveurs. Sans aucune doute un Château Margaux de référence. »
De tous les seconds crus classés de St-Julien, Gruaud-Larose est bien le plus vigoureux et le plus massif en vin jeune. Mais, magie du terroir, il acquiert moelleux et finesse si on lui laisse le temps de vieillir. Son rapport qualité/prix le place devant les autres seconds crus classés de St-Julien !
Anniversaire. Avec le millésime 2025, Gruaud-Larose fête les 300 ans du Château, fondé en 1725 par Joseph-Stanislas Gruaud et son cousin le Chevalier de Larose. Pour l'occasion, le vin sera proposé dans une bouteille sérigraphiée noir & or.
Bettane+Desseauve : 97-98/100 « Superbe dans son aromatique comme dans sa texture, il impressionne par l’harmonie de sa matière. Une nouvelle priorité d’achat grâce à son niveau exceptionnel et à une politique tarifaire toujours mesurée. »
J-M Quarin : 97/100 « Nez intense et fin, sentant bon les fruits noirs. Touche crémeuse. Délicat en entrée de bouche, particulièrement aromatique au milieu, velouté, le vin caresse le palais sans faille jusqu'en finale. Il s'achève long, profond et complexe dans ses saveurs. »
La Revue du Vin de France : 95-97/100 « 2025 est le 300e millésime de la propriété. Il est au rendez-vous, confirmant la belle régularité des derniers millésimes ici. Un vin de très bel éclat, enrobé en milieu de bouche et raffiné, qui se déguste avec bonheur. Son harmonie, son côté digeste ne doivent pas occulter son potentiel et sa profondeur. »
Vinous (A. Galloni) : 95-97/100 « Gruaud-Larose 2025 se révèle d'emblée riche, ample et exotique. Des arômes de fruits noirs, de graphite, de réglisse, de moka et de lavande s’expriment pleinement. Le 2025 a beaucoup à offrir, mais il lui faudra plusieurs années pour atteindre son apogée. C’est un vin de grande ampleur. »
Vinous (N. Martin) : 93-95/100 « Une belle définition et un style résolument classique. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins légèrement crayeux. Un Gruaud Larose plus tertiaire, où des notes de chocolat noir en poudre se marient à des arômes de fruits noirs, donnant un millésime plus structuré qui persiste agréablement en bouche. »
Même si leur évolution passe toujours par une période d’austérité, les vins de Léoville-Barton possèdent une classe et une élégance suprême, autant dues à l’âge avancé des vignes qu’à un travail méticuleux. Toujours encensé par les critiques, comme en 2015 « fin, sapide et très long, beaucoup de classe en bouche, avec un côté juteux et un superbe grain », noté 97/100 par la Revue du Vin de France.
J-M Quarin : 98/100 « Couleur noire. Nez intense, fin, fruité, floral, sur un fond de fruits noirs frais. Ultra minutieux en entrée de bouche, avec de la classe dans le toucher, ce vin juteux fond sur le palais, complexe et profond dans ses arômes. Très bien séquencé dans son déroulé, il s'achève long, noble, avec une puissance aromatique (violette) qui surpasse le tanin. Bravo ! »
Bettane+Desseauve : 97-98/100 « Exceptionnel dans ce millésime, associant un corps parfait, une densité impressionnante et des progrès remarquables dans l’intégration du bois. Une priorité absolue pour les achats en primeurs. »
La Revue du Vin de France : 96-97/100 « Toujours d’une constance admirable, Léoville Barton signe un vin ample et énergique. La bouche, pleine et crémeuse, est animée par un fruit juteux et une matière parfaitement fondue. Les tanins, raffinés, soutiennent une structure intense mais digeste. Un ensemble à la fois puissant et harmonieux. »
Vinous (N. Martin) : 95-97/100 « Léoville Barton 2025 [...] présente d’ores et déjà un bouquet exquis, avec des arômes exubérants de mûre et de myrtille, ainsi qu’un boisé magnifiquement intégré, conservant l’ADN de Léoville Barton malgré un été chaud. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins souples, une prise en bouche douce, un fruit très pur et une finale « fraîche » et précise. Avec un degré d'alcool plus faible, entre 13,0 et 13,5 %, le terroir s'exprime pleinement ici. Superbe. »
Vinous (A. Galloni) : 94-96/100 « Léoville Barton 2025 figure parmi mes premiers coups de cœur de ce millésime. Il possède toute l'intensité et la richesse texturées propres à un millésime aux rendements très modestes. En tant que tel, ce n'est pas un Léoville Barton particulièrement classique, mais il est indéniablement magnifique. Des arômes de fruits noirs, de gravier, de chocolat, de cuir neuf et de réglisse contribuent à lui conférer une impression de prestance. Comme toujours, l'assemblage contient une bonne proportion de vin de presse. Les lecteurs devront faire preuve de patience avec le 2025, mais il recèle un grand potentiel. »
Depuis l’arrivée de Bruno Borie en 2003, Ducru-Beaucaillou vole de succès en succès. Personne n’a oublié que, jusqu’en 1980, Ducru était le plus grand des seconds crus classés du Médoc, place qu’il est en train de reconquérir. Bravo !
