
Les prix mentionnés en primeur s'entendent hors transport mais avec TVA .
Voyez l'onglet ci-dessous "Campagne Primeurs".
Le logo "bio" signale les vins en viticulture biologique, sous réserve de certification officielle après la mise en bouteille.
La campagne "Primeurs 2025" a lieu jusqu'au 31 juillet 2027, dans la limite des stocks disponibles.
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Nous regroupons dans la catégorie "Top du Top" le podium (c'est-à-dire la douzaine de crus les plus excitants et obtenant les meilleures notes du millésime) des dégustateurs à notre avis les plus fiables et dont nous vous faisons régulièrement part :
- Michel Bettane (bettanedesseauve.com)
- Jacques Dupont, Le Point
- La Revue du Vin de France
- Jean-Marc Quarin (quarin.com)
- Antonio Galloni et Neal Martin (vinous.com)
Vous y verrez en bonne place les domaines les plus prestigieux, donc les plus chers, mais aussi nombre de challengers qui créent la surprise (Château Gazin...).
En blanc, Domaine de Chevalier produit un modèle unique parmi ses pairs, fait de tension, de vivacité et d'énergie. Son côté minéral et sa capacité au vieillissement (30 ans et plus) le rapprochent des plus grands blancs bourguignons.
Le vin blanc de Smith Haut Lafitte s'est bâti une solide réputation depuis 20 ans, même s'il n'est pas grand cru classé (mais Haut-Brion blanc et Pape-Clément blanc ne le sont pas non plus). Heureux mariage du bois et du fruit, il dispense toujours une belle complexité aromatique, du tilleul aux agrumes, et une structure vive, riche et fine.
Administré par les Rothschild (de Mouton) depuis 1996, Coutet a rejoint le peloton de tête des plus grands Sauternes après Yquem. Comme Climens, c'est un vrai Barsac, pur et remarquablement subtil, mais avec une liqueur plus marquée. Depuis quelques années, Coutet est en très grande forme ! Fait rarissime, son exceptionnel millésime 2020 arrive en tête (devant Yquem) du classement des Sauternes par la Revue du Vin de France « un sommet de pureté, de précoce harmonie, de naturel ! ».
Vinous (A. Galloni) : 94-96/100 « The 2025 Coutet is redolent of burnt sugar, créme brillée, spice, passion fruit and candied ginger. Always quite rich texturally, Coutet blossoms beautifully on the palate with plenty of textural presence and body. It's a gorgeous wine by any measure. »
Doisy-Daëne est situé au sommet de Barsac, entre Climens et Coutet. Brillamment orchestré par Denis Dubourdieu (surnommé le "pape des blancs" bordelais) jusqu'en 2016, ses deux fils Fabrice et Jean-Jacques perpétuent désormais son travail.
Doisy-Daëne n'est jamais le vin le plus liquoreux de son secteur, mais il possède toujours une expression et un raffinement aromatique sans égal. Sa pureté et son élégance le font d'autant plus rechercher que ses prix restent sages.
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J-M Quarin : 95/100
Vinous (A. Galloni) : 92-94/100 « Doisy-Daëne 2025 est aromatique, vif et bien structuré. Des notes de pomme verte, de poire, de jasmin et de cailloux concassés se dessinent avec finesse dans ce Barsac aérien qui a tant à offrir. Le millésime 2025 peut être dégusté jeune pour sa fraîcheur, mais il possède clairement l'énergie et le pedigree nécessaires pour se bonifier avec le temps et devenir un liquoreux d'exception. »
Sur la commune de Preignac, Suduiraut offre un vin à l'image de sa position géographique : à mi-chemin entre Sauternes et Barsac. Les derniers millésimes sont éblouissants de puissance contenue et de distinction aromatique : la Revue du Vin de France a noté 99/100 le millésime 2016 « magistral », Vinous (Galloni) a noté 100/100 le millésime 2023 « Un modèle de Sauternes moderne, d'une finesse et d'une onctuosité absolues. Un vin intemporel qui figure parmi les plus belles réussites de l'année » et selon Bettane & Desseauve (Guide 2025), « Il n'y a guère qu'Yquem pour faire encore un tout petit peu mieux ».