Destinés à une très longue garde en cave (minimum 10 ans même dans les petits millésimes), les vins de Léoville-Las Cases représentent dans chaque millésime une des plus parfaites et plus pures expressions du vignoble médocain. Comme l'a écrit Wine Advocate « Léoville-Las Cases ressemble de plus en plus à Lafite plutôt qu'à son proche voisin Latour ».
À chaque millésime, Léoville-Las Cases est un des candidats désignés au titre de "meilleur Bordeaux de l'année", comme à nouveau pour son 2020 noté 98+/100 par M. Galloni (Vinous) « Las Cases est un des vins du millésime 2020, cela ne fait aucun doute » et 99-100/100 par la Revue du Vin de France « un vin superlatif par sa profondeur, sa richesse, mais surtout sa définition ».
Les premiers grands crus classés mis à part, aucun autre cru bordelais n'est aussi mondialement célèbre que Lynch-Bages. Son succès planétaire provient autant de son style opulent, corsé et charpenté, de sa régularité sans faille depuis 1975, et de sa mise en avant médiatique orchestrée par Jean-Michel Cazes. Lynch-Bages fut le premier vin envoyé dans l'espace (navette Discovery en 1985). Il se dit même que c'est lui qui a donné le goût du Bordeaux aux américains !
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Lynch-Bages 2025 [...] présente un bouquet époustouflant, avec des arômes exceptionnellement purs de mûre, de cassis et de violette, le chêne s'intégrant à la perfection. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins finement ciselés, une acidité parfaite, une touche de cèdre et de poivre noir qui s'harmonise avec une finale en queue de paon qui « s'accroche » au palais. Cela s'inscrit dans la lignée de la meilleure série de Lynch-Bages depuis les années 1980 et, avec le millésime 2025, celle-ci est peut-être sur le point de la surpasser. »
Vinous (A.Galloni) : 95-97/100 « Lynch-Bages 2025 est un vin que seuls les amateurs très patients devraient envisager. Sombre et explosif, avec des tanins incisifs, le 2025 est un véritable concentré de puissance. D'énormes faisceaux de tanins lui confèrent une intensité et une puissance impressionnantes. Dans de nombreuses années plus chaudes, ce niveau de richesse s'accompagne d'un taux d'alcool et d'une viscosité proportionnellement élevés, mais le 2025 s'articule autour de lignes assez classiques, ce qui ne fait que renforcer sa puissance brute. »
La Revue du Vin de France : 95-97/100 « Spectaculaire par sa matière profonde et son attaque percutante. Il déroule avec constance des flots de fruits noirs et de menthe fraîche, dans un registre intense et très expressif. Intense, précis et séveux, il s’appuie sur des tanins parfaitement intégrés et se prolonge sur une finale juteuse et très persistante. »
Bettane+Desseauve : 95-96/100 « Explosif au nez sur le fruit mûr, le cèdre et les notes mentholées, grande densité et grande profondeur. La trame tannique imposante reste parfaitement maîtrisée, soutenue par beaucoup de gras, de fruit et une immense persistance. Un grand vin taillé pour la garde. »
J-M Quarin : 95/100 « Charnu à l'attaque, charnu en milieu de bouche, avec du goût et une trame tanique serrée, mais savoureuse, le vin fond en finale. Il s'achève sur une bonne longueur parfumée avec un brin d'austérité positive.. »
Le surclassement de Mouton-Rothschild en 1973 de second à premier grand cru classé était aussi légitime que mérité eu égard à la qualité de son terroir, un plateau de 90 ha de graves profondes au nord de Pauillac, avec Lafite-Rothschild comme voisin. Malgré cette promotion et même s'il caracole régulièrement en tête dans les dégustations, Mouton-Rothschild reste jusqu'à présent le moins cher des premiers crus classés du Médoc. Son style puissant et corsé ainsi que son aptitude au long vieillissement ont fait écrire à M. Bettane « peut-être le vin le plus formellement parfait du Médoc ? ».
Nommé maître de chai en 1994, M. Chevallier s'est attaché à étoffer les vins de Lafite-Rothschild sans rien perdre du bouquet si caractéristique de cassis, de graphite et de cèdre. Objectif rapidement atteint, plaçant Lafite en tête des 1ers crus classés (c'était déjà le cas en 1855), et vénéré comme tel par le marché chinois. Les incroyables qualités du terroir de Lafite en font un cru à part et donnent au cabernet sauvignon (présent chaque année à plus de 90%) ses plus belles expressions aromatiques.
J-M Quarin : 100/100 « Une nuance rappelant les vins de Pessac. Ultra charnu à l'attaque, complexe au développement, riche en milieux de bouche et surtout très, très aromatique, accompagné d'un déroulé noble, le vin caresse le palais sur une nuance crémeuse évoquant la framboise. Il ne s'arrête jamais, élégant, profond et totalement incrachable. Une incroyable présence compte tenu du petit degré d'alcool d'à peine 12°5. Une pure séduction ! »
Vinous (N. Martin) : 98-100/100 « La bouche est moyennement corsée, avec des tanins finement ciselés. Elle bénéficie d’une harmonie extraordinaire et est si bien équilibrée que l’on en oublierait presque le poids et la minéralité en fin de bouche. Une touche de graphite persiste en finale. C’est un Lafite-Rothschild très concis et raffiné qui, je le soupçonne, se boira plus tôt que le 2022, tout en vieillissant avec la même grâce en bouteille. J’avoue que ce n’est qu’en regagnant ma voiture que j’ai réalisé à quel point le Lafite-Rothschild 2025 est destiné à devenir un vin brillant. »
Bettane+Desseauve : 98/100 « D’une très grande finesse, magistrale par la perfection de son équilibre et l’intégration déjà remarquable du boisé. Le terroir s’exprime ici avec une rare évidence dans un style d’une immense distinction. »
Vinous (A. Galloni) : 97-99/100 « Lafite-Rothschild 2025 se révèle puissant et explosif au nez. Des arômes de cerise noire et de prune, de graphite, de cuir neuf, de réglisse et de lavande se bousculent en bouche. Pauillac de structure moyenne, le 2025 impressionne par sa tension et sa personnalité profonde et complexe. Même à ce stade précoce, le Grand Vin est si vif, si expressif. J'ai hâte de le déguster à maturité. Pour ceux qui aiment les données. »
La Revue du Vin de France : 94-95/100 « Une fois encore, Lafite s’impose par son élégance et son style aérien, particulièrement frais, subtil et digeste (12,5°). La pureté du fruit et la précision d’une bouche ciselée au laser impressionnent immédiatement. L’équilibre est magistral, la finale longue, saline, raffinée, d’une immense complexité. S’il n’est pas le plus puissant, il emporte sans conteste la palme de la distinction. »
Après 43 millésimes, M. Charmolüe a vendu en 2006 à MM. Bouygues. Le changement de propriétaire s'est accompagné d’un chantier spectaculaire, destiné à faire entrer Montrose dans le 21ème siècle : recours à la géothermie, installation de panneaux photovoltaïques, recyclage du CO2 des fermentations alcooliques...
Changement de style également dans les vins, allant vers plus de complexité aromatique et de raffinement de texture. Montrose reste néanmoins un vin de grande race, reposant sur une puissante architecture tannique et réservé de fait aux amateurs les plus patients.
La très haute qualité des millésimes récents de Cos d'Estournel est impressionnante, le plaçant sans conteste au niveau des premiers grands crus classés du Médoc. Un seul qualificatif vient à l'esprit à l'évocation de Cos d'Estournel : monumental, pour ses vins comme pour son chai.
J-M Quarin : 99/100 « Couleur noire. Nez intense, fin, fruité, pur et complexe. Nuances d'épices, de fruits secs et de crème à l'agitation du verre. Ample dès l'attaque, complexe en milieu de bouche, avec un gras fin parcourant le palais et une puissance folle, le vin fond. Il évolue lentement, long, un brin tanique, mais avec une finale haletante, sans cesse puissante, très enveloppée et surtout savoureuse. »
Vinous (A. Galloni) : 96-99/100 « Cos d'Estournel 2025 s'annonce comme l'un des vins phares du millésime. Grand, spectaculaire et ample, doté d'une intensité texturale remarquable, le 2025 touche toutes les cordes sensibles. Même à ce stade très précoce, le 2025 est magique. Des arômes de fruits rouges foncés et violacés, d'épices, de cuir neuf, de tabac, de lavande et de moka se développent sans effort dans le verre. Plus que tout, je suis époustouflé par le magnifique équilibre de ce vin. Un chef-d'œuvre. »
La Revue du Vin de France : 96-98/100 « Dans la lignée des derniers millésimes, Cos 2025 est un vin de grand raffinement, profond et dense certes, mais avec une belle élégance préservée et un fruit naturel, évident. L’élevage se cale aussi très bien sans masquer le bel éclat du fruit. À suivre de près. »
Bettane+Desseauve : 96-97/100 « Grande couleur, corps impressionnant et tannins parfaitement harmonieux signent ce Cos fidèle au style puissant du cru. Une nouvelle réussite au niveau attendu. »
Vinous (N. Martin) : 95-97/100 « On perçoit juste une touche de CO2 au nez qui se dissipe rapidement, de magnifiques arômes de prune noire et de quetsche, de mine de crayon et de légères notes iodées, le tout avec une définition impressionnante. La bouche est moyennement corsée avec des tanins fins, une pointe de poivre noir concassé et de mine de crayon qui imprègnent les fruits noirs aux multiples facettes. Ce Cos d'Estournel offre un véritable crescendo de saveurs qui s'épanouissent magnifiquement vers une finale longue. C'est un Saint-Estèphe de grande classe qui vieillira à merveille en bouteille. »
Parmi les crus les plus mûrs et les plus hédonistes de l'appellation jusqu'en 2000, Clinet a depuis, par touches successives (15% de cabernets dans les vignes, installation technique dernier cri...), gagné en distinction et en raffinement. Ceci sans perdre l'intensité aromatique et la profondeur de chair qui sont ses marques de fabrique. Aujourd'hui, Clinet tutoie incontestablement les sommets de Pomerol.