Seul 1er cru classé de la commune de Sauternes avec Yquem, Guiraud offre des vins riches, volumineux, puissants et d'un classicisme formel. Certifié bio depuis le millésime 2011.
J-M Quarin : 97/100 « Couleur jaune pâle, brillante. Nez intense, fin, pur, subtil. Touche de framboise et de crème. Bouche remarquable, offrant une texture de grande classe, une dimension aromatique fraîche, subtile, un déroulé fondant, une finale longue et minutieuse. Ensemble très séduisant et magnifique. »
Vinous (A. Galloni) : 93-95/100 « Le Guiraud 2025 allie puissance et énergie comme peu de Sauternes savent le faire. Des notes d’orange confite, de fruit de la passion, de gingembre confit et de fleurs blanches exotiques viennent enrichir sa palette. Ses contours soyeux témoignent d’une finesse absolue. Impeccable. Le Guiraud est l’un des Sauternes les plus élégants que les amateurs puissent découvrir. »
Haut-Bailly est le plus délicat des vins de Graves avec une structure tannique particulièrement soyeuse.
Bien que Les Carmes soit contigu à Haut-Brion et que ses vignes aient fait autrefois partie de celles de Haut-Brion, les vins qui y sont produits sont radicalement différents de ceux de son prestigieux voisin. En raison d'un sous-sol particulier avec la présence d'argile, l'encépagement est à dominante cabernet franc (42%) et merlot (40%) et les vins, profonds et savoureux, ont une générosité immédiate plus typée rive droite que rive gauche. La nouvelle équipe mise en place suite au rachat en 2010 a aussitôt propulsé Les Carmes au sommet des Pessac-Léognan.
Pratiquement à l'abandon en 1993 quand M. et Mme Cathiard l'ont acheté, Smith Haut Lafitte brille aujourd'hui de mille feux parmi l'élite de la rive gauche bordelaise. Le chemin parcouru force l'admiration, tant les époux Cathiard n'ont pas ménagé leurs efforts : restauration du vignoble, construction d’un cuvier et d’un chai souterrain, introduction de matériel à la pointe de la technologie, conversion à l'agriculture biologique... Les derniers millésimes attestent d'une finesse structurale et d'une délicatesse aromatique accrues. Bravo !
Occupant le flan sud de la croupe de graves de Haut-Brion et capable de réussites exceptionnelles dans les "petits" millésimes, La Mission est un premier cru en puissance dans un registre plus charnu et plus opulent que Haut-Brion. À preuve son formidable 2017 noté 96/100 par M. Galloni (Vinous) « Sans effort, gracieux et merveilleusement nuancé, ce 2017 a tout simplement tout pour lui. Quel vin ! ». Quant au 2016, noté 99/100 par N. Martin (Vinous), les critiques le comparent à l'éblouissant 1989, rien de moins !
Cru bordelais magistral, Haut-Brion est le plus capé d'entre tous en ayant été deux fois classé 1er grand cru, en 1855 et à nouveau en 1959 (classement des Graves). Haut-Brion est à la fois le plus ancien des grands crus avec plus de 5 siècle (depuis 1509) derrière lui, et le plus novateur, introduisant les cuves inox dès 1960 ou les vendanges en vert dès 1980.
Sa situation particulière au sein de l'agglomération bordelaise en fait le premier cru le plus précoce de la rive gauche, un net avantage dans les millésimes de moindre maturité. Pour cette raison, la régularité de Haut-Brion est une référence pour l'ensemble du bordelais, avec ce bouquet intense de terre fraîche, de fumé et de résine de pin si caractéristique de l'appellation.
Par chance, la silhouette unique de sa bouteille a perturbé le marché asiatique et n'y a pas déclenché le même intérêt spéculatif que pour les autres 1ers grands crus classés. Haut-Brion est aujourd'hui sans conteste le plus qualitatif et le moins cher des premiers.
Sous la direction d’Henri Lurton, Brane-Cantenac a gagné ces dernières années en plénitude et en densité et devient un des crus leaders de l'appellation avec Palmer et Rauzan-Ségla, voire le plus authentiquement margalais d'entre eux. Qu'on ne s'y trompe pas, derrière une élégance et une délicatesse typiquement margalaises qui incitent à le déguster trop jeune, Brane-Cantenac a besoin de temps pour s'épanouir et se révéler.