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Clinet 2025 est issu de la récolte la plus précoce jamais enregistrée, débutée le 4 septembre, et a été élevé dans 60 % de fûts neufs et 40 % de fûts d’un an. Les millésimes contiennent désormais un peu plus de cabernet sauvignon, puisqu’un hectare de merlot a été arraché. Ce vin présente désormais un nez délicieux, peut-être le plus élégant et le plus raffiné que j’aie rencontré à ce stade : des arômes vifs de cerise rouge, de framboise et de fraise des bois, des notes boisées finement brodées, dans un style plus floral. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins ciselés et fins, vive et tendue, d’une concentration exquise, avec une finale en queue de paon. D’une grande limpidité en finale, c’est un Clinet que j’aimerais avoir dans ma cave. Ou à table. Ou dans mon verre. »
J-M Quarin : 97/100 « Couleur noire. Nez intense, fruité, subtil. Touche de résine. Ample à l'attaque, juteux en milieu de bouche, avec du goût et un gras fin abondant, le vin évolue lentement vers une longue finale complexe, dense, aérienne, fraîche et incrachable. »
Vinous (A. Galloni) : 94-96/100 « Clinet 2025 est un vin sombre et intense, en grande partie grâce à la présence significative de cabernet sauvignon — une rareté à Pomerol, mais une tradition ici qui remonte aux vignes plantées dans les années 1930 et 1950. Prune, mûre, gravier, encens, réglisse et terre brûlée marquent le palais. Les vendanges ont commencé le 4 septembre, les plus précoces jamais enregistrées. Les rendements ont été de 34 hectolitres par hectare. Les lots ont macéré environ 30 jours, ce qui est plutôt long pour le château. La fermentation malolactique s’est déroulée en barrique. »
Délicatement parfumé (bouquet aromatique toujours très floral, violette et pivoine en tête) et d'une élégante suavité quel que soit le millésime, La Conseillante occupe une place à part au sein des plus grands Pomerol, peut-être le plus attachant d'entre eux. Sa finesse et sa texture supérieurement sensuelle et raffinée ne sont pas sans évoquer les grands crus de la Côte de Nuits (côté Vosne-Romanée). Toutefois, derrière l'apparente amabilité de La Conseillante se cache un vin de belle énergie et doté d'une excellente aptitude à la garde.
Vinous (A. Galloni) : 96-98/100 « Le millésime 2025 de La Conseillante s'annonce magnifique. Riche et succulent au nez, le 2025 offre un mélange exotique de fruits noirs intenses, de clous de girofle, de cuir neuf, de réglisse et de moka. C’est le premier millésime qui marque le retour du cabernet sauvignon, qui faisait historiquement partie de l’assemblage au moins de 1871 à 1956, lorsque le gel a dévasté de nombreux vignobles à Pomerol. Le 2025 est d’une profondeur impressionnante, mais aussi très vif. J’ai hâte de voir comment il va vieillir. C’est un superbe travail de la directrice technique Marielle Cazaux et de son équipe. Cazaux a eu un impact immédiat dès son arrivée en 2015, en commençant par une transition vers une viticulture à faible intervention qui s’est tout de suite fait sentir. »
Vinous (N. Martin) : 95-97/100 « La Conseillante 2025[...] présente un nez très pur aux arômes de cerises noires, de myrtilles et de fraises des bois, avec un style légèrement bourguignon. Une touche d’écorce d’orange persiste en arrière-plan. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins en filigrane, un fil d’argent d’acidité, assez linéaire et stricte en attaque, une prise en bouche douce avec une pointe de poivre noir vers la finale. Un deuxième verre, ouvert depuis une heure, a révélé une partie de son opulence qui sera sûrement rehaussée pendant l’élevage. Il méritera quatre à cinq ans en bouteille, mais aura une longue vie devant lui et procurera beaucoup de plaisir. »
Un vigneron talentueux et exigeant, M. Durantou, au service d'un grand terroir au ras de l'église de Pomerol (entre Lafleur et Clinet), a révélé puis propulsé L'Église-Clinet parmi les plus grands crus de Pomerol. L'Église-Clinet est assurément l'un des plus subtils, par sa précision aromatique, sa finesse de grain et sa texture satinée. Bien trop tôt disparu en 2020, M. Durantou a heureusement trois filles unies et bien décidées à poursuivre avec brio l'œuvre de leur père.
Vignoble de poupée constitué de 4 parcelles pur merlot, situées entre Lafleur-Pétrus, Le Pin et Trotanoy. Henri Parent, propriétaire et fils de feue Mme Péré-Vergé, s'attache à produire à La Violette la version la plus fondante, la plus irradiante et la plus exubérante de Pomerol. Ceci sous la conduite de l'œnologue Michel Roland qui a fait de La Violette la vitrine de son savoir-faire : recherche de la maturité la plus accomplie, égrappage manuel grain à grain, vinification intégrale en barrique, etc.
Les critiques succombent au charme de La Violette, « Un grand vin d'émotion qui touche autant le cœur que l'esprit » pour M. Bettane, « Plus que jamais, La Violette offre une expérience unique à Pomerol » pour La Revue du Vin de France.
La Violette est assurément le Pomerol le plus sensuel et extraverti, mais aussi un des plus rares (800 caisses par an).
Comme Pétrus, Le Pin est 100% merlot. Mais si Pétrus a adopté ces dernières années un style plus classique, Le Pin reste un vin d'hédoniste, souvent exubérant, parfois même exotique. Et contrairement à Pétrus, Le Pin est beaucoup plus rare (500 caisses par an).
Éclatante réussite depuis 2015 de ce grand terroir juste en dessous d'Ausone : précision aromatique, profondeur superlative mais harmonieuse, un grand bravo à M. Mallet (propriétaire) et M. Derenoncourt (consultant). Depuis 2010, La Gaffelière vole incontestablement de succès en succès !
"On est ici au coeur de ce qu'il y a de plus sensuel et singulier à Saint-Émilion", d'après la Revue du Vin de France.
J-M Quarin : 98/100 « Ample à l'attaque, juteux et complexe en milieu de bouche, avec beaucoup de goût et de la classe dans le toucher, le vin se développe lentement sur une texture grasse. Il s'achève en prenant de la densité, noble, profond et savoureux, sur une grande persistance de violette. Une somptueuse réussite. »
Vinous (A. Galloni) : 97-99/100 « La Gaffelière 2025 jaillit du verre avec une intensité magnifique. Les notes prononcées de Cabernet Franc et les notes salines vives issues du plateau argilo-calcaire sont finement dessinées avec une précision remarquable. Le 2025 déborde de tension du début à la fin. C'est un vin phénoménal à tous égards. »
Bettane+Desseauve : 97/100 « Mûre, graphite et herbes aromatiques composent un bouquet complexe. Veloutée, structurée et saline en finale, la bouche allie profondeur et verticalité minérale. »
Vinous (N. Martin) : 95-97/100 « La Gaffelière 2025 [...] s'inscrit dans la lignée des excellentes performances de ce Saint-Émilion rajeuni, avec des arômes très exubérants de framboise et de fraise des bois, une pointe de poivre noir et d'épices brunes, le Cabernet Franc façonnant le profil aromatique et lui conférant une personnalité à la manière d'un Pomerol. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins granuleux, un poids impressionnant, une belle note poivrée et une belle tension ; cela lui confère densité et prise en bouche jusqu’à la longue finale. C’est un grand vin qui possède une belle personnalité et beaucoup de charme. »
La Revue du Vin de France : 94-96/100 « Le succès des terroirs calcaires du plateau de Saint-Émilion en 2025 se confirme avec ce Gaffelière resplendissant. Le nez est posé, précis, fondu, avec des tanins poudrés, l’ensemble dynamique. L’une des affaires de ce millésime. »
Le Point : 18/20 Coup de ♥ « Nez délicat, fruits noirs, réglisse, très élégant, profond, tanins raffinés, beaucoup de fraîcheur, très en place, persistant. »
Beau-Séjour Bécot est entre les mains de la troisième génération, incarnée par Juliette Bécot et son mari. Ces quadragénaires dynamiques ne manquent pas d'inspiration pour produire des vins "modernes", adaptés aux enjeux climatiques et aux attentes des consommateurs : replantation dans le sens nord/sud pour éviter la surchauffe des raisins, choix d'un nouvel oenologue conseil (Thomas Duclot) adepte des vins peu démonstratifs, vendanges précoces et extractions mesurées pour préserver la fraîcheur du fruit, diminution du bois neuf (55%) et apport de foudres et jarres (20%) pour alléger la structure tannique...
Depuis la construction du nouveau chai en 2023, les vins excellent grâce à leur trame élégante et déliée, leur aromatique gourmande, et des finales dynamiques et sapides. Pour la Revue du Vin de France comme pour nous, « c'est l'archétype du bordeaux que l'on peut déjà apprécier, mais aussi mettre de côté en cave ».