Un terroir exceptionnel classé en 1855 en tête des seconds crus classés (avec Mouton-Rothschild). Le classicisme à l'état pur, un Margaux exemplaire et certainement le cru classé dont le style est le plus proche de celui du Château Margaux. Propriété Chanel (comme Canon).
Parmi les plus grands vins du Médoc, Palmer est assurément un cru à part, envoûtant en diable, d'une volupté et d'un raffinement sans pareils. Cette personnalité unique doit beaucoup à sa forte proportion de merlots (46%) et à ses pratiques culturales exigeantes (en bio depuis 2016, biodynamie depuis 2018). Palmer est capable de produire des vins légendaires (1961, 1989, 2009...), comme en 2023 noté 100/100 par Vinous (Martin) « D'une texture somptueuse et fascinante, Palmer tient toutes ses promesses en 2023. Comme toujours, il est l'un des vins les plus remarquables de Bordeaux ».
Aucun cru ne peut mieux exprimer l'association magique et si difficile à obtenir simultanément finesse et puissance. Un premier cru sans rival dans son style !
Avec l’aide de Michel Rolland, Léoville-Poyferré a gagné depuis 1993 en profondeur, volupté de texture et aptitude au vieillissement. Il se rapproche aujourd'hui de la qualité de ses prestigieux voisins dans lesquels il est enclavé : Léoville-Las Cases et Pichon-Lalande. La compétition entre les trois Léoville est intense mais Léoville-Poyferré l’emporte aujourd'hui par un abord plus facile, plus voluptueux, et un rapport qualité/prix/plaisir supérieur.
Même si leur évolution passe toujours par une période d’austérité, les vins de Léoville-Barton possèdent une classe et une élégance suprême, autant dues à l’âge avancé des vignes qu’à un travail méticuleux. Toujours encensé par les critiques, comme en 2015 « fin, sapide et très long, beaucoup de classe en bouche, avec un côté juteux et un superbe grain », noté 97/100 par la Revue du Vin de France.
Cru emblématique du Médoc par son architecture comme par la délicatesse de ses vins, internationalement recherché. Beychevelle est encore monté d'un cran en finesse et précision aromatique avec la mise en service en 2018 de son nouveau cuvier, et tutoie maintenant les seconds crus classés de la commune.
Depuis l’arrivée de Bruno Borie en 2003, Ducru-Beaucaillou vole de succès en succès. Personne n’a oublié que, jusqu’en 1980, Ducru était le plus grand des seconds crus classés du Médoc, place qu’il est en train de reconquérir. Bravo !
Destinés à une très longue garde en cave (minimum 10 ans même dans les petits millésimes), les vins de Léoville-Las Cases représentent dans chaque millésime une des plus parfaites et plus pures expressions du vignoble médocain. Comme l'a écrit Wine Advocate « Léoville-Las Cases ressemble de plus en plus à Lafite plutôt qu'à son proche voisin Latour ».
À chaque millésime, Léoville-Las Cases est un des candidats désignés au titre de "meilleur Bordeaux de l'année", comme à nouveau pour son 2020 noté 98+/100 par M. Galloni (Vinous) « Las Cases est un des vins du millésime 2020, cela ne fait aucun doute » et 99-100/100 par la Revue du Vin de France « un vin superlatif par sa profondeur, sa richesse, mais surtout sa définition ».
Racheté en 1986 par le groupe AXA, placé dans un premier temps sous la conduite de M. Cazes (Lynch-Bages), Pichon-Longueville Baron retrouve sa meilleure forme dans le style puissant et racé des grands Pauillac. Il faut dire qu’une petite moitié de ses vignes jouxte celles de Latour, sur un terroir de premier cru ! Pour la Revue du Vin de France : « Pichon-Baron est au sommet dans les derniers millésimes ».