Vinous (A. Galloni) : 98-100/100 « Le Beau-Séjour Bécot 2025 possède toutes les qualités requises pour prendre sa place aux côtés du 2022 et des autres vins exceptionnels de 2025. Aromatique et complexe, doté d’une présence saisissante, le 2025 est majestueux. Des arômes de fruits rouges profonds et sombres, de grenade, de menthe, de craie, de poivre blanc, de pétales de rose et de lavande s’élèvent du verre. Des notes salines vives traversent le milieu de bouche et mènent à une finale marquée par un fruit intense et une minéralité vibrante. La pureté de ce vin est tout simplement hors du commun. Les rendements ont été de 32 hectolitres par hectare. Le 2025 a bénéficié d’une macération à froid de 15 jours, suivie d’environ 27 jours supplémentaires sur les peaux, ce qui est plutôt long pour un Bordeaux. L’assemblage est effectué avant que les vins ne soient mis en fûts. Il y a les bons vins, les vins exceptionnels, et puis les vins qui suscitent l’émotion. Le Beau-Séjour Bécot appartient à cette troisième catégorie. Inoubliable. »
Vinous (N. Martin) : 94-96/100 « Le Beau-Séjour Bécot 2025 a été récolté du 5 au 12 septembre pour le merlot et les 17 et 18 septembre pour le cabernet franc, qui représente 20 % de l'assemblage en raison de nouvelles plantations orientées nord-sud plutôt qu'est-ouest. La propriétaire, Juliette Bécot, m’a indiqué que les rendements s’élevaient à 32 hl/ha, principalement en raison de l’initiation florale ; ils ont procédé à une longue macération à froid de 15 jours et ont utilisé 50 % de fûts neufs, 37 % de foudres et le reste en fûts usagés et en amphores, la malo-fermentation ayant été effectuée en cuve. Le nez met quelques minutes à s’ouvrir dans le verre. Des arômes de fruits noirs et rouges riches en minéralité, clairement marqués par le calcaire, ainsi que des notes de graphite et des effluves salins apparaissent avec le temps. La bouche est moyennement corsée, avec des fruits rouges sapides, principalement de la framboise et quelques notes de fraise à pointe blanche. Comme d’autres, le calcaire s’exprime vraiment dans ce vin que l’on pourrait presque qualifier de « rocailleux ». Linéaire et précis en finale, il gagnera encore en ampleur au cours de son élevage en fûts et deviendra un Saint-Émilion extrêmement fin et élégant. »
Petit domaine situé à proximité de Troplong-Mondot et Valandraud, acquis en 2009 par Jacques Thienpont (déjà propriétaire du Ch. Le Pin). Cuvée aussi exceptionnelle que confidentielle (6 hectares) !
Acheté en 1996 par le groupe Chanel (également à Rauzan-Ségla), Canon a nécessité une restauration complète, des vignes comme de l'outil chai/cuvier. Depuis 2008, Canon justifie pleinement son statut de 1er grand cru classé, avec des vins brillants et racés puisant leur énergie dans les cabernets francs du haut du plateau calcaire.
J-M Quarin : 100/100 « Couleur noire. Nez intense, fin, fruité et surtout profond, la même profondeur rencontrée à Latour ou Cheval Blanc. Nuances de fruits noirs rafraîchis. Fond de mûres. Le vin évolue plus floral, plus fin et plus beau encore à l'agitation du verre. Ample à l'attaque, regorgeant de fruits en milieu de bouche, avec de la classe dans le toucher et tout d'un coup, un changement de rythme dans le déroulé, le vin se muscle et offre une profondeur de saveurs extraordinaire, tout en restant mesuré et fondant. Immense longueur complexe, brillante et éclatant de fruits. C'est magique. Assemblage : 76 % Merlot, 24 % Cabernet Franc. Degré d'alcool : 14° - pH : 3,5 - IPT : 70 versus 60 en moyenne. Rendement : 40 hl/ha. 100 % de premier vin. Elevage : 16 à 18 mois, 49 % bois neuf, 7 % foudres. Début des vendanges le 28 août, date la plus précoce et fin le 18 septembre, le plus précoce aussi. Pour la petite histoire, les lots séparés goûtés avant malo donnaient déjà un signal original et merveilleux où le cabernet franc et le merlot étaient non distinguables. Et la parcelle Marie Gabrielle me faisait penser à du Chambertin. Une référence à la Bourgogne fréquemment perçue en goûtant château Canon depuis des années. Ce savoir est dans le cœur, l'intuition et le savoir-faire de Stephane Bonnasse, vinificateur, qui livre au monde cette splendide interprétation. »
Vinous (A. Galloni) : 98-100/100 « Le Canon 2025 est tout simplement époustouflant. D'une couleur profonde et somptueuse dans le verre, il offre toute l'intensité texturée du millésime, ainsi que cette énergie vibrante et saline qui caractérise si bien ce domaine. Des arômes de fruits à chair foncée, de moka, de cuir neuf, d'herbes et de fleurs séchées se développent progressivement dans le verre, menant à une finale ample et spectaculaire, parsemée de notes d'orange sanguine, de grenade et de craie. Le jeu entre finesse et puissance est éblouissant. »
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Canon 2025 a été récolté entre le 28 août et le 18 septembre à 40 hl/ha. Il est très pur et raffiné au nez, avec une merveilleuse définition, moins flatteur à ce stade que, disons, le 2015 ou le 2019, mais très concentré et minéral. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins en filigrane, assez sapide, avec une pointe de poivre noir concassé. À l’instar de sa « sœur », le Berliquet, le terroir calcaire s’exprime et semble « picoter » en finale. Ce n’est peut-être pas un vin qui plaira à tout le monde, mais j’apprécie son caractère sans compromis qui reflète son lieu de naissance. »
Troplong-Mondot et son formidable terroir dominent Saint-Émilion au propre (le château d’eau de la commune jouxte le chai) comme au figuré. Dirigé par Aymeric de Gironde (ex-Pichon-Baron et ex-Cos d’Estournel) et bénéficiant des généreux investissements du réassureur SCOR depuis 2016, Troplong-Mondot brille de mille feux, avec des vins toujours frais, sapides et raffinés en dépit de leur grande concentration.
Autodidactes, Jean-Luc Thunevin et son épouse Murielle ont fait leurs débuts dans le vignoble bordelais en achetant une minuscule parcelle de 0,6 hectares à Saint-Émilion, à proximité de Pavie-Macquin. Produit en quantités infimes, vinifié avec les moyens du bord mais des soins attentifs et méticuleux, Valandraud n'a pas tardé à faire parler de lui, au point de donner naissance au mouvement des "vins de garage" dans les années 90.
Désormais doté d'un vignoble de près de 11 hectares sur les terroirs calcaires plus frais de Saint-Etienne de Lisse (en bordure est de l'appellation) et d'un chai bioclimatique permettant des vinifications gravitaires, Valandraud est un premier grand cru classé à part entière, dans le style hédoniste et gourmand qu’il partage avec Troplong-Mondot.
J-M Quarin : 98/100 « Délicat en entrée de bouche, aromatique comme jamais au milieu, avec un gras fin parcourant le palais, le vin évolue juteux, noble et puissant sur un des grains de tanin les plus nuancés jamais vus dans ce cru. Grande puissance savoureuse. »
Bettane+Desseauve : 97-98/100 « Profondeur vertigineuse au nez, attaque crémeuse et satinée, tannin profond et frais : il assume son style hédoniste tout en gagnant en raffinement. »
Vinous (A. Galloni) : 96-99/100 « Valandraud 2025 est à couper le souffle. Il s'agit du premier millésime élaboré conjointement par Jean-Luc Thunevin et Marie Lefévère. Il marque ainsi une passation de pouvoir, maintenant que Marie Lefévère et son mari, Christophe, ont pris le contrôle total du domaine après avoir détenu pendant de nombreuses années une participation minoritaire. Vibrant et explosif au nez, le Valandraud 2025 offre un mélange exotique de fruits bleus foncés et violacés, de lavande, d'épices et de moka. On y trouve une précision magnifique, due en grande partie à la finesse des tanins. Le 2025 est tout simplement magnifique. »
Vinous (N. Martin) : 94-96/100 « Valandraud 2025 [...] présente un nez intense aux arômes de cerise noire, de cassis et de violette, plus franc que celui de la Virginie de Valandraud mais peut-être légèrement moins précis. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins légèrement granuleux, très bien équilibrée et dotée d’une belle profondeur de fruit, plus épicée que la Virginie en fin de bouche. Bonne tenue, supérieure à celle de la Virginie, ce vin nécessitera trois à cinq ans de vieillissement en bouteille, mais il présente un grand potentiel. »
La Revue du Vin de France : 93-95/100 « Un léger changement de style, gagnant en épure, bien que conservant le moelleux de milieu de bouche et des tanins veloutés. L’ensemble est une vraie réussite grâce à un gain d’éclat de fruit. »
Sur un sous-sol de graves profondes (alluvions de l'Isle), Figeac a fort logiquement opté pour un encépagement plus médocain que libournais : 70% cabernet (moitié sauvignon et moitié franc), 30% merlot. D'où un naturel, une fraîcheur et une distinction sans pareils à Saint-Émilion. Le dernier classement 2022 a corrigé à juste titre l'omission du précédent en accordant à Figeac le titre de 1er grand cru classé A.
J-M Quarin : 98/100 « Couleur rouge sombre, intense, assortie de reflets noirs. Nez très aromatique et très fin. Touches de mûres, de framboises et de violette. Cet aspect floral s'amplifie à l'agitation du verre. Minutieux en entrée de bouche, particulièrement savoureux au milieu, avec sa grâce classique dans le toucher, le vin fond en irriguant le palais de fruits. Très lentement, il s'avance vers une longue finale parfumée et sèveuse. C'est superbe ! »
Vinous (N. Martin) : 96-98/100 « Les arômes sont actuellement dominés par le cabernet, avec un mélange de mûre et de fraise des bois, des notes de tabac et de chocolat noir en poudre, le tout avec une grande précision et, si l’on peut dire, une remarquable discrétion compte tenu de la chaleur de cet été. La bouche est moyennement corsée, avec des tanins très fins et légèrement granuleux. Avec des fruits plus sombres que d’habitude, une belle structure, une ligne épurée et une belle régularité, c’est un Figeac qui tend vers le côté le plus élégant de Saint-Émilion. Une légère touche d’amertume en finale contrebalance parfaitement l’opulence contenue. Je ne serais pas surpris s’il se retrouvait en tête de ma grille de notation. »
Vinous (A. Galloni) : 96-98/100 « Figeac 2025 est un vin puissant, à la structure profonde. Fruits à chair sombre, moka, encens, terre brûlée, tabac et herbes grillées s’élèvent en bouche dans un Figeac imposant, du plus haut niveau. Tous les éléments sont si bien équilibrés. Une saison marquée par une maturation très progressive a donné naissance à un Grand Vin particulièrement aromatique et parfumé. »
Brillant jusque dans les petits millésimes (1992 fut un chef-d'œuvre), Angélus est devenu en 20 ans une star mondiale en produisant des vins denses, charnus et supérieurement veloutés tout en demeurant distingués.