M. Rouzaud (Champagne Roederer) l’a acquis en 2007 et a depuis renforcé l’équipe technique en s’adjoignant notamment les conseils de M.Boissenot. Pichon-Comtesse reste fidèle au style qui a fait son succès, toujours aussi dense, suave, charmeur, enjôleur et surtout attachant.
Le surclassement de Mouton-Rothschild en 1973 de second à premier grand cru classé était aussi légitime que mérité eu égard à la qualité de son terroir, un plateau de 90 ha de graves profondes au nord de Pauillac, avec Lafite-Rothschild comme voisin. Malgré cette promotion et même s'il caracole régulièrement en tête dans les dégustations, Mouton-Rothschild reste jusqu'à présent le moins cher des premiers crus classés du Médoc. Son style puissant et corsé ainsi que son aptitude au long vieillissement ont fait écrire à M. Bettane « peut-être le vin le plus formellement parfait du Médoc ? ».
Nommé maître de chai en 1994, M. Chevallier s'est attaché à étoffer les vins de Lafite-Rothschild sans rien perdre du bouquet si caractéristique de cassis, de graphite et de cèdre. Objectif rapidement atteint, plaçant Lafite en tête des 1ers crus classés (c'était déjà le cas en 1855), et vénéré comme tel par le marché chinois. Les incroyables qualités du terroir de Lafite en font un cru à part et donnent au cabernet sauvignon (présent chaque année à plus de 90%) ses plus belles expressions aromatiques.
Racheté en 2012 et rénové de fond en comble (vignoble, chai et château) par une filiale du Crédit Mutuel, Calon-Ségur a rapidement retrouvé le niveau d’excellence qui avait fait sa gloire au milieu du siècle dernier. Son style, mêlant race et exubérance, lui donne une place à part parmi les crus classés de Saint-Estèphe. C'est également le seul vignoble du Médoc à être à la fois d'un seul tenant et entièrement ceint d'un mur.
Après 43 millésimes, M. Charmolüe a vendu en 2006 à MM. Bouygues. Le changement de propriétaire s'est accompagné d’un chantier spectaculaire, destiné à faire entrer Montrose dans le 21ème siècle : recours à la géothermie, installation de panneaux photovoltaïques, recyclage du CO2 des fermentations alcooliques...
Changement de style également dans les vins, allant vers plus de complexité aromatique et de raffinement de texture. Montrose reste néanmoins un vin de grande race, reposant sur une puissante architecture tannique et réservé de fait aux amateurs les plus patients.
La très haute qualité des millésimes récents de Cos d'Estournel est impressionnante, le plaçant sans conteste au niveau des premiers grands crus classés du Médoc. Un seul qualificatif vient à l'esprit à l'évocation de Cos d'Estournel : monumental, pour ses vins comme pour son chai.
Toujours de haut niveau pour un prix raisonnable (à Pomerol), les vins de Gazin, moyennement corsés et marqués par la truffe, sont l'archétype de l'appellation et d’une régularité exemplaire millésime après millésime. « Un des meilleurs vins de Pomerol, avec d'heureuses surprises au bout de 10 ans » pour Bettane & Desseauve comme pour nous.
Délicatement parfumé (bouquet aromatique toujours très floral, violette et pivoine en tête) et d'une élégante suavité quel que soit le millésime, La Conseillante occupe une place à part au sein des plus grands Pomerol, peut-être le plus attachant d'entre eux. Sa finesse et sa texture supérieurement sensuelle et raffinée ne sont pas sans évoquer les grands crus de la Côte de Nuits (côté Vosne-Romanée). Toutefois, derrière l'apparente amabilité de La Conseillante se cache un vin de belle énergie et doté d'une excellente aptitude à la garde.
Propriété ô combien familiale puisque Vieux Château Certan est un (le dernier ?) des très rares grands crus bordelais où les propriétaires, Alexandre Thienpont et son fils Guillaume depuis 2011, sont toujours les seuls maîtres de chai à bord. Grâce à ses cabernets francs (30% en moyenne), Vieux-Certan offre une version ferme, distinguée et raffinée de Pomerol, plus près de Lafleur que de Petrus. Son millésime 2022 croule sous les éloges, comme par exemple dans Vinous dont les deux dégustateurs (Galloni et Martin) l'ont chacun noté 100/100.