La grande classe !
J-M Quarin : 99/100 « Juteux en entrée de bouche, très, très aromatique au milieu, avec un développement lent et puissant, le vin fond sur le palais. Il va loin en finale, certes solide, mais très persistant »
Bettane+Desseauve : 98/100 « Assemblé à parts égales de cabernet franc et de merlot, cet Angélus relève de la haute couture. Grain de tannin brillant, fleurs poivrées, fruit pur et finale aérienne composent un grand vin émouvant. »
Vinous (A. Galloni) : 95-97+/100 « Angélus 2025 est un superbe grand vin contemporain. Aromatique, vif et d'une merveilleuse fraîcheur, le millésime 2025 séduit du début à la fin. Des notes d'orange sanguine, de menthe, de poivre blanc, de pétales de rose et de craie s'entremêlent à des arômes de fruits rouges éclatants. Ici aussi, ce grand vin impressionne par sa noblesse, sa pureté et sa grâce discrète. »
Vinous (N. Martin) : 95-97/100 « Angélus 2025 s’ouvre sur des arômes de mûre, de framboise, de cassis léger et une touche d’iode, bien définis, le chêne se fondant poliment en arrière-plan. La bouche est soyeuse et onctueuse, avec des tanins en filigrane, une acidité très bien dosée et des notes sapides sous-jacentes palpables qui s’expriment en fin de bouche. D’une belle tension, très concentré avec une finale très persistante, c’est un Angélus au grand potentiel qui devrait offrir 25 à 30 ans de plaisir. »
Ni tout à fait Saint-Émilion, ni vraiment Pomerol, l’inimitable Cheval Blanc occupe une place à part au sein de la rive droite, sur le célèbre terroir de graves du plateau de Figeac. Inimitable car ses vins subjuguent dans une alchimie parfaite entre fraîcheur, subtilité et hédonisme, le tout sur des trames tanniques à la fois raffinées et fondantes, entre soie et cachemire.
Écrin local. Depuis le millésime 2023, Cheval-Blanc a adopté une nouvelle caisse éco-conçue localement en Aquitaine, en valorisant les ressources du territoire : la caisse est réalisée en pin maritime provenant de la forêt des Landes, et chaque bouteille est protégée par un étui en laine tissée permettant de protéger le vin des chocs et des variations de température lors du transport.
J-M Quarin : 100/100 « Nez intense, fin, fruité et subtil. Ultra minutieux en entrée de bouche, avec un gras fin parcourant le palais et un déroulé lent, progressif, fondant où la trame s'étaye au fur et à mesure, livrant énormément de saveurs, le vin s'envole en finale complexe et noble de partout, magique et incrachable. Je suis impressionné par tant de puissance aromatique pour un si faible degré d'alcool : 12°7 soit le degré le plus bas depuis 2009. [...] Assurément hors norme ! »
La Revue du Vin de France : 98-99/100 « Peut-être la bouteille du millésime. 2025 permet de souligner la grande qualité des tanins que l’on retrouve à la propriété, grâce notamment à sa concentration en milieu de bouche et à la pureté de sa texture, mise en lumière par l’alcool modéré (12,7°). D’une présence presque charismatique, cette expression athlétique et raffinée du millésime offre une quintessence de Cheval Blanc, en faisant peut-être l’une de ses meilleures interprétations de la décennie. »
Bettane+Desseauve : 97-98/100 « La contrainte hydrique a réduit les volumes mais construit la matière. Cabernet franc et cabernet-sauvignon apportent concentration et éclat, le merlot le soyeux. Mûre, fleurs séchées, pivoine et iris prolongent une bouche d’une grâce constante. »
Vinous (A. Galloni) : 96-99/100 « Vin de mystère et de séduction, le 2025 est éblouissant. Le temps passé en verre fait ressortir la tension et l'énergie du vin. La sauge, la menthe, la lavande, le clou de girofle et des fruits frais aux notes bleutées s'épanouissent dans le verre. [...] Dans de nombreux millésimes, Cheval Blanc peut se montrer exubérant, mais le 2025 est plutôt fermé, un vin plus intellectuel qui nécessitera des années en bouteille pour révéler pleinement tout ce qu’il a à offrir. »
Vinous (N.Martin) : 95-97/100 « C’est un Cheval Blanc plus réservé et structuré que d’habitude, au style vertical, où le Cabernet Franc domine la finale. Ce n’est pas ce que j’appellerais un Cheval Blanc sensuel, mais il possède un caractère distinctif. Tout le monde ne va pas tomber sous le charme de ce Cheval Blanc, car il est sans compromis, et c’est ce qui me plaît. Il faut juste être patient. Il aura besoin de temps. »